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Les singes connaissent la crise de la quarantaine




Les singes connaissent la crise de la quarantaine
Ils ne s’achètent pas de Ferrari et ne quittent pas leur femme pour une plus jeune, mais les singes connaissent bel et bien une crise de la quarantaine. Une étude, publiée dans la revue scientifique Proceedings of the National academy of sciences, montre que le bien-être des singes chute au milieu de leur vie. L’étude, qui a porté sur 508 chimpanzés et orangs-outangs, démontre que comme chez les hommes, le bonheur des singes suit une courbe en U tout au long de leur vie: très heureux durant la jeunesse, ils connaissent un gros coup de mou avant de retrouver la sérénité de la vieillesse. «Nous vérifions si cette courbe en U permet d’établir une relation entre l’âge et le bien-être chez des primates, comme c’est le cas chez les humains», explique le psychologue Alexander Weiss, de l’université d’Edimbourg, à la BBC. Mais comment savoir ce qui fait le bonheur d’un singe et comment l’évaluer? Les soigneurs des zoos, qui connaissent bien leurs animaux, ont répondu à un questionnaire fondé sur des critères humains, légèrement modifiés pour s’adapter aux singes. Par exemple, ils devaient évaluer si les singes étaient de bonne humeur, s’ils prenaient du plaisir à interagir avec les autres, et s’ils atteignaient leurs objectifs. Les soigneurs devaient même juger s’ils seraient heureux d’être l’animal en question. Evidemment, l’étude comporte un biais humain. Mais les chercheurs ont quand même observé des comportements éloquents: «Bien sûr que vous ne verrez pas un chimpanzé vouloir soudainement une voiture de sport rouge, ironise Alexander Weiss. Mais il peut avoir d’autres désirs, comme celui de s’accoupler avec plus de femelles ou avoir accès à plus de ressources.»
 Le principal enseignement de l’étude ne concerne toutefois pas les singes, mais les humains. Alors que les psychologues pensaient que la crise de la quarantaine était uniquement liée à des facteurs sociaux, comme les revenus ou le mariage, l’étude sur les singes tendrait à démontrer que des facteurs biologiques et physiologiques entreraient aussi en compte. «Cela nous montre que la crise de la quarantaine n’est pas liée uniquement au fait de prendre une assurance-vie, de divorcer ou simplement à la vie moderne», explique Andrew Oswald de l’université de Warwick. «Nous devons maintenant creuser notre passé, notre évolution et celle des ancêtres que nous avons en commun avec les singes», estime Alexander Weiss.

20minutes.fr
Jeudi 22 Novembre 2012

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