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Les réseaux sociaux au secours d’un vieux couple à Marrakech

Elan spontané de générosité




Les réseaux sociaux au secours d’un vieux couple à Marrakech
Les réseaux sociaux exploités à bon escient. Ces derniers temps, pétitions et appels circulent sur Internet. Qui pour recueillir des signatures, qui pour porter de l’aide à des personnes en situation précaire. Les besoins diffèrent mais l’objectif est le même : toucher le plus grand nombre  de personnes et par la même susciter l’intérêt des autorités et les sensibiliser davantage aux maux qui rongent la société. Peut-être alors que les mesures qui s’imposent seront prises. Certes, il faut convenir que ce ne sont pas des cas exclusifs mais ils représentent un échantillon de la misère que d’aucuns vivent au quotidien.  Le dernier cri est celui lancé de Marrakech  par une jeune journaliste. Elle n’a pas hésité à faire part de la terrible découverte qu’elle a faite. Celle d’un couple vivant dans des conditions insoutenables. Le mari, âgé de 92 ans, usé par la vieillesse, est atteint de cécité et s’en remet à sa femme pour tous les gestes de la vie quotidienne. Quant à la femme, pas mieux  lotie, elle est âgée de 80 ans et souffre de surdité. Une belle paire en somme ! Mi Fattouma et Ba Mahjoub,  livrés à eux-mêmes, vivent dans  un trou d’1m50 sur 1m50, comme le rapportent les personnes qui leur ont rendu visite.
Pour leur venir en aide, rien de mieux que de lancer un réseau de solidarité sur Internet. C’est ainsi qu’un groupe est né sur Facebook.  Des promesses de dons ont fusé de partout. Qui propose de les loger, qui cherche à leur faire parvenir des dons en nature, qui souhaiterait  les prendre en charge sur le plan médical. Chacun y est allé selon ses moyens.
D’aucuns n’ont pas hésité à pousser un coup de gueule contre la mauvaise gestion des autorités dont les victimes, comme nos deux vieillards,  ne se comptent pas à travers le pays. Certes ils se disent fiers d’appartenir à un tel groupe et louent sa détermination et sa mobilisation à accomplir cette action humanitaire. En même temps, ils expriment tout leur dégoût et leur peine face à l’inertie des autorités qui ne devraient en aucun cas prétendre ne pas être au courant de ladite situation.
Au cœur de cette tourmente indicible, persiste un attachement qui lie profondément ces deux êtres. Quand on leur propose de les placer dans une maison de retraite, ils rejettent catégoriquement cette alternative. Il n’en est pas question car ils vont être séparés l’un de l’autre. En effet, au Maroc les pavillons dédiés aux femmes sont séparés de ceux des hommes.
Pourtant, toutes les bonnes volontés ne suffisent pas. Le cas de ce couple comme beaucoup d’autres révèle le déficit ou plutôt le malaise social qui ronge notre société et qui met  l’Etat devant ses responsabilités, car malgré les  moyens importants dont il dispose, il demeure incapable de le combler.

Nezha Mounir
Lundi 4 Novembre 2013

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