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Le manifeste d’El Ouafa




Le ministère de l’Education nationale n’en finit pas de faire l’actualité dans un sens comme dans l’autre. Cette fois, c’est par «un  appel» qu’il se distingue. S’il faut commencer par donner l’info, si info il y a, nous dirons que ledit appel est adressé «aux chercheurs, spécialistes et experts du domaine de l’éducation».
Il leur serait demandé, dans un souci manifeste, c’est le cas de le dire, «de consolider l’approche participative», de contribuer à «l’essor» de l’enseignement  par leurs enquêtes ou études en proposant «Les» solutions adéquates et autres  propositions pratiques et constructives à même de faire évoluer le système éducatif, c’est pour le moins alléchant. Sublime même, dirions-nous. Mais, méticuleux comme pas deux pour ne pas dire vétilleux, le ministre El Ouafa (à moins que ce soit ses éclairés de services) prend la peine de mettre un bémol, un coup de frein majeur plutôt, à toute éventuelle fougue qui s’emparerait de quelque bande  de chercheurs, spécialistes ou experts, pour leur rappeler que son département dispose bel et bien d’un diagnostic particulièrement précis de la situation du système éducatif en question et surtout pour ce qui est du surpeuplement des classes, du sureffectif et du manque d’effectif (sic) ou de la problématique de vétusté des infrastructures, de la déperdition scolaire, de la situation matérielle et de l’état moral du personnel de l’éducation nationale, itou, itou … Et que donc, les spécialistes concernés sont sommés de passer outre pour ne parler que des seules solutions-miracle et qu’ils doivent, précision qui s’impose, envoyer tout cela par voie postale. Un envoi trop aléatoire par les temps postaux qui courent.
Les nouvelles technologies, ce sera pour le millénaire prochain. Voire …
Il ne faut tout de même pas se montrer trop pessimiste, le manifeste d’El Ouafa promet, de la manière la plus solennelle qui soit, à nos imminents chercheurs, spécialistes et experts que leurs trop précieuses contributions feront l’objet  de publication avant d’être soumises au Conseil de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique, version nouvelle Constitution. Ce qui a l’air de trop rappeler  un certain Godot.
Moralité de l’histoire, le Maroc, version 2012, et forcément version  nouvelle Constitution, doit compter pour assurer son développement et son évolution sur  des ministres qui diagnostiquent, qui constatent mais qui doivent quémander les solutions auprès d’autres.

Mohamed Benarbia
Samedi 29 Septembre 2012

Lu 4564 fois


1.Posté par khalef le 03/10/2012 11:07
Valoriser l’enseignement c’est valoriser l’enseignant.
Ce ne sont ni les solutions efficaces ni les propositions pragmatiques ni les spécialistes et experts du domaine de l’enseignement, qui manquent. Le ministère abonde de sommités qui n’ont rien à envier aux pédagogues d’outre mer. Ce qui freine l’évolution de ce domaine c’est quasiment l’absence d’accompagnement. La formation initiale est généralement insuffisante. Pour garantir la qualité de l’enseignement il est nécessaire et urgent d’investir dans la formation et la formation continue concernant les enseignants, les inspecteurs et le personnel administratif à l’échelle nationale. La formation continue obligatoire demeure essentielle. Une opportunité de bénéficier de l’expérience de formateurs rodés, nationaux ou autres. Elle doit permettre à chacun, d’enrichir ses compétences et de remplir sa noble mission dans les meilleures conditions.
Aussi pour participer à leur épanouissement, trouver une formule pour profiter, comme club privé, de ces internats fermés ou squatter ou utilisés maladroitement.
Ces espaces sociaux culturels pour leur permettre de se rencontrer, de partager leur préoccupations d’échanger leurs idées autour d’un café, débattre de sujets qui les intéressent, exposer leurs productions…
La création d’un prix national de la meilleure œuvre pédagogique, artistique philosophiques, littéraires pour booster la créativité de cette population constituée dans sa majorité d’intellectuels et d’artistes.
Une bonne partie des enseignants quand ils quittent leur lieu de travail s’ennuient. Cela se répercute sur les apprenants et sur la qualité de l’enseignement en général. Ce chantier une fois mis en place, facilitera l’aménagement d’autres actions.
Monsieur le ministre El Ouafa n’arrivera pas à grand-chose, en mettant à dos les cadres de ce ministère. Les défis ne manquent pas, pour les relever, prendre les gens de haut n’est pas la solution. Dans n'importe quel domaine, réussir est en grande partie le fruit de négociation saine et de communication. On n’obtient rien de durable en sortant ses griffes. La rigueur a ses procédés. En n’avance pas en démotivant.
Monsieur le ministre doit se presser de trouver le moyen de construire des logements de fonction aux enseignants des zones reculées, confectionner des programmes qui forment à la réalité des besoins du marché, pour contribuer à réduire le taux de chaumage.
Accepter la densification des classes c’est fermer les yeux sur la qualité de l’enseignement quelque soit le prétexte..
abdelkader khalef.

