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Le Real s’adjuge sa 32ème Liga




Le Real s’adjuge sa 32ème Liga
Le Real Madrid a été sacré champion d’Espagne, quatre ans après son dernier titre en Liga, en l’emportant en costaud (3-0) mercredi sur le terrain de l’Athletic Bilbao grâce à des buts signés Higuain, Özil et Ronaldo, ce titre provoquant des scènes de liesse dans la capitale madrilène jusque tard dans la nuit.
Grâce à leur victoire, les Madrilènes, qui pointent à sept longueurs du Barça à deux journées de la fin, ne peuvent en effet plus être rejoints par les Catalans, vainqueurs eux un peu plus tôt à domicile de Malaga (4-1).
Pour la deuxième saison de José Mourinho à la tête de la Maison blanche, les Merengue, qui avaient dû laisser les trois derniers titres de Liga au Barça, ont cette fois pris leur revanche sur leur éternel rival.
Au même moment où Ronaldo et les siens s’embrassaient sur la pelouse de la Cathédrale de San Mames, des dizaines de supporteurs merengue commençaient à converger vers la fontaine de la déesse Cibeles à Madrid, lieu de célébration traditionnel des titres du club blanc.
Plusieurs centaines de supporteurs affûblés d’écharpes du club merengue et de drapeaux de l’Espagne s’étaient réunis après l’annonce du titre du Real dans ce lieu central de Madrid pour une première célébration spontanée qui précède celle de jeudi en compagnie des joueurs et du staff.
«Que saute, que saute la Cibeles» et «Madrid champion, il n’y a qu’un Madrid», auront ainsi résonné jusque tard dans la nuit.
Pour Ronaldo, lui aussi sacré champion mercredi et auteur d’un but contre l’Athletic, il reste toutefois un combat à remporter cette saison: son duel personnel avec Messi, qui mène les débats- 46 à 44- au classement des buteurs après son triplé face à Malaga.
Contre l’Athletic, le Real aura pris d’entrée de jeu ses responsabilités. Le gardien basque Iraizoz devait ainsi sortir dès le début dans les pieds d’Higuain, qui avait créé la surprise en étant titularisé à la place du Français Benzema.
Dès la 11e, les Blancs se voyaient ensuite offrir leur première balle de match: un penalty sifflé à juste titre pour une main de Javi Martinez à la suite d’une tête de Ramos. Mais Ronaldo, qui ruminait sans doute encore le penalty manqué lors de la séance de tirs au but face au Bayern en Ligue des Champions, voyait Iraizoz détourner sa tentative de panenka.
Mais le Real savait très vite se ressaisir. Sur un sublime enchaînement à trois entre Ronaldo, Özil et Higuain, l’attaquant argentin s’ouvrait le chemin du but et fusillait Iraizoz des 16 mètres (1-0; 16).

Ronaldo à deux buts de Messi
Et après un penalty dont aurait pu bénéficier l’Athletic pour une main de Khedira dans la surface, les Merengue enfonçaient le clou: sur un contre redoutable, Ronaldo offrait un caviar à Özil qui croisait parfaitement son tir du gauche (2-0; 20).
L’Athletic, fidèle à lui-même, ne rendait toutefois pas les armes: à la 37e, le Real se voyait ainsi sauvé par sa transversale après un missile d’Ibai Gomez qui avait pris sa chance à la suite d’un coup franc dégagé par Casillas. Mais les Blancs répliquaient immédiatement par Özil dont la frappe du droit se fracassait à son tour sur la barre (38).
En deuxième période, les Blancs, sans doute portés par un titre qu’ils sentaient toujours plus proche et aidés ensuite par l’exclusion de Javi Martinez à la 72e, prenaient plus nettement le dessus sur leurs rivaux. Dès le retour des vestiaires, Ronaldo, bien servi sur un corner d’Özil, inscrivait ainsi le troisième de la tête (50).
De son côté, le FC Barcelone n’aura lui pas mâché le travail au Real en l’emportant (4-1) face à Malaga, grâce notamment à une nouvelle démonstration de Messi.
Pourtant diminués par les absences de Xavi, Piqué et Alexis Sanchez, tous blessés, les Catalans n’ont laissé Malaga espérer que durant 26 minutes: but de Puyol (13e) pour le Barça et égalisation de Rondon. Ensuite, le triple Ballon d’or a livré un véritable récital: trois buts dont deux penalties en 29 minutes.

