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Les touristes quittent la Tunisie par milliers





L’EI a revendiqué la barbarie perpétrée par un étudiant de Kairouan



Les touristes quittent  la Tunisie par milliers
Des milliers de touristes étrangers quittaient la Tunisie samedi au lendemain d'un carnage dans un hôtel revendiqué par le groupe extrémiste Etat islamique, qui a coûté la vie à 38 personnes dont au moins 15 Britanniques.
Parmi les victimes figurent aussi une Belge, un Allemand, une Irlandaise et une Portugaise, d'après le ministère tunisien de la Santé.
Toutes se trouvaient sur la plage ou au bord des piscines de l'hôtel Riu Imperial Marhaba à Port El Kantaoui, près de Sousse (140 km au sud de Tunis), lorsqu'un étudiant tunisien a ouvert le feu et perpétré le pire attentat de l'histoire récente de la Tunisie.
Près de 20.000 Britanniques se trouvaient en voyage organisé en Tunisie au moment du drame, en plus des personnes voyageant à titre individuel, selon l'Association des agences de voyages britanniques ABTA. Samedi soir, les voyagistes Thomson, First Choice, et Jet2 et le belge Jetair - qui a annoncé l'annulation de tous ses vols vers la Tunisie jusqu'au 31 juillet inclus rapatriaient leurs clients. 
L'attaque a porté un nouveau coup au secteur vital du tourisme, trois mois après celle contre le musée du Bardo à Tunis (22 morts dont 21 touristes), aussi revendiquée par l'EI. Déjà moins nombreux sur les côtes tunisiennes depuis la révolution de 2011, les touristes ont commencé à partir dès la nuit de vendredi à samedi. La Belgique, a déconseillé à ses ressortissants de se rendre en Tunisie.
Selon un dernier bilan provisoire du ministère de la Santé, l'attaque a fait, outre les 38 morts, 39 blessés dont 25 Britanniques, sept Tunisiens et trois Belges.
Le ministère a indiqué que l'identité de 17 victimes avait été établie mais sans fournir de décompte par nationalité, se contentant d'affirmer qu'il s'agissait de personnes "de nationalités britannique, allemande, irlandaise, belge et portugaise".
Se faisant passer pour un vacancier selon les autorités, un étudiant qui avait caché son arme dans un parasol a ouvert le feu sur les clients sur la plage puis au bord des piscines de l'hôtel. Il a été ensuite abattu. 
L'attentat a eu lieu le même jour qu'un autre revendiqué par l'EI contre une mosquée chiite au Koweït (26 morts) et qu'une attaque avec décapitation d'un homme en France, à trois jours du 1er anniversaire du "califat" proclamé par l'EI sur des territoires en Syrie et en Irak.
Dans sa revendication, l'EI a affirmé qu'un "soldat du califat" avait tué "des sujets des Etats de l'alliance croisée", en référence à la coalition internationale anti-jihadistes qui bombarde ses fiefs en Syrie et en Irak.
Le Premier ministre tunisien Habib Essid, dont le pays voit monter la menace jihadiste depuis 2011, a annoncé des mesures pour renforcer la sécurité, dont la fermeture d'environ 80 mosquées accusées d'"inciter au terrorisme" et le recours à l'armée de réserve.
L'auteur présumé de l'attentat a été identifié comme Seifeddine Rezgui, un Tunisien né en 1992 et étudiant à Kairouan (centre). Inconnu des services de police, il a agi seul "a priori", selon le secrétaire d'Etat aux affaires sécuritaires Rafik Chelly.
Il visait seulement les touristes, a raconté un témoin tunisien. "Le terroriste nous a dit: 'Eloignez-vous, je ne suis pas venu pour vous'. Il ne nous a pas tirés dessus, il a commencé à tirer sur les touristes".

​"D’autres attaques sont possibles", avertit Londres



"D'autres attaques terroristes en Tunisie sont possibles", a averti dimanche le gouvernement britannique, via le Foreign Office qui a actualisé ses conseils aux voyageurs à destination de la Tunisie et appelé à la vigilance, après l'attentat sanglant vendredi contre un hôtel près de Sousse qui a coûté la vie à 38 personnes, dont au moins 15 Britanniques.
Les noms de plusieurs victimes sont apparus dans les médias et des proches leur ont rendu hommage sur les réseaux sociaux.
Trois membres d'une même famille, un étudiant de 19 ans, son oncle et son grand-père, figurent parmi les victimes britanniques.
Il s'agit d'ores et déjà de l'attaque terroriste la plus meurtrière contre des citoyens britanniques depuis les attentats suicide du 7 juillet 2005 à Londres, dont le pays s'apprête à commémorer le dixième anniversaire.
Il y a dix ans, quatre explosions séparées dans les transports publics londoniens avaient tué 56 personnes et fait plus de 700 blessés.
La Tunisie est une destination très populaire parmi les Britanniques qui étaient 424.707 à s'y rendre en 2014, d'après les chiffres du Foreign Office.

Lundi 29 Juin 2015

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