2.Posté par khalef le 03/10/2012 19:08
Des coquilles et des passages omis ont affecté certains passages je vous de m’en excuser et de remplacer mon article par le suivant. Merci beaucoup.

Valoriser l’enseignement c’est valoriser l’enseignant.

Ce ne sont ni les solutions efficaces ni les propositions pragmatiques ni les spécialistes et experts du domaine de l’enseignement, qui manquent. Le ministère abonde de sommités qui n’ont rien à envier aux pédagogues d’outre mer. Ce qui freine l’évolution de ce domaine c’est quasiment l’absence d’accompagnement. La formation initiale est généralement insuffisante. Pour garantir la qualité de l’enseignement il est nécessaire et urgent d’investir dans la formation et la formation continue concernant les enseignants, les inspecteurs et le personnel administratif à l’échelle nationale. La formation continue obligatoire demeure essentielle. Une opportunité de bénéficier de l’expérience de formateurs rodés, nationaux ou autres. Elle doit permettre à chacun, d’enrichir ses compétences et de remplir sa noble mission dans les meilleures conditions.
Aussi, pour participer à leur épanouissement, le ministère doit trouver une formule pour profiter, de ces internats fermés ou squatter ou utilisés maladroitement. Ces structures, une fois rebaptisés, « clubs privés », serviront d’espace de loisirs, tout en facilitant aux usagés, de se rencontrer, de partager leur préoccupations d’échanger leurs idées autour d’un café, débattre de sujets qui les intéressent, exposer leurs productions…
Réfléchir à la création d’un prix national, de la meilleure œuvre pédagogique, artistique, philosophiques, littéraires ou autres, pour booster la créativité de cette population constituée dans sa majorité d’intellectuels et d’artistes.
Une bonne partie des enseignants quand ils quittent leur lieu de travail s’ennuient. Cela se répercute sur les apprenants et sur la qualité de l’enseignement en général. Ces chantiers une fois mis en place, faciliteront l’aménagement d’autres actions.
Monsieur le ministre El Ouafa n’arrivera pas à grand-chose, en mettant à dos les cadres de ce ministère. Les défis ne manquent pas, pour les relever, prendre les gens de haut n’est pas la solution. Dans n'importe quel domaine, réussir est en grande partie le fruit de négociation saine et de communication. On n’obtient rien de durable en sortant ses griffes. La rigueur a ses procédés. En n’avance pas en démotivant.
Monsieur le ministre doit se presser de trouver le moyen de construire des logements de fonction aux enseignants des zones reculées, confectionner des programmes qui forment à la réalité des besoins du marché, pour contribuer à réduire le taux de chaumage.
Accepter la densification des classes c’est fermer les yeux sur la qualité de l’enseignement quelque soit le prétexte..
Je voulais être bref mais le sujet est grave.

Cordialement.



3.Posté par Dhaud le 03/11/2012 11:24
Lettre ouverte à Mr El Ouafa, Ministre de l’Education Nationale
Monsieur le Ministre,
L éducation nationale marocaine est a un niveau très bas de son existence. Les plans de restructuration se succèdent mais n’aboutissent jamais, pourquoi ? Ils sont incomplets, inappropriés et inapplicables sans une forte volonté du personnel enseignant
L’échec de l’éducation est en grande partie attribué aux méthodes pédagogiques employées dans l’acquisition des compétences fondamentales. Elles sont obselètes et non adaptées aux situations concrètes de la société. Les élèves des classes primaires, sont les futurs citoyens du pays et après leurs apprentissages, acteurs de l’économie.
Pourquoi 50% des élèves quittent l’école primaire sans aucun acquis, et viennent gonfler les rangs des illettrés, improductifs.
D’autres avec plus de chance se retrouvent à l’université où là encore l’illettrisme continue ses ravages puisque 40 % des étudiants sont incapables de prendre les cours en arabe et en français. Espérons que nos chercheurs en éducation ne fassent pas partie de ces contingents !
Les modifications proposées, d’application très aléatoire,, ne concernent pas trop la pédagogie, mais plutôt la didactique aveugle.

