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Les gérants des stations-service déterrent la hache de grève

Intransigeance du GPM et indifférence du gouvernement




Ph : Laaraki
Ph : Laaraki
C’est le ras-le-bol des gérants des stations-service qui ont lancé un mot d’ordre de grève de 24h dans le Grand Casablanca le lundi 4 novembre. Un débrayage qui vient en réaction à un préavis d’expulsion d’un gérant d’une compagnie d’hydrocarbures de la place. Il ne s’agit pas du premier cas d’expulsion puisque c’est l’un des points essentiels du cahier revendicatif de la Fédération nationale des gérants des stations-service. «La Fédération a décidé de soutenir tout gérant qui fait objet d’expulsion abusive après des procès injustes devant la justice. Aujourd’hui, nous sommes ici au Boulevard d’Anfa dans une station de la CMH dont l’expulsion du gérant a été décidée. Il est certain que les gérants sont venus de tout le Maroc pour participer à ce sit-in mais on a décidé pour le moment que la grève sera observée uniquement au niveau du Grand Casablanca», a déclaré à « Libé », par bigophone interposé, Zakaria Rebbaa, secrétaire général du Bureau régional des gérants des stations d’essence.
Et d’ajouter que la grève était une réussite puisque 75% n’ont pas été opérationnelles au niveau du Grand Casablanca.  Il faut dire que ces statistiques ne prennent pas en compte les stations-service des Compagnies d’hydrocarbures. Mais ce qui est sûr, c’est que, hier lundi, beaucoup de Casablancais ont eu du mal à trouver une station-service pour s’approvisionner en carburant.Encore une fois, la Fédération des gérants condamne l’intransigeance du Groupement des pétroliers du Maroc et le silence complice du gouvernement Benkirane. « Le gouvernement prend position du côté du GPM, car il y a des millions de dirhams en jeu entre les deux parties. Et les gérants font les frais de cette alliance d’intérêts. Notre dossier concerne sept ministres et aucun d’eux, depuis l’arrivée de Benkirane, n’a pris la peine de nous recevoir en vue de tenter de régler nos différends  avec le GPM et les services gouvernementaux», s’insurge un gérant de station-service qui a participé à ce sit-in à la station CMH située au Boulevard d’Anfa. Et d’ajouter que ces agissements reflètent un certain despotisme de la part du Groupement des pétroliers du Maroc et confirme la politique de la sourde oreille du gouvernement au sujet des problèmes qui se sont accumulés en raison de l’entêtement  de ce même GPM. «Nous sommes obligés de défendre nos intérêts par tous les moyens», explique –t-il.
A rappeler que l’unique initiative du gouvernement Benkirane devant l’accumulation des problèmes du secteur a été la réception de quelques membres de la fédération des gérants par le directeur de l’énergie au ministère de tutelle refusant toutefois de signer un P.V de la réunion.
Pour y voir plus clair dans ce dossier qui traîne depuis des années, «Libé» a contacté le ministre Louafa, ministre des Affaires générales et de la Gouvernance. «Depuis que j’ai été  nommé à ce poste, mon département n’a pas reçu de demande de la part de la Fédération des gérants des stations-service pour une entrevue. Je suis pour le dialogue et la résolution des problèmes pour un meilleur avenir du climat des affaires. J’ai rencontré de nombreux professionnels de plusieurs secteurs et j’en ferais de même pour le secteur des gérants des stations-service. »
A noter que le nombre des stations-service est de 2260    qui rapportent annuellement  22 milliards de centimes aux caisses de l’Etat  par le biais des impôts et  assurent 22.000 emplois. Cependant, les gérants des stations-service     se sentent lésés dans la mesure où leur marge bénéficiaire n’est que de 3%  en raison de la vente clandestine de carburants et la prolifération illégale des espaces de lavage.
Mais le point de discorde majeur concerne les nouveaux contrats que le GPM veut imposer aux gérants et le  non-respect de  la convention signée par les deux parties en 1997.  
Pour la Fédération, le GPM ignore cette convention  qui réglemente la relation entre les deux parties et préserve  les intérêts  des uns et des autres. Mais le point qui a déclenché la crise reste essentiellement le cas des ayants droit. Selon cette convention, les héritiers reprennent automatiquement le commerce des ascendants sans aucune formalité ou renouvellement des contrats. Clause que le GPM n’a pas respectée, ce qui a déclenché la grogne des gérants des stations-service.

Mardi 5 Novembre 2013

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1.Posté par annonces maroc le 09/12/2013 18:44
merci pour cet article

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