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Le gouvernement Benkirane recourt à la violence pour museler le SDJ


Intervention musclée contre un sit-in à Ksar El Kébir



Le gouvernement Benkirane recourt à la violence pour museler le SDJ
Le Syndicat démocratique de la justice (SDJ) affilié à la FDT) continue d’être réprimé par le gouvernement Benkirane. Après que Mustapha Ramid a fait pression sur 2M pour écarter Abdessadek Saaidi, secrétaire général du SDJ (pourtant majoritaire dans le secteur) de l’émission Moubacharatane Maakoum consacrée à la réforme de la justice et diffusée mercredi dernier,  les forces de l’ordre ont tenté, avant-hier (mardi), de déloger les membres de ce syndicat en sit-in au sein du tribunal de première instance de Ksar El Kébir pour protester contre les mesures répressives du ministre de la Justice et des Libertés, nous a indiqué Charifi Alaoui, membre du bureau national du SDJ.
 La dernière décision répressive dont ce syndicat a été l’objet est celle prise par Ramid contre Fakhreddine Benhaddou, secrétaire général adjoint du syndicat, qui a été démis de ses fonctions en tant que responsable du secrétariat-greffe du tribunal de première instance de la ville nordique. Son seul péché, selon le ministre, est d’avoir participé à un mouvement de protestation contre le ministre PJD alors qu’il inaugurait le nouveau siège  dudit tribunal.
« Nous observions un sit-in pacifique dans l’enceinte du tribunal quand les forces de l’ordre sont intervenues avec violence mardi vers 18 heures pour nous faire quitter les  lieux », assure Benhaddou. Et d’ajouter que deux militants du syndicat ont été blessés et transportés à l’hôpital pour recevoir les soins nécessaires, et que certains membres du SDJ ont été dépouillés de leurs téléphones portables ou de leurs caméras de peur qu’ils n’«immortalisent» cette intervention musclée. Le dirigeant du SDJ accuse Mustapha Ramid d’être derrière cette escalade et de la situation chaotique qui règne dans le secteur de la justice, car, selon Benhaddou, il est « entêté » et « narcissique ». Mais, apparemment rien ne pourrait dévier le SDJ de sa voie, ni ébranler sa volonté de continuer à militer pour faire valoir ses droits. « Ni la provocation, ni les mesures répressives ne peuvent arrêter notre action », tranche-t-il. Ainsi, les membres du syndicat ont-ils repris hier leur sit-in au sein du tribunal de première instance de cette ville. Et le 1er février à Ksar El Kébir, ils vont se mobiliser, selon un communiqué de la section localedu SDJ, pour participer à la marche nationale sur Tanger où se tiendra un nouveau round du dialogue national sur la réforme de la justice organisé par ministère de la Justice et des Libertés.
Ce n’est pas la première fois que le gouvernement Benkirane recourt à la violence pour museler le SDJ et mater l’action syndicale. Il y a quelques mois, les forces de l’ordre sont intervenues brutalement contre les militants du syndicat qui protestaient pacifiquement à Ifrane devant les lieux où se tenait un round de ce même dialogue sur la réforme de la justice

Mourad Tabet
Jeudi 31 Janvier 2013

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