L’origine du désastre n’est pas tellement la vétusté et l’insuffisance des locaux, à considérer plutôt comme excuse. Il faut rechercher les véritables causes, dans les méthodes pédagogiques, les manuels, le manque de formation des maîtres, voir l’état de leur moral face à cette situation

Pourquoi autant d’échecs ?
En fin de classes primaires, après 6 ans, 50% des élèves quittent l’école sans rien avoir acquis, lecture, écriture, calcul. Incapable de lire de comprendre un écrit et de calculer.
Parce que les programmes sont trop chargés et chaque élève ne retient rien ou presque. D’autre part les programmes ne sont pas standardisés entre les écoles publiques et les écoles privées ; Le changement d’établissement déclanche dans la tête de l’élève un véritable ouragan dévastateur psychologique. La progression scolaire se fait par les forceps, la plupart passe dans la classe supérieure malgré leur faiblesse et sont de suite sacrifiés. Ils sont les nouveaux candidats pour l’illettrisme en augmentation constante.
Pourquoi aussi après le bac 40 % des étudiants universitaires sont toujours illettrés, sans les deux langues (enquête de juin 2010 Bentolila)

Pourquoi est il difficile d’enseigner les matières indispensables aux apprentissages ? Pourquoi enseigner quatre langues depuis la deuxième année de primaire ? Au lieu de privilégier la langue des études ?
Pourquoi ne pas changer les méthodes d’apprentissage de la lecture et de l’écriture ?

Réduire l’illettrisme c’est augmenter les ressources économiques du pays l’augmenter c’est affaiblir ce pays, augmenter son chômage et sa délinquance. Ses citoyens sont perdus pour le développement économique, alors que les statistiques annoncent des besoins records.

Eviter que les nouveaux cadres illettrés, mais diplômes, sans compétences, se déchaînent dans les manifestations au lieu de créer des entreprises

Le redressement pourrait commencer par la base, dans les écoles primaires et la standardisation des programmes pour les deux secteurs

Voilà ce que je voulais respectueusement signaler à Monsieur le Ministre

Pierre Dhaud Psycho pédagogue 01/11//2012

4.Posté par Belhajilali le 03/11/2012 16:05
Trouverait-on jamais des gens assez honnêtes dans notre pays pour reconnaître que l'enseignement avait entamé sa descente aux enfers dés le début des années soixante avec ce piège tendu aux collègiens obligés de choisir entre l' enseignement court, l'enseignement moyen ou bien long dont les résultats se concrétisèrent à partir de la fin de l'année 1964 ou 65 avec son tristement célèbre lot d'arrêts d'études signifiés aux élèves ayant soi-disant opté pour la première option ?

Faudrait-il oublier que cette politique sévèrement selective avait été à la base de la galère de l'enseignement?Et l'arabisation improvisionnée ;la marocanisation des cadres du début des années soixante -dix, pour laquelle on n'avait rien préparé et le recours aux chargés de cours dans les collèges,des étudiants qui n'ont jamais eu la moindre formation ?


Et cette course effrénée après des approches pédagogiques importées,tronquées et de toute façon,ne s'incrivant jamais dans nulle progression didactiques puisque jamais bilan d'aucune expérience n'avait été sérieusement mené?

Et ce fléau du livre scolaire officiel qui a fini par infliger à l'enseignement son coup de grâce en tuant l'initiative individuelle chez nombre d'enseignant?Personne ne veut ouvrir les yeux pour en constater les ravages!

Et ces lacunes délibérées dans le statut fondamental des enseignants,ces ségrégations malhonnêtes observées au sein du corps enseignant,sources de mécontentements permanent?

Et le refus hautement politique d'inclure dans la constitution l'enseignement obligatoire pour tous jusqu'à l'âge de 15ans?

La mauvaise fois du pouvoir a toujours été de mise dans un domaine aussi vital que peut l'être l'enseignement.Aussi faut-il réfléchir sincèrement avant d'accuser tel ou tel ministre ,tel ou tel gouvernement.

Mais les choses étant au point où elles sont,il n'est pas dit qu'il faille rester les bras crisés pour autant.

