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Les lignes rouges du nucléaire iranien

Les déclarations pessimistes de responsables iraniens se poursuivent




Les lignes  rouges du  nucléaire iranien
Les "lignes rouges" de l'Iran doivent être préservées dans les négociations nucléaires avec les grandes puissances, a déclaré mercredi le général Mohammad Ali Jafari, chef des Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du pays.
 "Il faut que les lignes rouges du régime soient préservées dans les négociations et que les responsables n'agissent pas en sorte que la fierté nationale soit atteinte", a affirmé le général Jafari dans un discours devant des responsables du Bassidj (volontaires islamistes). 
 Téhéran a posé le 10 février ses "lignes rouges", avant le nouveau round de négociations ayant repris mardi à Vienne. Ces "lignes rouges" sont la poursuite de l'enrichissement d'uranium, le maintien de tous les sites nucléaires, le réacteur à eau lourde d'Arak et le refus de discuter du programme balistique de l'Iran.
 "On ne peut pas être optimiste à propos des Etats-Unis et il semble que les négociations vont rencontrer des problèmes", a ajouté M. Jafari, sans donner plus de précision, selon l'agence Mehr.
 Le commandant des Gardiens a néanmoins dit attendre "de voir le résultat des négociations".
L'Iran et les pays du groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) ont repris mardi à Vienne leurs négociations en vue de sceller un accord définitif et global sur le nucléaire iranien. 
Les deux parties ont affirmé que les négociations - qualifiées de part et d'autre de "difficiles", "longues et compliquées" tant les sujets de désaccords sont nombreux - vont durer au moins six mois.
Pour le général Jafari, l'objectif des discussions est la levée totale des sanctions. En cas d'échec, les responsables devront "abandonner leurs espoirs et se concentrer sur le renforcement des capacités intérieures" face aux sanctions.
Il a également pris pour cible "l'ancienne génération" de dirigeants iraniens, incapable selon lui de poursuivre les objectifs de la révolution islamique. "Ils sont soit trop vieux, soit ont pris leurs distances (avec la Révolution), soit ont été formés par les sciences occidentales", a-t-il affirmé.
 Il semble viser sans les nommer les membres du gouvernement du président Hassan Rohani et son mentor l'ex-président Akbar Hachemi Rafsandjani anisi que l'ex-président réformateur Mohammad Khatami, qui soutiennent l'actuel gouvernement.
 Le numéro un iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, qui a la haute main sur le programme nucléaire, a déclaré lundi que les négociations allaient se poursuivre mais ne "mèneront nulle part".  

AFP
Jeudi 20 Février 2014

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