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Les combats continuent de faire des ravages à Damas : Morsi dénonce l’oppression d’Assad au sommet des Non-Alignés




Les combats continuent de faire des ravages à Damas : Morsi dénonce l’oppression d’Assad au sommet des Non-Alignés
Des combats entre armée et rebelles avaient lieu jeudi matin dans le sud et l’est de la capitale syrienne, au moment où le président égyptien Mohamed Morsi dénonçait depuis l’Iran, allié de Damas, le régime «oppressif» du président Bachar al-Assad.
Alors que la situation humanitaire est de plus en plus préoccupante, le Conseil de sécurité de l’ONU devait se réunir jeudi à ce sujet mais le président Assad a d’ores et déjà rejeté l’idée d’une zone tampon pour protéger les réfugiés, une des options envisagées.
Sur le terrain, les combats ne connaissent aucun répit, notamment dans la capitale, au lendemain de violences qui ont fait 128 morts dans le pays, dont 77 civils, 19 rebelles et 32 soldats, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).
Des tirs de l’armée ont été entendus dans le quartier de Qaboun, dans l’est de Damas, selon le Conseil général de la révolution syrienne (CGRS), un réseau de militants sur place.
Des affrontements impliquant des mitrailleuses et des chars ont eu également lieu dans le quartier de Tadamoun (sud), selon les Comités locaux de coordination (LCC), un autre réseau de militants anti-régime.
L’OSDH a fait état par ailleurs de la découverte de six corps non identifiés dans les quartiers de Jobar (est) et Qadam (sud), alors que d’autres victimes sont à craindre après de violents bombardements dans la nuit à Zamalka, en banlieue est.
Longtemps à l’abri des violences, Damas est le théâtre de violents combats depuis juillet. Les opérations de l’armée visent actuellement la ceinture est de la capitale, où sont retranchés les rebelles, selon un commandant insurgé à Damas.
Dans la province de Deir Ezzor, dans l’Est du pays, des rebelles ont bombardé avec des obus de mortier le quartier général de la sécurité militaire dans la ville de Boukamal, alors que des combats faisaient rage dans la ville de Deir Ezzor même, près d’un autre QG de la sécurité militaire, selon l’OSDH.
Aucune solution au conflit n’est en vue en raison des profondes divisions au sein de la communauté internationale entre pays occidentaux qui réclament un départ du pouvoir de Bachar al-Assad, et la Russie, la Chine et l’Iran, alliés de Damas, qui prônent un dialogue entre pouvoir et opposition.
S’exprimant à l’ouverture du sommet des Non-Alignés à Téhéran, le président égyptien Mohamed Morsi a provoqué un malaise dans l’assistance en dénonçant le régime «oppressif» de M. Assad.
«La révolution en Egypte était un pilier du Printemps arabe, elle a commencé quelques jours après la Tunisie, a été suivie par la Libye et le Yémen et aujourd’hui la révolution en Syrie (vise) le régime oppressif» de ce pays, a-t-il lancé, provoquant le départ de la délégation syrienne, selon l’agence égyptienne Mena.
«L’Egypte est prête à travailler avec toutes les parties pour faire que le sang s’arrête de couler», a toutefois ajouté M. Morsi, le premier président égyptien à se rendre en Iran depuis 1979.
L’Elysée a fait état mercredi soir d’un entretien téléphonique entre M. Morsi et le président français François Hollande, lors duquel le président égyptien a estimé, comme son homologue français, qu’»aucune solution politique n’était désormais possible sans le départ de Bachar al-Assad» du pouvoir. Alors que la Syrie est ravagée par des violences qui ont fait plus de 25.000 morts selon l’OSDH et poussé à la fuite des centaines de milliers de civils, la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU d’hier devait lancer un «appel à la conscience mondiale et à la mobilisation» humanitaire, a-t-on indiqué de sources diplomatiques à New York. Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, qui présidera la réunion —la France assurant la présidence en août du Conseil de sécurité—, a assuré mercredi que la question des zones tampons serait évoquée à l’ONU, même si «c’est très compliqué».
Le président Assad a rejeté mercredi l’idée d’une zone tampon dans une interview à la chaîne privée pro-régime Ad-Dounia, lors de laquelle il a aussi répété qu’il n’avait aucune intention de céder face aux rebelles, qu’il assimile à des terroristes.
Par ailleurs, l’organisation Human Rights Watch a dénoncé dans un communiqué les «crimes de guerre» des troupes gouvernementales qui ont attaqué à la bombe ou à l’artillerie au moins 10 boulangeries dans la province d’Alep, deuxième front des combats dans le pays.
«La forme et le nombre des attaques suggère que le gouvernement vise les civils. Des attaques à l’aveuglette et qui visent délibérément des civils constituent des crimes de guerre», indique l’ONG basée à New York.

Libé
Vendredi 31 Août 2012

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