5.Posté par Belhajilali le 04/11/2012 12:40
Pourquoi rien ne nous réussit en matière d'enseignement?
Chez-nous ,malheureusement,un beau jour ,nous nous sommes réveillés pour constater ,surpris,que rien n'allait plus et ,conscient de l'énorme retard pris,nous avons voulu brûler les étapes ; c'est ainsi que jamais étude sérieuse de la situation dramatique n'a été faite même quand nous avons investi des sommes colossales là-dedans.Au Canada,par exemple,pour préparer le terrain à l'application de l'approche par compétences,il a fallu pas moins de deux années d'études et avec les moyens humains et matériels dont peut disposer un état comme le Québec.
Si nous persistons à fermer les yeux sur les causes qui ont conduit l'enseignement à ce désastre ,comment pouvons-nous obtenir des résultats?Faisons alors l'effort d'un" bilan flash back" en premier:il y a un passé qui continue. de peser lourd dans la balance .Faut-il faire table rase,allos-y et repartons à zéro.Pour le moment,
nous manquons de locaux et de centres de formation;il s'agit là d'une priorité:des classes d'effectif supérieur à trente élèves ,c'est une supercherie.Des centres de formation dont le nombre ne cesse de diminuer soi-disant par souci de déconcentration géographique est un droit qui cache un tort;il faut des centres multidiciplinaires dans toutes les académies .
Nous avons trop de matières et des programmes surchargés: D'abord ,au primaire,lequel parmi nous n'a pas entendu un enfant dire à minuit qu'il n'a pas encore fini le travail pour le lendemain et qu'il court une punition? A ce niveau,nos enfants passent six années ,les plus importantes de leur vie scolaire à subir une punition continue et pour ceux qui ont la chance d'avoir quelqu'un pour les aider,ils arrivent vidés au collège.Ceux qui sont prêts à nier cette réalité,ne sont pas aptes à mener ce débats car ils ne sont au courant de rien.

Nos enseignants sont en grande partie recrutés pour formation après une presélection reposant sur les moyennes,or quiconque a été dans une salle d'examen -lycée comme faculté- sait de quelles moyennes il s'agit.Il faudra que tout le monde puisse participer aux concours d'entrée aux centres et que les meilleurs gagnent leur billets;j'accorde plus de crédit à un onze mérité qu'à un quatorze ,fruit de la fraude lors des examens ,note faussée aussi à la base par des cours payants dispensés par un professeur corrompu et Dieu sait qu'il y en a.
Qu'à l'examen de sortie des centres en question,on ne rachète pas des fainéants à 07,5 sur vingt!
Pour le recrutement des enseignants dans les lycées,plus de cycle spécial mais seulement les quatre années de l'ENS;la politique du cycle spécial a déjà fait des ravages surtout en ce qui concerne les matières scientifiques et on refuse de se rendre à l'évidence. Dans les facultés,une première année doit être consacrée à l'initiation des étudiants aux travail universitaire: méthode de travail,informatique,recherche, préparation et rédaction des mémoires...Que le toisième cycle soit à la portée de tous et non un master laissé au bon vouloir des professeurs...Il se passe là des choses horribles à raconter! Que l'état s'engage à conclure un partenariat avec les institutions privées de l'enseignement: Le ministère de l'éducation doit s'engager à former des enseignants recrutés par le privé et doit interdire en échange que ce dernier recrute des professeurs et des instituteurs qui exercent déjà dans le public . Arrêtons donc l'hémoragie au plus vite car un individu qui travaille ici et là ne peut en aucun cas s'acquitter de sa tâche comme il faut . Que les maudits cours payants soient interdits et quiconque en a besoin n'a qu'à aller les prendre dans les écoles privées et non auprès des enseignants du publics,moins encore auprès de son professeur officiel.
Le livre scolaire officiel est à banir;trop d'enseignants, au fondamental avec ses deux cycles, ne" foutent" plus rien à part indiquer la leçon à préparer,le texte -le huitième d'un chaître du saint Coran!-à copier ou encore la page des exercices et des questions,selon la discipline, à faire. Le ministère doit se contenter de fixer les programmes et laisser se débrouiller l'enseignant. Voici quelques suggestions pour tenter de lever la malédiction qui s'abat sur notre enseignements et la liste demeure ouverte....
Sans états d'âme et merci à libération d'avoir permis ce débat.

6.Posté par boubou le 08/11/2012 09:45
El Ouafa doit dégager et céder la place à un autre ministre consciencieux et honnête. Déjà le fait d'insulter
une jeune fille dans une classe devant ses camarades en lui disant "Ach Tadiri Nti Hna, Khassak 3a Rajal"
est un délit qui n'a pas été malheureusement réprimandé. Il a piétiné sur les sentiments d'une fillette et par
voir de conséquence sur la constitution. Pourquoi il ne voit pas du côté de son foyer. Le chameau ne voit que la bosse des autres. Quel gouvernement !

