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Le budget de Casablanca débloqué : Les dettes du Conseil de la ville bientôt épongées




Le budget de Casablanca débloqué : Les dettes du Conseil de la ville bientôt épongées
Mohamed Sajid, maire de Casablanca, peut, enfin, respirer. Le ministère de l’Intérieur vient d’adopter le budget du Conseil de la ville après neuf mois de blocage, privant ce dernier des ressources financières à même de lui permettre d’honorer ses engagements.
La décision du ministère de l’Intérieur permettra donc au Conseil de la ville de régler ses fournisseurs. Le vice-président du conseil, Ahmed Brija, a confirmé, dans une déclaration à « Libé », que le montant du budget de gestion en question avoisine les 267 milliards de centimes. Et d’expliquer que le Conseil de la ville devra dans les prochains jours payer les arriérés dus aux sociétés de collectes des déchets et qui s’élèvent à près de 49 milliards de centimes même si ces sociétés ne respectent pas les cahiers des charges.
Le conseil devra également calmer la grogne des fonctionnaires et des syndicats qui les représentent. Lesquels fonctionnaires attendent depuis des mois de voir régler leurs prestations sociales. Dans ce sens, Ahmed Brija a confirmé que le conseil de la ville débloquera prochainement un montant de 130 milliards de centimes consacré aux salaires des fonctionnaires et aussi pour payer les heures supplémentaires et les cotisations sociales dues. Le déblocage du budget permettra également aux associations de recevoir des subventions du Conseil de la ville.
Il faut rappeler que ledit conseil vit dans un blocage presque total, depuis deux années, dû à une crise politique au sein de la coalition qui gouverne la ville et qui se compose principalement de l’UC, du RNI, du PAM et du PJD.
Pour Mustapha Rahin, membre indépendant du Conseil de la ville, la situation actuelle est « tout à fait normale », car la coalition qui a vu le jour après les élections de 2009,  « n’est pas homogène ». Et d’ajouter que le conseil, au lieu d’élaborer une stratégie quinquennale, a vécu une guerre de positions entre les partis composant la coalition notamment le PAM et le PJD.
« Casablanca, la plus grande ville du Royaume, est la dernière dont le budget a été approuvé par le ministère de tutelle », ironise Mustapha Rahin dans une déclaration à « Libé ».
Mais ce qui préoccupe M. Rahin, c’est que même si le ministère de l’Intérieur a approuvé le budget, le Conseil de la ville se contentera uniquement de la gestion quotidienne sans pour autant avoir la capacité et les fonds nécessaires pour réaliser ses projets et honorer ses engagements envers des partenaires avec lesquels il  avait signé des conventions comme c’est le cas pour le ministère de l’Equipement.
Dans ce sens, M. Rahin a exhorté le ministère de l’Intérieur à intervenir pour mettre fin à ce qu’il considère comme une « anarchie qui règne dans la collecte des recettes, sinon le budget de la ville souffrira de déficit durant les trois prochains mois».

Mourad Tabet
Mardi 25 Septembre 2012

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