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Le SNESup dénonce la volonté du gouvernement d’en finir avec l’université publique

Abdelkrim Madoun appelle à une véritable réforme de l’enseignement supérieur




Le SNESup dénonce la volonté du gouvernement d’en finir avec l’université publique
Le Syndicat national de l'enseignement supérieur (SNESup-Maroc) a indiqué dernièrement que le secteur souffre d'une «anomalie structurelle» qui nécessite une volonté nationale en vue de conduire une réforme globale de l'enseignement supérieur.
Dans un document distribué lors d'une conférence de presse sur «la rentrée universitaire et la situation de l'université publique», le syndicat souligne la nécessité d'une réforme globale de l'enseignement supérieur au Maroc en tant que vecteur de développement économique et social, faisant part de son rejet de la politique du ministère de tutelle qui cherche, selon lui, à «en finir avec l'université publique».
Selon le secrétaire général du syndicat, Abdelkrim Madoun, la grève nationale du secteur intervient en réaction aux décisions prises de manière unilatérale par le ministère de tutelle, notamment le projet de loi 00/01 relatif à l'organisation de l'enseignement supérieur, ou encore la décision de relever l'âge de la retraite des professeurs chercheurs sans consulter le syndicat. Et d'ajouter que la grève ne sera pas une «période de repos» notant que la première journée sera marquée par l'organisation d'assemblées locales, qui seront suivies le lendemain par des sit-in devant les sièges des présidences des universités alors que le dernier jour sera consacré à la tenue d'assemblées générales régionales encadrées par des membres du bureau national du syndicat.
La conférence a été aussi l'occasion pour exposer la position du syndicat vis-à-vis de plusieurs questions, notamment la création de l'Agence nationale de l'évaluation de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique, ainsi que d'instituts de formation payante dans des filières comme la médecine et l'architecture.
M. Madoun a fait part en ce sens du rejet total du syndicat de la création desdites facultés privées qui, à ses yeux, dénotent une «approche rentière» et ne font qu'épuiser les ressources humaines et matérielles des universités publiques, faisant observer que leur création est en contradiction totale avec les dispositions de la Charte nationale d'éducation et de formation, notamment l'article 173.
Il est par ailleurs revenu sur les conditions de travail «inadéquates» des professeurs chercheurs, mettant l'accent sur la nécessité d'accompagner la hausse de l'effectif des étudiants universitaires en allouant davantage de moyens humains et matériels aux universités.
M. Madoun a indiqué que le SNESup-Maroc aspire à nouer un «vrai partenariat» avec le ministère de tutelle en vue d'une réforme globale de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique, faisant observer que le syndicat se joindra à toute action syndicale visant à défendre aussi bien le professeur que l'étudiant.  

Vendredi 26 Septembre 2014

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