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Les MCV constituent la première cause de morbidité et de mortalité dans le monde

D’après l’OMS, cesser de fumer, réduire l’apport en sel dans son alimentation, consommer les fruits et légumes… permettent de réduire le risque




La Journée mondiale du cœur, célébrée à travers le monde le 29 septembre de chaque année, constitue une occasion de s'arrêter sur les facteurs de risques liés aux maladies cardiovasculaires, principales causes de décès dans le monde.
D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 17 millions de personnes meurent chaque année de maladies cardiovasculaires, soit près de 30% de la mortalité mondiale totale.
Les comportements malsains tels le tabagisme, la consommation d’aliments contenant trop de sel, un manque d’activité physique et l’usage nocif d’alcool sont les principaux facteurs de risques des cardiopathies et des accidents vasculaires cérébraux (AVC).
"Les maladies cardiovasculaires (MCV) constituent la première cause de morbidité et de mortalité dans le monde", a souligné le professeur Nacer Chraibi, cardiologue, membre de l'Association marocaine de cardiologie (AMCAR), précisant qu"au Maroc, les MCV représentent aussi la première cause de mortalité, à 20,4% en 2013".
"Ces maladies peuvent être classées en plusieurs catégories, notamment les maladies valvulaires (pathologies touchant les valves cardiaques du cœur gauche), les maladies vasculaires (atteinte des artères coronaires du cœur, des artères du cerveau, des artères périphériques…), l’hypertension artérielle et les maladies cardiaques congénitales", a expliqué le cardiologue dans un entretien à la MAP.
Il a soutenu que "nombre de facteurs prédisposent à la survenue de ces pathologies, à savoir l’hypertension artérielle, le diabète, l’obésité, le tabac et la sédentarité", faisant savoir que la prévalence de ces facteurs de risque varie fortement en fonction de l'âge.
"A 60 ans, la prévalence de l'hypertension est de plus de 60%, celle du diabète est à 18% et celle de la dyslipidémie à 50%. Il n'y a que le tabagisme dont la prévalence la plus forte (à savoir 40%) se situe à 40 ans", a-t-il fait remarquer, mettant l’accent sur la nécessité d’avoir une approche différente en fonction de l’âge de la population cible et de son sexe.
L'interviewé a assuré que, d’après les données épidémiologiques, il y a une très bonne corrélation entre la prévalence des facteurs de risque cardiovasculaire et le tour de taille. "Ce marqueur de risque, très facile à mesurer, permet d’évaluer le risque avec une corrélation très satisfaisante", a-t-il indiqué, relevant qu’un tour de taille anormal (supérieur à 102 centimètres chez l'homme et supérieur à 88 cm chez la femme) indique la présence d’un ou de plusieurs de ces facteurs de risque.
"Ainsi, chez l'homme, lorsque ce rapport est anormal, la prévalence de l'hypertension est de 69,2%, celle du diabète est de 20% et celle de l'hypercholestérolémie est de 38,9%. Chez la femme, lorsque le rapport est anormal, la prévalence de ces mêmes facteurs de risque est respectivement de 53%, 15,2% et 50,4%", a-t-il dit.
Aussi a-t-il noté que l’indice de masse corporelle (rapport entre le poids et la taille) constitue un autre marqueur de risque dans la mesure où il existe une corrélation forte entre l'hypertension artérielle ou le diabète et cet indice, précisant que la prévalence du diabète est de 6,6% dans la population générale, tandis que cette prévalence est trois fois plus importante lorsque l'indice de masse corporelle est supérieur ou égal à 30 kg/m2.
Après avoir rappelé que "l’amélioration globale du niveau de vie, ainsi que celle du système de santé, a permis d’améliorer très nettement l’espérance de vie des Marocains", il a fait observer que la transition démographique a été accompagnée par une transition épidémiologique.
Dans ce cadre, il a signalé que contrairement à la prévalence des maladies transmissibles qui a nettement diminué, celle des maladies héréditaires et métaboliques, apparaissant souvent lorsqu’il y a amélioration du niveau de vie et vieillissement de la population, est en augmentation constante, soulignant que ces maladies sont dominées par l’hypertension artérielle, le diabète et l’obésité.
D’après l’OMS, cesser de fumer, réduire l’apport en sel dans son alimentation, consommer les fruits et légumes, pratiquer une activité physique régulière et éviter l’usage nocif de l’alcool permettent de réduire le risque de maladies cardiovasculaires. De même, les politiques de santé, qui créent des conditions propices pour qu’il soit à la fois abordable et possible de faire les bons choix en matière de santé, sont essentielles pour inciter les populations à adopter un comportement sain et à s’y tenir.

Vendredi 30 Septembre 2016

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