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Les océans, un gage pour l’avenir de la planète


La première Conférence des Nations Unies sur l’océan, qui rassemble des chefs d’État, de hauts dignitaires et des acteurs du monde entier



Source d'alimentation importante et mémoire du climat, les océans constituent un gage pour l’avenir de la planète et restent au cœur de la problématique climatique tant leur résilience est fondamentale pour la lutte contre le réchauffement climatique. 
C’est dans cette optique que la journée mondiale des océans de cette année, qui coïncide avec la toute première Conférence des Nations Unies sur l’océan sera célébrée le 8 juin, sous le thème "Nos océans, notre avenir" pour mettre l'accent sur la réduction des déchets plastiques qui peuvent nuire à de nombreuses espèces différentes que nos océans abritent.
"Cette journée est l’occasion pour nous tous de prendre la mesure des défis mondiaux auxquels nous sommes confrontés en matière de développement durable et d’unir nos forces en faveur de l’océan dont nous avons besoin pour l’avenir que nous voulons", a relevé la directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova dans son message à l’occasion de la célébration de cette journée.
Selon elle, un océan sain nécessite de solides connaissances mondiales des services océaniques. Ainsi, Mme Bokova invite tous les gouvernements et partenaires des Fidji à la Suède, de la Namibie à l’Arctique, à échanger leurs connaissances afin d’élaborer des politiques communes fondées sur la science.
"Réaliser l’Objectif de développement durable 14 : Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable exige de nouvelles solutions scientifiques et leur transformation en stratégies et décisions éclairées", relève la responsable onusienne. 
C’est pourquoi l’UNESCO et ses partenaires recommandent que 2021-2030 soit la Décennie internationale de l’océanologie au service du développement durable, afin d’offrir aux gouvernements, à la communauté scientifique, à la société civile et à tous les autres acteurs un cadre pour coordonner et consolider les observations et les recherches nécessaires pour atteindre l’ODD 14.
Ainsi, la première Conférence des Nations Unies sur l’océan, qui rassemble des chefs d’État, de hauts dignitaires et des acteurs du monde entier, vise à nouer des partenariats et à renforcer les engagements nécessaires à la mise en œuvre de l’ODD 14 du Programme de développement durable à l'horizon 2030, tendant à conserver et exploiter de manière durable un océan qui donne à l’humanité les clés de sa survie, de l’oxygène à un climat qui fonctionne bien, en passant par les éléments essentiels de notre patrimoine naturel et humain.
Intervenant devant la conférence de l’Onu sur les Océans, qui se poursuit jusqu’au 9 juin au siège de l’Onu, avec la participation de plus de 120 pays, le ministre de l'Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, Aziz Akhannouch a relevé que le Maroc a fait montre de son engagement en matière de protection des océans, relevant à titre exemple le volet de la durabilité sur lequel le Royaume a promulgué une loi interdisant les sacs plastiques, "qui sont une source de nuisance également dans les océans". 
"Le Maroc peut être fier du chemin parcouru et également de ses engagements qui ont commencé déjà à travers la Constitution de 2011 qui intègre le concept de la durabilité comme élément intégrant de la Loi fondamentale", a indiqué M.Akhannouch. 
Et de rappeler que la COP22 a été l’occasion pour le Maroc d’exprimer son dynamisme et son engagement pour l’action en faveur du développement durable des océans à travers la présentation de l’initiative "ceinture bleue".
Cette initiative, a-t-il expliqué, vise à appuyer l’émergence des systèmes intégrés d’observation côtière et favoriser leur intégration au niveau mondial, encourager les actions pour la pêche durable sur l'ensemble de la chaine de valeur, afin de lutter contre l’augmentation de la température des océans et favoriser le développement d’une aquaculture durable et en particulier de l’algoculture.
L’initiative ceinture bleue, a-t-il fait observer, s’inscrit dans le cadre de l’agenda de l’action de la Convention des Nations Unis pour le Changement Climatiques. 
Cette initiative s’articule autour de trois axes fondamentaux, à commencer par l’émergence des systèmes d’observation côtière en favorisant leur intégration au niveau mondial. Par la suite, cette initiative voudrait encourager des actions en faveur de la pêche durable sur l’ensemble de la chaîne de valeur jusqu’au consommateur. Et pour finir, la «Ceinture Bleue» souhaite voir le développement d’une aquaculture durable, en particulier de l’algoculture.
Recouvrant 71% de la planète, l’océan absorbe environ 25% du CO2 ajouté à l’atmosphère à cause d’activités humaines chaque année, réduisant fortement l’impact de ce gaz à effet de serre sur le climat.

Par Malika Mojahid (MAP)
Jeudi 8 Juin 2017

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