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Le mariage marocain, une manifestation qui puise dans les traditions multiséculaires




Le mariage marocain, une manifestation qui puise dans les traditions multiséculaires
Evènement le plus marquant de la vie sociale, le mariage marocain a, de tout temps, été célébré en grande pompe le temps d'un cérémonial qui puise dans les traditions multiséculaires qui, jalousement préservées, résistent encore aux mutations des temps modernes.
En témoigne le rituel de célébration riche en couleurs qui, au demeurant, est plus ou moins identique au nord du Maroc comme à son extrême sud, à l'est comme à l'ouest, bien que des traditions de portée locale s'en mêlent pour conférer un cachet propre à chaque région.
Ce sont bien là les particularités locales conservées et perpétuées de génération en génération qui donne de l'éclat à la grande fête du mariage dans un témoignage, toujours vivace, de la diversité du Maroc et de l'authenticité de sa civilisation millénaire.
Une diversité qui s'exprime pleinement à travers les différents rituels allant des costumes aux us traditionnels, en passant par la musique et l'art culinaire.
Tout se passe en effet comme si chaque région du pays tient à exhiber fièrement son apport particulier, à mettre en valeur le talent et la doigté de ses hommes et de ses femmes, à faire valoir le soin par lequel ils entourent la cérémonie de noces, ainsi que le respect quasi-religieux des règles régissant son déroulement.
Chaque région s'ingénie à faire briller de mille feux ses signaux distinctifs et à exhiber cérémonieusement le savoir-faire de ses hommes et femmes à travers la broderie, les chants, les tenues et son art culinaire, autant d'atouts qui font aussi bien la diversité et l'union des Marocains.
Bien que la modernité ait apporté une touche de changements dans certaines zones, mode de vie oblige, les us et traditions des ancêtres restent le propre de la société marocaine.
Autant dire que la cérémonie de mariage n'a pas changé le rituel faisant toujours de la mariée le centre des festivités, comme le confirme le professeur Abdelhadi Tazi, membre de l'Académie du Royaume du Maroc.
Selon lui, "malgré le style de vie occidental qui gagne du terrain dans notre société, les jeunes Marocains ont une nostalgie forte et haute estime pour les traditions et coutumes ancestrales qui ont profondément marqué la vie de notre pays".
Ce constat est d'autant vrai que des chercheurs s'accordent à dire que les manifestations organisées à l'occasion du mariage ne sont pas le fruit d'une quelconque coïncidence, c'est plutôt le résultat d'un long effort de réflexion et de dosage d'éléments puisés dans les registres de la tradition et de la religion.
S'il reste très lié aux traditions ancestrales, le mariage marocain a su évoluer et les cérémonies qui s'étalaient sur sept jours ont été réduites à trois puis pour des raisons d'économies et de temps le plus souvent, se concentrent en un jour surtout dans les grandes villes.
Jadis, le mariage était arrangé, actuellement seules quelques familles respectent cette tradition. De plus la célébration des mariages servait de repère et de date du fait qu'elle était liée à une belle moisson ou après la fête de l'Aid El Kebir, lorsque toute la famille est réunie.
Les prémices du mariage commençaient par la remise d'une dot pour la future épouse et la famille du marié devait reverser une somme équivalente. Cet acte marquait la fin des fiançailles et le début des fêtes du mariage.
La cérémonie de célébration du mariage varie en fonction des régions et met en relief la diversité culturelle qui se manifeste, notamment, par différents rituels (costumes, rites, musique, traditions culinaires, etc...)
Ces particularités locales et cette authenticité sont conservées et perpétuées de génération en génération tout en incluant certains changements découlant de la vie citadine et de l'adoption d'un mode de vie moderne.
Ainsi on assiste aujourd'hui à une concentration des rituels qui se déroulaient avant selon une chronologie bien déterminée : le hammam, bain purificateur que la fiancée prend en compagnie des jeunes filles de la famille et des amies proches suivi par la cérémonie du henné qui se déroule la veille du grand jour.
La mariée vêtue d'un caftan vert est confiée à la nakkacha qui s'ingénie à dessiner sur ses mains et ses pieds des motifs attrayants. Ensuite la h'dia ou les cadeaux offerts en cette occasion à la mariée par son époux.
Arrive enfin la Berza : le jour de la grande cérémonie. Parée d'une tenue traditionnelle, la mariée est installée de façon à être vue et admirée par toute l'assistance, dans une ambiance de fête riche en sons et en couleurs.
Aujourd'hui, le mariage est organisé en un jour dans une salle des fêtes où se déroulent tous ces rituels dans une ambiance de gaieté et d'allégresse.

MAP
Mercredi 19 Novembre 2014

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