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Le front syndical de la SAMIR saisit le chef du gouvernement

Reprendre l’activité et éponger les dettes




Entre autres dossiers revendicatifs qui interpellent le gouvernement Othmani, il y a celui tout aussi crucial de la SAMIR, unique raffinerie du pays  victime d’une gestion  ratée. C’est d’autant plus triste que ce sont les employés  acculés à une situation dont ils ne sont pas responsables qui en paient les frais.
Aussi le front syndical  de la SAMIR vient-il de rappeler au chef du gouvernement l’urgence  de résoudre un problème qui perdure depuis août 2015.  
Parmi ses revendications,  il y a lieu de citer en premier la reprise de la production et la garantie des droits des salariés, d’autant plus qu’il a exprimé sa volonté de ne ménager aucun effort pour  faire réussir la procédure de la liquidation totale, et ce en vue de préserver la continuité, l’emploi et le recouvrement des dettes.
Dans la lettre envoyée au chef du gouvernement, les 3 syndicats dont la FDT, ont   demandé que toutes   les mesures permettant le redémarrage de la raffinerie soient prises, et ce pour l’intérêt du pays et des Marocains. Puisque la  liquidation totale de la Samir aura des conséquences graves dans un avenir proche si rien n’est fait par les pouvoirs publics.
En effet, les syndicats estiment  qu’il y a la possibilité de perdre 3.500 emplois intérimaires et 900 CDI ainsi que la privation de 1.500 retraités et employés  de la couverture médicale complémentaire et la menace de dégraissage de personnels des 400 entreprises inscrites sur la liste des créanciers et des 200 sociétés de sous-traitance.
Et de poursuivre que la faillite de la SAMIR, unique raffineur du Maroc, a fini par frapper de plein fouet l’ensemble des Marocains et, un an et huit mois après sa mise à l’arrêt, l’impact d’une telle situation a commencé à se ressentir  non seulement au niveau du pouvoir d’achat des Marocains, mais également de celui de l’économie nationale en général et de  la sécurité énergétique du pays en particulier.
Par ailleurs, la ville de Mohammedia risque également gros. En effet, elle pourrait être privée de près d’un milliard de DH de recettes commerciales générées par les salariés de la SAMIR. Pis, 10% de la population de la ville est menacée dans son droit au travail, à la santé, à l’éducation et à une vie digne.   Le port de la ville a été lui aussi négativement impacté comme en atteste la régression de son activité. En outre, plus de 1.200 étudiants ont été privés de stages et de formations au sein de cette raffinerie et les fonds alloués auparavant par cette société au financement des activités  sportive, culturelle, sociale et artistique dans la ville ainsi qu’à l’entretien des espaces verts et des plages ne le sont plus désormais.
Il ne serait pas inutile de rappeler que  la situation actuelle  de la SAMIR  n’est pas du tout claire, et que le tribunal poursuit l’examen des appels d’offres les plus intéressants tout en menant son enquête sur les dettes de l’entreprise.  La SAMIR   qui a reçu l’aval de la justice de poursuivre ses activités jusqu’au  21 juillet 2017  se doit donc de trouver un nouveau  preneur.

Larbi Bouhamida
Mercredi 3 Mai 2017

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