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Le chef du gouvernement thaïlandais jugé pour abus de pouvoir

Verdict aujourd’hui concernant sa destitution




Le chef du gouvernement thaïlandais jugé pour abus de pouvoir
Yingluck Shinawatra a comparu mardi devant la Cour constitutionnelle de Thaïlande, qui rendra mercredi son verdict sur les accusations d’abus de pouvoir susceptibles de contraindre le Premier ministre à la démission. Confrontée depuis six mois à des manifestations qui appellent à sa démission, Yingluck Shinawatra s’est accrochée au pouvoir et la contestation a légèrement reflué, mais la tension reste forte, ses partisans menaçant de battre à leur tour le pavé si elle était destituée.
Les “chemises rouges”, qui la soutiennent, et l’opposition ont prévu de manifester dans ou autour de la capitale Bangkok la semaine prochaine, ce qui alimente la crainte de nouvelles violentes confrontations.
Yingluck Shinawatra est accusée d’abus de pouvoir pour avoir démis le chef du Conseil national de sécurité, Thawil Pliensri, en 2011. Si elle est reconnue coupable, elle pourrait être contrainte de démissionner et tout l’exécutif avec elle.
La chef du gouvernement s’est défendue d’avoir pris seule la décision de démettre Thawil Pliensri, expliquant que celle-ci avait été prise en conseil des ministres.
“Je ne suis pas intervenue dans le processus décisionnaire”, a-t-elle dit devant la Cour constitutionnelle. “Je n’ai jamais tiré aucun avantage de la mutation de fonctionnaires.”
Le Premier ministre doit répondre de plusieurs autres chefs d’accusation, dont celui de manquement à ses obligations dans la gestion du coûteux système de subvention de la riziculture. 
Elle a été entendue en mars par la Commission nationale anticorruption, dont le jugement est attendu ce mois-ci. Elle risque une destitution et cinq années d’inéligibilité.
La Thaïlande traverse depuis des années une crise politique qui a souvent pris un tour violent. Elle oppose d’un côté les classes moyennes de Bangkok et les élites conservatrices, et de l’autre des militants souvent issus de milieux modestes et ruraux, partisans de Yingluck Shinawatra et de son frère Thaksin, ancien Premier ministre en exil, chassé du pouvoir par l’armée en 2006 et condamné pour abus de pouvoir en 2008. 

REUTERS
Mercredi 7 Mai 2014

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