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Les Occidentaux condamnent la réélection de Bachar Al-Assad

Qualifiée d’illégitime par Catherine Ashton




Les Occidentaux condamnent  la réélection de Bachar Al-Assad
Le président syrien Bachar al-Assad a remporté largement, comme prévu, l'élection présidentielle qu'il avait organisée et la presse de Damas affirme jeudi que la tâche principale est désormais la reconstruction du pays en ruines.
 Une source proche de la présidence a affirmé à l'AFP que Bachar al-Assad devrait prêter serment le 17 juillet et prononcer à cette occasion devant le Parlement un discours-programme dans lequel il expliquera sa nouvelle politique.
 Le gouvernement syrien actuel devrait en outre démissionner pour laisser la place à un nouveau cabinet, a indiqué la même source.
Ulcérés de voir leur ennemi reconduit pour sept ans alors qu'ils croyaient pouvoir le faire tomber en quelques mois, les militants anti-régime et les opposants en exil ont répété sur les réseaux sociaux le mot d'ordre du début de la révolution: "Le peuple veut la fin du régime". Moins de 24 heures après la clôture du scrutin, les résultats ont été proclamés: le chef de l'Etat au pouvoir depuis 2000 a remporté avec 88,7% des suffrages un scrutin décrié par les Occidentaux. Dans un pays ravagé depuis trois ans par la guerre, 11,6 millions de personnes ont participé au scrutin, sur les 15,8 millions appelées à voter, selon le président du Parlement.
 Le scrutin s'est déroulé dans toutes les grandes villes, y compris celles divisées entre régime et rebelles, comme Alep ou Deraa. Seule exception Raqa, dans le nord tenu par les ultra-radicaux de l'Etat islamique en Irak et Levant.
L'élection s'est déroulée dans les zones contrôlées par le régime, soit 40% du territoire où vit 60% de la population.
 L'Occident qui soutient l'opposition syrienne modérée a dénoncé la tenue du scrutin dans un pays à feu et à sang.
 Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a jugé dans un communiqué que la réélection de Bachar al-Assad ne lui conférait pas de légitimité, qualifiant le scrutin d'"insulte aux Syriens en quête de liberté et de véritable changement politique".
 Ces élections présidentielles "n'ont aucun sens, parce que vous ne pouvez pas avoir d'élections alors que des millions ne peuvent même pas voter, n'ont pas la capacité de contester ces élections, n'ont pas de choix", a affirmé le secrétaire d'Etat américain John Kerry de passage à Beyrouth.
 Il a réitéré que ce n'est pas aux Etats-Unis "de décider quand et comment le président Assad partira", appelant de nouveau à une solution politique.
 La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a qualifié l'élection d'"illégitime" et a appelé à de "véritables négociations politiques"
Pour le chef de l'opposition en exil, Ahmad al-Jarba, "les dictateurs ne sont pas élus, ils gardent le pouvoir par la force et la peur, ce sont les deux raisons qui poussent les Syriens à participer à cette mascarade".
 

AFP
Vendredi 6 Juin 2014

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