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Les mineures, victimes expiatoires du gouvernement Benkirane

33.489 mariages de mineures célébrés en 2014 et légalisation du travail des petites bonnes




Le taux du mariage des mineures au Maroc a enregistré une baisse au cours des dernières années, a indiqué, mardi, le ministre de la Justice et des Libertés.
Répondant à une question orale sur le phénomène du mariage des mineures posée à la Chambre des conseillers, le ministre a souligné que le nombre de cas de mariage des mineures a diminué en passant de 39.031 cas en 2011 à 33.489 mariages en 2014.
Les mineures touchées par ce phénomène « social, inacceptable et très complexe « appartiennent à des familles vivant dans une situation précaire et souffrant de problèmes économiques et sociaux, a fait noter le ministre.
Il a précisé que l'amélioration du niveau de vie économique et social des familles et la sensibilisation des citoyens sont parmi les moyens à même de résoudre cette problématique, qui, souligne-t-il, ne peut être réglée uniquement par la loi et la justice.
A rappeler, par ailleurs, que l'adoption par la commission des secteurs sociaux de la Chambre des représentants d'une loi fixant les conditions du travail domestique impliquant des enfants de 16 ans a suscité une vague d'indignation dans les milieux de défense des droits de l'Homme.
Le mouvement «Vigilance citoyenne» a estimé à ce propos que cette loi adoptée en violation flagrante de la Constitution était contraire à tous les textes et chartes internationaux relatifs à la protection de l'enfance et contredisait les engagements internationaux du Maroc en la matière.
L'adoption de cette loi, considère encore le mouvement dans un communiqué est une transgression des principes des droits de l'enfant et des règles de protection sociale en ce sens que ce texte prive cette catégorie de ses droits élémentaires à l'enseignement et à l'éducation.
Cette loi va relancer le marché de la médiation à l'emploi des mineures et légalise une activité illicite, a encore argué le mouvement.
Le président de Forum de l'enfance a, quant à lui, fustigé «un crime et une violation des droits de l'enfant». «Cette loi codifie la traite d'humains», a-t-il soutenu.
«La place de l'enfant est à l'école ou dans les maisons de jeunes non pas comme domestique chez les particuliers», s'est révolté pour sa part le président de l'Association Erissala d'éducation et de campement.
Il a indiqué que le gouvernement n'a pas consulté les associations activant dans le domaine de l'enfance avant d'élaborer ce programme.
Quant à la Coordonnatrice nationale du mouvement pour la démocratie paritaire, elle a mis en garde contre la dégradation de la situation de l'enfance et l'exacerbation des atteintes des droits de l'Homme.
A ce  propos, la présidente de la Fédération de la ligue des droits des femmes a émis ses craintes de voir les tragédies sociales (harcèlement sexuel et mères célibataires) s'exacerber du fait de cette loi appelant le gouvernement à assumer ses responsabilités et à trouver des solutions aux problèmes de la pauvreté notamment en renonçant à cette loi.

Jeudi 19 Mai 2016

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