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Les jihadistes de l’E.I gagnent du terrain en Irak

Le barrage de Mossoul, trois villes et un gisement pétrolier concédés par les peshmerga kurdes




Les jihadistes de l’E.I gagnent du terrain en Irak
Les jihadistes de l'Etat islamique (ex-EIIL) ont pris le contrôle dimanche du principal barrage d'Irak, d'un gisement pétrolier et de trois villes supplémentaires dans le nord de l'Irak, infligeant aux combattants kurdes leur première défaite majeure depuis leur arrivée dans la région au mois de juin. La prise du barrage de Mossoul, après une offensive d'à peine 24 heures, est susceptible de donner aux jihadistes sunnites de l'Etat islamique (EI) la capacité d'alimenter en eau les grandes villes d'Irak, ou de contrôler l'eau qui alimente les exploitations agricoles, ce qui leur donne un avantage de taille dans leur projet de renversement du gouvernement chiite de Nouri Al Maliki. 
Cependant, un responsable kurde a déclaré dimanche que le barrage de Mossoul, le principal barrage d'Irak, était toujours sous le contrôle des forces kurdes, bien que sa prise par les jihadistes de l'Etat islamique (ex-EIIL) ait été annoncée dans la journée par la télévision irakienne. "Les bandes terroristes de l'Etat islamique ont pris le contrôle du barrage de Mossoul après le retrait des forces kurdes sans combat", a commenté la télévision irakienne. 
Il s'agit d'un sérieux revers pour les peshmerga (combattants) kurdes, qui représentaient une des rares forces encore capables de combattre en Irak et qui avait jusqu'ici réussi à résister aux jihadistes sunnites de l'EI, qui veulent modifier les frontières de la région. L'EI, qui considère les chiites, majoritaires en Irak, comme des apostats qui méritent la mort, s'est également emparé des localités de Wana, Zoumar et Sinjar, et du gisement pétrolier d'Aïn Zalah, qui vient s'ajouter aux quatre autres déjà entre leurs mains. 
Des témoins rapportent que des combattants de l'Etat islamique tentent également de prendre le contrôle de la ville de Rabia, proche de la frontière syrienne, où ils sont engagés dans des combats contre des Kurdes syriens ayant traversé la frontière après le retrait de Kurdes irakiens. Les jihadistes n'ont rencontré de résistance importante qu'au début de leur dernière offensive, quand ils ont pris Zoumar. Les islamistes ont ensuite hissé leurs drapeaux noirs sur la ville, une habitude qui en général précède des exécutions massives d'opposants capturés et la promulgation de règles idéologiques que même Al-Qaïda trouve excessives. 
En remettant en question l'efficacité des combattants kurdes, les événements de dimanche posent à nouveau la nécessité de la formation d'un gouvernement irakien crédible, capable de s'opposer à l'EI. 
Dans un communiqué, l'Etat islamique indique avoir tué de nombreux combattants kurdes. "Des centaines (de peshmerga) ont fui en laissant derrière eux des véhicules et un très grand nombre d'armes et de munitions", précise l'EI.

Reuters
Mardi 5 Août 2014

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