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Les rencontres régionales de l’export sillonnent les provinces du Sud

Après le départ donné à Laâyoune, Dakhla a abrité la 2ème étape




Les rencontres régionales de l’export sillonnent les provinces du Sud
La ville de Dakhla a abrité, lundi, la 2ème étape des rencontres régionales de l’exportation. Présidée par le ministre délégué auprès du ministre de l'Industrie, du Commerce, de l'Investissement et de l'Economie numérique, chargé du Commerce extérieur, Mohamed Abbou, en présence du wali de la région d’Oued Eddahab-Lagouira, Lamine Benomar, du président de l’Association marocaine des exportateurs (ASMEX), Hassan Sentissi, ainsi que des élus et des acteurs économiques de la région, cette rencontre succède à celle de Laâyoune. A cette occasion, M. Abbou a indiqué que l’objectif de ces rencontres est d’écouter les différents acteurs pour améliorer les capacités d’exportation, la stratégie et le moyen de commercialisation et le développement de l’organisation administrative. S’adressant aux représentants de la presse, le ministre a indiqué que l’objectif des rencontres régionales, dont la 1ère a eu lieu à Laâyoune et qui devront se tenir dans les 16 régions du pays, est de connaître les capacités de production et d’exportation, au niveau de chaque région. Il s’agit, également, selon lui, d’une occasion pour faire connaître  les chantiers d’encouragement et  la sensibilisation sur ces chantiers que supervisent son ministère et les établissements qui lui sont affiliés. Ces chantiers, souligne le ministre, consistent en un ensemble de programmes.
 

Hassan Sentissi: Dakhla, une plateforme d’exportation vers l’Afrique

En marge des rencontres  
régionales de l’export, nous avons pris langue avec Hassan Sentissi,
 président de l’ASMEX, qui a bien voulu se prêter au jeu des questions-
réponses. Entretien.
 
Libé : L’un des intervenants a suggéré de faire de M’Hairiz une zone franche pour l’exportation. Est-il opportun d’en faire pour ce secteur une plateforme, étant donné sa proximité avec l’Afrique subsaharienne ?
 
Hassan Sentissi : Je respecte l’opinion de cette personne. Elle n’a pas tort. Pourquoi pas, à la limite. Il faudra, quelque part, considérer la ville de Dakhla comme étant une plateforme vers l’Afrique. C’est une bonne chose. Mais encore faut-il qu’il y ait un consensus entre, comme on dit, le public et le privé, si  elle s’avère nécessaire. Par conséquent, une étude est indispensable pour s’assurer de la nécessité de cette plateforme.
 
En faisant cette suggestion, l’intervenant qui  tient compte du fait que les exportations des fruits et légumes vers l’Europe ont connu des difficultés, cette année, considère que vu l’importance des exportations de ces produits vers l’Afrique subsaharienne, la mise en place d’une plateforme dans cette région serait opérante pour combler le déficit des exportations vers l’Europe.
 
Il faut être opérationnel. Une étude est indispensable, dans ce cas. La ville de Dakhla et je le regrette, ne produit pas assez  de fruits et légumes pour faire des exportations vers l’Afrique, encore moins vers l’Europe. Par conséquent, il faudra exporter à partir de Dakhla ce qui est produit dans cette région. Il ne faut pas essayer d’exporter des produits qu’on fera venir du Nord. C’est une question de compétitivité. Par ailleurs, nous avons 66% de nos exportations qui sont orientées vers l’Europe. Ce qui constitue un acquis que nous n’allons pas négliger pour exporter vers l’Afrique. Chacun des deux continents a des besoins et des importations spécifiques.
 
La détaxe est un sujet d’actualité dans les provinces du Sud. Ne pensez-vous pas que l’application des taxes doit être ajournée pour permettre aux entreprises locales de combler leur retard par rapport à celles des autres régions du pays ?
 
Je suis résident à Dakhla. Je suis patriote et tous les patriotes ne se sentent bien qu’en s’acquittant de leurs devoirs. Mais je voudrais dire aux entrepreneurs locaux de ne pas s’en faire. Les taxes ne seront pas appliquées avant quelque temps.
 
Au moment où le Conseil de sécurité examinait le rapport du S.G. de l’O.N.U, Sa Majesté le Roi et les membres de la famille Royale étaient en vacances à Dakhla. Qu’est-ce-que cela sous-entend, selon vous ?
 
Cela sous-entend la réalité. Cette réalité est que Sa Majesté le Roi est chez lui partout au Maroc, que ce soit à Dakhla, Nador ou Ouarzazate. 
 
Sa Majesté le Roi a adressé un message de félicitations au président Bouteflika à l’occasion de sa réélection qui a coïncidé avec le séjour du Souverain dans cette ville. Quelle lecture faites-vous de ce message ?
 
C’est de la haute politique. Mais tous les actes du Roi sont étudiés et calculés. Le message adressé au président Bouteflika est explicite. Nous sommes chez nous et tout l’arsenal militaire algérien n’est rien comparé à la conviction des Marocains de leur juste droit.  
 

Propos recueillis par Ahmadou El-Katab
Jeudi 24 Avril 2014

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