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Le suicide des jeunes, un phénomène qui inquiète

Sourire de Reda initie une nouvelle campagne, «Stop au silence»




Venir en aide aux jeunes en souffrance et prévenir le phénomène du suicide auprès de cette tranche sociale. Tel est le leitmotiv de l’Association marocaine «Sourire de Reda» qui lancera prochainement sa nouvelle campagne de sensibilisation, «Stop au silence», à l’occasion de la Journée nationale de prévention du suicide.
Cette campagne vise principalement à faire prendre conscience de l’existence de la souffrance des jeunes, de l’importance pour les jeunes de s’exprimer sur leur souffrance pour éviter les passages à l’acte et de la capacité de chacun à agir pour prévenir un drame, indique l’association. Elle s’articulera autour de plusieurs initiatives permettant de sensibiliser le plus grand nombre à la problématique de la souffrance des jeunes, précise-t-on.
Elle sera lancée le 5 février, date marquant la célébration de la Journée de prévention du suicide dans les pays francophones, sur les chaînes de  radios nationales et dans la presse.
La campagne, qui sera animée en français et en arabe, comporte aussi une journée spéciale organisée le jour même de son inauguration en partenariat avec Hit Radio. L’association prévoit aussi de diffuser sur le web des vidéos évoquant les situations de souffrance vécues par des jeunes.
L’association annonce également une initiative originale participative sur les réseaux sociaux. Dénommée  «Partage ton sourire», cette action consistera à inviter les internautes à publier une photo de leur sourire sur les réseaux sociaux et sur la page Facebook de «Sourire de Reda». L’objectif étant de «montrer aux jeunes qu’ils ne sont pas seuls et d’apporter de la gaité et de la chaleur dans le quotidien de chacun», explique-t-on.
En attendant le début de cette campagne, l’association annonce avoir invité un expert international répondant au nom de Xenia Halmov en vue de participer à la formation de ses bénévoles.
Spécialiste en formation des équipes intervenant en situation de crise suicidaire au Québec, cette spécialiste est attendue du 16 au 24 janvier courant, à Casablanca.
Dans le cadre de cette formation, elle devait sans doute évoquer diverses questions en rapport avec le suicide. Notamment la stratégie efficace de prévention du suicide à travers différents services tels que le service d’écoute gratuit, les activités de sensibilisation auprès du grand public, la formation des professionnels dans le domaine de la santé et de l'éducation et soins de santé mentale accessibles ainsi que l’accueil des personnes en détresse psychologique.
Pour rappel, l’Association «Sourire de Reda» a vu le jour en décembre 2009 suite au suicide de Reda, 13 ans et demi. Depuis, elle est devenue l’association de référence au Maroc qui aide les jeunes en souffrance et prévient le suicide, en aidant ces derniers à sortir de leur isolement et en les aidant à retrouver confiance en la vie.
Pour atteindre ses objectifs, l’association s’appuie sur trois axes d’intervention. Dans ce cadre, le premier axe consiste à sensibiliser la société à la réalité de la souffrance silencieuse des jeunes. Le second vise à prévenir l’isolement grâce à des interventions sur le terrain, tandis que le troisième veille à intervenir à travers le service de ch@técoute anonyme et gratuit, «Stop Silence». Mis en place le 5 février 2011, ce service «permet de répondre à la situation d’urgence que peuvent vivre certains jeunes en souffrance à un moment difficile de leur vie», précise l’association.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le suicide est un véritable problème de société, y compris au Maroc. Il  est la première cause de mortalité chez les jeunes dans le monde après les accidents de la route.
D’où l’urgence et la nécessité d’agir tous «avant que la souffrance, quand elle devient insupportable, ne conduise certains de nos enfants au passage à l’acte dont le suicide est l’acte irréversible», estime Meryeme Laraki, présidente-fondatrice de ladite association, expliquant que «nous avons décidé de nous engager pour que le Maroc compte parmi les pays qui agissent pour prévenir le suicide des jeunes».
A propos de ses ambitions, l’association dit aspirer «à ce que le suicide des jeunes soit considéré comme un problème de santé avec tout ce que cela comprend comme dispositif pour traiter efficacement cette problématique». Car, estime l’association,  «l’expression du mal-être du jeune, verbale ou non verbale, est trop souvent banalisée et/ou non décodée. Lorsque ce mal-être passager n’est pas partagé, il peut se transformer en souffrance silencieuse et conduire à différents passages à l’acte : troubles du comportement, troubles alimentaires, délinquance, abandon scolaire, addictions (alcool, jeu, drogue, cyberaddiction), mais aussi aller jusqu’au suicide dans les cas les plus graves».

Alain Bouithy
Mardi 19 Janvier 2016

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