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Ligne à grande vitesse Tanger-Casablanca : Les travaux sont bien partis




Ligne à grande vitesse Tanger-Casablanca : Les travaux sont bien partis
Les travaux de la réalisation du projet de Ligne à grande vitesse (LGV) Tanger-Casablanca ont bel et bien commencé. Il s'agit de la réalisation de la première tranche de ce gigantesque projet. «Après les phases d'études et de planification, de mobilisation des fonds nécessaires et des appels d'offres, les travaux de concrétisation ont commencé  conformément au planning prévu». C'est ce qui découle de la présentation faite, jeudi à Kénitra, par le directeur général de l'Office national des chemins de fer (ONCF) Mohamed Rabie Khlie, lors d'une visite des chantiers de travaux de LGV à l'intention des médias nationaux.
Le DG de l'ONCF a annoncé que l'état d'avancement global de ce projet, dont le coût global s'élève à 20 MMDH, s'élève à 50 %, compte tenu des phases d'études, de pilotage du projet, d'infrastructure, des équipements jusqu'à l'acquisition du matériel roulant.
Il s'est, par ailleurs, félicité du fait que les opérateurs nationaux participent fortement à la concrétisation de cette ligne qui va relier deux grands pôles économiques nationaux, à savoir Tanger et Casablanca. «Après la période des études et les appels d'offres ouverts à l'international, compte tenu de la préférence nationale, on a pu faire bénéficier des entreprises marocaines de 50% des marchés de génie civil. Il y a aussi des étrangers, notamment,  des Italiens et des Turcs mais presque 50% des entreprises de génie civil marocaines sont présentes » a-t-il ajouté.
D'autre part, concernant les emplois créés par ce projet, M. Khlie a souligné que ce dernier va générer plus de 30 millions de journées de travail pendant le stade de réalisation,  en plus d'environ 1500 postes de travail directs et 800 indirects, lors de la phase d'exploitation.
Interrogé par Libé sur l'effet d'entraînement de ce gigantesque investissement, il nous a assuré que la rentabilité socioéconomique, englobant d'une part les éléments qui entrent dans le calcul de la rentabilité financière  et d'autre part, les impacts qu'on peut quantifier, est un peu plus que 9%.
 Par ailleurs, il a souligné qu'« une partie importante de la valeur ajoutée  restera au Maroc, en plus de l'expertise que les opérateurs nationaux vont acquérir, en l'occurrence nos ingénieurs et les entreprises marocaines, ce qui va nous permettre, par la suite, de réaliser des chantiers de ce calibre et avec cette précision technique dans notre pays».  Et d'ajouter: «La majeure partie des grands bureaux d'étude marocains ont  participé aux études faites pour ce projet, et participent même à l'accompagnement des travaux, et au contrôle de la mise en application des études   en plus de l'accumulation des expériences ».  
A ce titre, il est à noter que  sur les 346 experts travaillant sur ces projets, on trouve plus de 200 Marocains. Ce projet va leur permettre la maîtrise d'œuvre du projet, l'acquisition de la technique industrielle de la LGV et aussi un transfert local de compétences pour le déploiement de la suite du schéma directeur national de LGV de 1.500 km ».
Des propos appuyés par le directeur du projet LGV, Khalid Khairat, qui a assuré qu'avec la présence des opérateurs étrangers, on pourrait alimenter l'expertise et la matière grise. «Le transfert du savoir est une réalité et non plus juste des mots», a-t-il déclaré.
Concernant le financement de ce projet ambitieux, M.Khlie a rappelé que cet investissement a nécessité une enveloppe budgétaire globale de 20 milliards de dirhams, avec une participation de l'Agence française de développement  à hauteur de 50%, des pays du Golfe, à savoir des fonds d'investissement saoudiens, qataris,  koweitiens et le Fonds arabe de développement avec 25 %, alors que les 25 % restants sont financés par le Fonds Hassan II et le budget de l'Etat consacré à l'investissement.
A signaler que ce projet qui prend origine à Tanger jusqu'à Kénitra, s’étend sur une longueur de 200 km et comprend 7 viaducs,  dont celui concerné par cette visite, à savoir le viaduc de Sebou qui nécessite un investissement de 129 MDH. Ce dernier, qui est d'une longueur de 200m et d’une largeur du «tablier» de 12,75m, est assez exceptionnel  de par la technique retenue pour sa réalisation et les grands moyens employés, nous a expliqué Choukri Moustapha, responsable des infrastructures et du génie civil de l'ONCF.

MOHAMMED TALEB
Samedi 8 Décembre 2012

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