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Les trois leaders de la Koutla présentent une plateforme de programme commun : Un nouveau pacte pour l’avenir est scellé




 Les trois leaders de la Koutla présentent une plateforme de programme commun : Un nouveau pacte pour l’avenir est scellé
A la conférence de presse de la Koutla, consacrée à la présentation de la plateforme de programme commun des trois partis du Bloc démocratique, Abbas El Fassi est monté au filet et montré les crocs pour en appeler à la constitution d’une majorité « cohérente et rationnelle» à l’issue du scrutin du 25 novembre. « Une majorité ne peut pas être composée à la fois de partis indépendants dans leurs prises de décision et de ceux qui ne le sont pas. Notre bilan aurait été bien meilleur si notre majorité avait été rationnelle et cohérente», a déclaré le chef de gouvernement plus que jamais offensif, fustigeant  « une campagne contre les partis et en particulier contre ceux de la Koutla » et dénonçant « une frénésie dans le champ politique donnant à voir des socialistes faire alliance avec des capitalistes ». Abbas El Fassi a mal à sa majorité et le dit désormais haut et fort. Ce mercredi 2 novembre, la Koutla renaissait de ses cendres et avait même du punch…La Koutla démocratique a 20 ans et a su résister aux outrages du temps politique.
Un appel pour la participation aux législatives du 25 novembre
Le Bloc démocratique a su aussi dépasser les divergences entre les uns et les autres. Flash-back : en 1992, la Koutla est née au nom de la réforme démocratique. Une candidature commune plus tard, les trois partis font de nouveau front commun et parviennent à obtenir la révision de la Constitution. «L’alternance est le fruit de ce dialogue entre la Koutla et Hassan II. Et c’est cette même Koutla qui constitue depuis 1998 le noyau des trois gouvernements qui se sont succédé», rappelle le leader istiqlalien et chef de gouvernement. « A chaque fois, la Koutla a rempli ses objectifs et l’alliance a porté ses fruits », renchérit Radi. C’est la même conviction que porte Nabil Benabdallah, le Secrétaire général du PPS.  La Koutla, affirme-t-il, est un axe essentiel dans la vie politique marocaine, dans la construction d’un Etat démocratique, dans la défense d’un projet de société clair. « Depuis 20 ans, nous nous battons pour une même vision claire de la démocratie, l’Etat de droit et la liberté. Maintenant nous disons que l’heure est venue pour un contrat politique nouveau dans un champ politique cohérent, dans une compétition saine et donnant à voir des institutions jouant véritablement leur rôle ».
C’est au bout de trois réunions communes et de longues heures de travail que l’USFP, l’Istiqlal et le PPS ont pu élaborer ce pacte nouveau pour l’avenir de la Koutla, dont lecture a été faite par Habib El Malki, membre du Bureau politique de l’Union socialiste des forces populaires. Si la traduction concrète sur le terrain des dispositions de la Constitution –une revendication des partis de la Koutla, a rappelé N. Benabdallah- est le fil rouge de ce contrat politique, économique, social et culturel, la mise en branle d’une nouvelle génération de réformes pour que le Maroc soit, entre autres, celui de la dignité, de la bonne gouvernance, du développement durable est au cœur des engagements du Bloc démocratique.
Une application saine de la Constitution commence avec l’organisation d’élections honnêtes et transparentes, affirment à l’unisson les leaders de la Koutla. « Si les législatives du 25 novembre ne sont pas intègres, tout s’écroule. Nous en appelons au Roi qui, dans ses différents discours prononcés depuis le 9 mars dernier, a affirmé qu’il était le garant de l’honnêteté des prochaines élections. La neutralité positive des agents d’autorité ainsi que la non utilisation de l’argent sont primordiales », soutient A. El Fassi.
Transparence du scrutin mais aussi participation électorale massive. La Koutla a lancé ce mercredi un appel à la participation des électeurs aux législatives du 25 novembre. « Les Marocains doivent prendre en main leur avenir et celui de leur pays en suivant le chemin des urnes. C’est bien le taux de participation qui contribuera fortement à la crédibilité et la légitimité des institutions représentatives. C’est ainsi que se fonde la démocratie »,  conclut le chef de file des Ittihadis, A. Radi.

Narjis Rerhaye
Jeudi 3 Novembre 2011

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