7.Posté par Mario López-marocain de coeur le 18/11/2012 17:33
Pour comprendre le probleme il faut lire le livre: "Le drame linguistique marocain" de Fouad Laraoui. Editions Le Fennec
18-11-2012

8.Posté par A Khalef le 19/11/2012 10:50
A propos de "Ach Tadiri Nti Hna, Khassak 3a Rajal"


Les parents paient des impôts, pour entre autres, garantir à leurs enfants d’étudier dans de bonnes conditions, dans une école qui prône les valeurs civiques, du droit, du respect, qui forge leur personnalité et les prépare à s’ouvrir sur le monde.
Se sentant humiliée, traumatisée, après la tonitruante visite de Monsieur le ministre de l’éducation nationale à son établissement, Raouia la jeune fille de 12 ans, qui comptait sur l’école, pour la sauver des méfaits de l’analphabétisme, a décidé de renoncer à ses aspirations et de s’enfermer définitivement chez elle. Déçus, ses parents ne savent plus à quel saint se vouer.
Si Raouia ne retourne pas à l’école et si elle ne bénéficie pas d’un soutient psychologique, « l’incident regrettable » se transformera, en une tragédie pour les parents de cette jeune fille et en une source d’anxiété pour toutes les familles qui font encore confiance à l’école public.

Raouia a droit d’être respectée comme elle est, dans une école qui éduque, qui instruit et qui permet l’épanouissement, l’émancipation et l’insertion dans la société.
Aucune raison valable ne peut justifier l’oublie du cas de cette jeune fille. Je reste persuadé qu’il sera mis fin à ce quiproquo incessamment, pour que la jeune fille puisse retourner, au plutôt, à son l’école.
Une fois Raouia à l’école, on cessera de dire, qu’elle a décroché, non pas pour des problèmes scolaires, ni retenu à la maison de force par son père, ni pour d’autres motifs de ce genre, mais pour avoir été humiliée par le ministre de l’enseignement en personne qui l’a ainsi privé de son droit fondamental ; poursuivre ses études. On cessera aussi de dire que Monsieur El OUAFA encourage le mariage de filles mineures.
Il y a urgence. Plus le problème dure, plus cette fille, aura du mal à s’adapter aux exigences de l’enseignement et l’accumulation des retards lui provoquera un blocage insurmentable vis-à-vis de l’école.
Il faut s’occuper du sort de cette jeune fille, au plus vite, lui porter une attention particulière et l’aider à retrouver la motivation et le goût de travailler, sans cela il serait difficile de défendre la thèse du caractère humoristique, jovial, attribué aux originaires de la ville ocre.

9.Posté par Belhajilali le 20/11/2012 07:45
Qu'un ministre s'abaisse à un tel niveau et se livre à des propos pareils dépasse l'entendement.Des enseignants ont été sanctionnés par le conseil de discipline pour beaucoup moins.Dans cette affaire ,je regrette,le mauvais goût le dispute à l'absence du sens de la mesure.Suggérer trois hommes à une fille de 12 ans est inqualifiable!Mais,nom de tous les diables de l'enfer ,où va-t-on?

Nous sommes dans un état de droit ;les parents de Raouia doivent porter plainte et s'il n'ont pas les moyens de se payer un avocat,que les institutions de défense des droits de l'enfant bougent un peu ;le reste n'est que vaine littérature.

Sous d'autres cieux,devant une affaire pareille,toute sorte de collectifs se seraient constitués pour remuer ciel et terre,puis faire renvoyer le ministre méditer sur sa triste prestation .Je ne parle pas de la presse ...

10.Posté par Mohamed El jerroudi le 21/11/2012 17:29
Je viens de lire cet article intitulé Le manifeste d’El Ouafa, et je suis perplexe.Car à ma connaissance un manifeste se fait au pluriel, jamais au singulier .Alors sil appartient à monsieur le ministre de dire « Son manifeste » je me demande pourquoi il fait appelle aux autres . Quand on accepte un poste politique, on assume .
Et responsable. Nous nous sommes plus à l »époque des paroles porteuse d’idiologie. Ce sont les actes qui font l’homme .Chacun a sa version de l’histoire du Maric .La mienne ne vous croit pas monsieur le ministre

11.Posté par IMANE le 18/12/2012 21:26
Comme si elle n’avait plus de problème à régler ni de projet à conclure, la Direction du Système d’Information (DSI) est en train de jouer la chasse au sorcière contre ses propres fonctionnaires et agents sous prétexte de chasser les fantômes/fonctionnaires. Malheureusement, la Directrice de la DSI se met de nouveau à évidence en vidant le projet de son esprit qui n’est autre que d’encourager la transparence, l’efficience et surtout la rationalisation des ressources financières.

