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Les autorités libyennes démentent des rumeurs sur un coup d'Etat

Les islamistes appellent à des élections anticipées




Les autorités libyennes démentent des rumeurs sur un coup d'Etat
 
 
 
 
 
 
 
 
Les autorités libyennes ont démenti vendredi des rumeurs sur un coup d'Etat dans le pays après les déclarations d'un ex-général à la retraite appelant à la suspension du Parlement et du gouvernement.
Dans une vidéo publiée sur internet, Khalifa Haftar, un ancien commandant de la rébellion qui a renversé le régime de Mouammar Kadhafi en 2011, a annoncé une "initiative" prévoyant la suspension des autorités de transition, dans une déclaration qui prête à plusieurs interprétations.
Des rumeurs ont été propagées aussitôt sur les réseaux sociaux, faisant état d'un possible coup d'Etat en Libye.
"C'est un mensonge. La situation est sous contrôle et il n'y a aucun mouvement suspect", a déclaré à l'AFP le colonel Ali al-Chikhi, porte-parole du chef d'état-major de l'armée libyenne.
Le Premier ministre Ali Zeidan a qualifié les rumeurs de "ridicules", affirmant que M. Haftar "n'appartient pas à l'institution de l'armée".
"Il a été mis à la retraite", a précisé M. Zeidan, ajoutant que les institutions de l'Etat fonctionnaient normalement.
Dans la vidéo mise en ligne, Khalifa Haftar affirme que "le commandement de l'armée nationale libyenne annonce une initiative pour une feuille de route qui sera annoncée dans les prochains jours", en consultation avec les différentes parties.
Cette initiative, a-t-il dit, prévoit la suspension du Congrès général national (CGN, Parlement) et du gouvernement de transition et la formation d'une Commission présidentielle. "L'armée a décidé de réagir non pas pour gouverner mais pour préparer les conditions propices" à des élections.
On ignore pour le moment si l'ex-général libyen disposait d'un quelconque soutien dans les rangs de l'armée ou des ex-rebelles.
Originaire de l'est libyen, Khalifa Haftar faisait partie de l'armée du dirigeant déchu Mouammar Kadhafi mais avait fait défection à la fin des années 1980. Il est rentré en Libye après le déclenchement de la révolte pour rejoindre la rébellion après avoir passé près de 20 ans aux Etats-Unis.
Le Parti pour la justice et la construction (PJC) issu des Frères musulmans libyens, a appelé jeudi à des élections anticipées, après la décision controversée du Congrès libyen de prolonger son mandat qui devait initialement s'achever le 7 février.
 Le Congrès général national (CGN, Parlement) avait décidé de prolonger son mandat jusqu'en décembre 2014, malgré l'opposition d'une grande partie de la population, qui critique son incapacité à rétablir l'ordre et à mettre fin à l'anarchie.
 Le Congrès a aussi adopté une "feuille de route" prévoyant deux scénarios: des élections générales en fin d'année, si la Commission constitutionnelle arrive à adopter un projet de Loi fondamentale dans un délai de quatre mois après son élection, prévue le 20 février.

AFP
Dimanche 16 Février 2014

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