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Les anciens détenus politiques reprennent leur bâton de pèlerin

Sit-in et grève de la faim




Les anciens détenus politiques reprennent leur bâton de pèlerin
Le dossier des victimes de violations des droits de l’Homme pendant les années de plomb n’est pas clos. Les ex-détenus politiques attendent toujours le règlement de leur situation et l’application des résolutions de l’Instance équité et réconciliation (IER). C’est le cas d’un groupe de victimes des années de braise  qui comptent tenir aujourd’hui un sit-in devant le siège du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) suivi d’une grève de la faim en signe de protestation contre la non régularisation de leur situation sociale jugée désastreuse et dégradante. Mieux, ces protestataires comptent attaquer l’Etat marocain devant la justice. 
Selon un communiqué de ce groupe, cette action de protestation intervient après avoir usé de tous les recours, et ce depuis 2010. « Nous avons frappé à toutes les portes, déployé tous les moyens légaux et procédé à toutes les actions nécessaires : grèves de la faim, sit-in, correspondances… mais en vain », a souligné le communiqué. Une situation des plus absurdes, d’autant plus que dix ans se sont écoulés depuis la fin de la mission de l’IER. Pis, les victimes des années de plomb continuent à vivre des conditions sociales désastreuses  et humiliantes aggravées par leurs états de santé physique et psychologique dus à la torture et aux mauvais traitements subis pendant leur détention. «Nous pouvons dire que la majorité des ex-détenus politiques sinon la totalité, souffre  de plusieurs problèmes de santé liés aux conditions de  leur détention et aux traitements inhumains dont ils étaient victimes, ce qui nécessite une hospitalisation, une couverture sociale, un accès aux soins... », a expliqué le communiqué, tout en précisant que les victimes des années de plomb ne font pas la  surenchère politique en exploitant   les tragédies du passé des violations des droits de l’Homme au Maroc, mais  revendiquent uniquement leurs droits les plus élémentaires. 
Pour ce groupe de victimes, la responsabilité du blocage de leur dossier  incombe au gouvernement Benkirane qui ne semble pas, selon le communiqué, porter dans son cœur la défense et la promotion des droits de l’Homme.   
A en croire ces ex-détenus, l’Exécutif est hostile à cette culture  qualifiée de  produit occidental aux antipodes des valeurs de l’identité marocaine. Ainsi, si les signataires du communiqué estiment que l’institutionnalisation du CNDH a été une initiative importante dans la mise en œuvre des décisions de l’IER, il n’en reste pas moins que  ses efforts demeurent limités   vu l’hostilité du gouvernement. Une attitude jugée contradictoire avec les nouvelles dispositions de la Constitution de 2011 et une prise de position contre la volonté  de la réconciliation nationale en vue de tourner la page des années de plomb. 

H.B
Lundi 1 Septembre 2014

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