Si j’ai bien compris le gouvernement prétend chasser les fantômes, mais à la DSI, et c’est message claire Monsieur Louafa qui veut mettre fin à « zroud », ce qui est très bien, on harcèle les gens et on abuse de « l’autorité » au point du ridicule. Madame la Directrice de DSI a ordonné un control extrême des absences mais aussi des présences : tout celui ou celle qui ne pointe pas à l’entrée est considéré « absent » même si il/elle passe toute la journée au bureau.

Pire encore, des menaces sont prononcées par des responsables de l’administration ignorant que le processus de control est en train de se mettre en place, qu’il a besoin de mesures d’accompagnement comme la généralisation des badges professionnelles ; le transport ;la cantine…. Eh ceux qui ne possèdent pas la fameuse carte de pointage sont harcelé quotidiennement, et cela pose la crédibilité de la décision du gouvernement et pose la question sur la légalité des comportements de l’administration aussi bien envers le code de la fonction publique mais aussi du droit constitutionnel.

Madame la Directrice de la DSI qui contrairement aux lois en vigueur est resté à son poste plus que six ans, continue avec sa politique de marginalisation, de dilapidation de l’argent public. La majorité de projet informatiques en cours sont soit développer par des sociétés privé soit sont préparé à travers un vulgaire copier/coller d’autre projet suspendue.

12.Posté par A Khalef le 16/01/2013 11:42
L’école privée : bouc émissaire
Alors que les parents incriminent les cours particuliers que certains enseignants du publique proposent, ou imposent, à leurs propres élèves -souvent dans des conditions incommodes et dont les conséquences peuvent être dramatiques au moindre imprévu - le Ministère de l’Education Nationale (MEN) attaque l’enseignement privé.
Les véritables problèmes de l’école publique ce ne sont pas les quelques enseignants qui donnent des cours dans le privé. L’école privée, en générale, ne fait appel qu’aux éléments brillants, chevronnés, ceux qui ont une bonne réputation dans leur structure d’origine. Interdire les heures sup revient à démotiver ces enseignants, qui aiment leur travail et qui honorent leurs engagements aussi bien dans le public que dans le privé. Les sanctionner ainsi serait une décision inopportune et inefficace.
Le sujet est plus complexe et si l’école ne répond plus aux besoins des élèves et à l’attente de leurs parents, seul le MEN en est responsable.
Ne serait-il donc pas plus judicieux de se demander, pourquoi les parents désertent l’enseignement public et supportent les frais excessifs du privé?
Pour remettre l’école à niveau et réduire les doléances qui émanent de toutes parts, il est indispensable de développer la dimension humaine, consolider les valeurs de la citoyenneté, l’éthique et améliorer les conditions de travail en parallèle avec la formation et la technicité.
Pourquoi par exemple, il est impossible d’avoir un débat clair à propos:
- des contenus et méthodes d’enseignement?
- des moyens mis à la disposition d’un directeur d’école public, face aux problèmes de l’insécurité et de l’indiscipline et face à la surpopulation de son école et le manque de personnel ?
- des moyens mis à la disposition d’un enseignant face à des classes hétérogènes et surchargées ?
- des conséquences des débrayages continus ?
- du problème de l’arabe, langue d’enseignement au secondaire et le français au supérieur ?
- du passage du primaire au secondaire qui participe au nivellement par le bas ?

Il est urgent de faire le nécessaire pour bannir ce constat alarmant et ce climat de tension qui règne dans ce secteur. Il est temps d’outiller l’école en général, pour enrayer ou du moins réduire les disfonctionnements récurrents qui entravent son bon fonctionnement et en faire une école agréable, incitative.
Que les élèves ne se retrouvent plus dans la rue à chaque fois qu’un enseignant tombe malade. Qu’un directeur puisse intervenir efficacement par exemple, quand la correction d’un devoir n’est pas faite correctement, ou n’est pas faite du tout.
Il existe des écoles élémentaires, des collèges et lycées qui fonctionnent bien il faut multiplier ces exemples en partenariat avec de réelles associations de parents d’élèves, capables de traiter les vrais problèmes de l’école avec l’administration.

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