Ils ont dit

José Mourinho (entraîneur du Real Madrid au micro de la Sexta): «Honnêtement, cela a été mon titre le plus difficile (sur les sept remportés en championnat par le Portugais). En Italie, ce fut dur aussi pour l’un d’entre eux, mais pas comme ici. Ici, jusqu’au dernier jour, personne ne lâche rien. Personne ne nous a rien offert, nous nous sommes battus du premier au dernier jour. Il n’y a qu’à voir comment l’Athletico a joué ce soir, avec tant d’engagement. Le Barça aussi s’est efforcé de gagner tous ses matches, même s’il a eu quelques penalties discutables. C’est un grand adversaire, ils ont essayé de pousser la rivalité avec nous aussi loin que possible. C’est un club de grande tradition, je pense donc qu’eux aussi savent que nous avons mérité cette Liga»

Aitor Karanka (entraîneur adjoint du Real Madrid): «Cela n’a pas été facile, bien au contraire. Il y a beaucoup de travail derrière, durant l’avant-saison et ensuite en cours de saison. Mais ce groupe est fantastique. Il mérite cette Liga. Je crois aussi que l’on a pu voir le caractère de cette équipe dans les moments les plus délicats. Quand de l’extérieur, on pouvait penser que nous allions lâcher prise, c’est justement là, en restant soudés que nous nous sommes montrés les plus forts. Si l’ère du Barça est révolue? Nous ne pensons pas à une autre ère que celle du Real. L’an dernier, nous étions déjà satisfaits parce que nous avions renoué avec un titre- la Coupe du Roi- que nous n’avions plus remportée depuis longtemps. Cette saison, je crois que nous avons fait un pas de plus en décrochant la Liga qui récompense la régularité.»

Iker Casillas (gardien et capitaine du Real Madrid): «Cela n’a vraiment pas été facile. Je crois qu’il y a eu deux ou trois moments assez durs. Je me rappelle du match nul contre Santander, de la défaite à l’aller face à Levante. Et puis il y a un mois et demi, il y a eu des deux nuls contre Malaga et Villarreal. Mais dans ces moments, nous avons justement su réagir et faire preuve de caractère. Je pense que c’est dans de tels moments que nous avons remporté le titre. Avec naturellement les deux rencontres sur les terrains de l’Atletico et du Camp-Nou. Là-bas, nous avons su taper du poing sur la table et nous montrer supérieurs au Barça.»

Xabi Alonso (milieu de terrain du Real Madrid): «Nous avons livré une saison très pleine, très bonne dans l’ensemble. Ce fut très dur, très long. Je pense que nous avons aussi du mérite d’être sacrés comme ça chammpions à deux journées de la fin. C’est un très beau titre».

Gonzalo Higuain (avant-centre du Real Madrid): «Je suis très heureux ce soir. Cela aura été dix mois très longs. Voilà cinq ans que je joue ici et j’ai gagné différents titres avec le Real. Mais nous avons vraiment fait une saison incroyable. Nous méritons ce titre. Ce soir, je ne vais pas parler de mon avenir (des rumeurs donnent Higuain partant). Chaque fois que j’ai l’occasion de jouer, je donne tout pour l’équipe et les gens le savent. ce soir, il faut savourer car une occasion pareille ne se présente pas tous les jours».

Les Madrilènes sacrés dans la presse

«Champions!», «Le meilleur», «Mourinho champion d’une grande Liga», saluait jeudi la presse espagnole après le 32e titre de champion d’Espagne du Real Madrid, célébré dès mercredi soir à Madrid par quelque 2.000 supporteurs avant la grande fête prévue jeudi. «Champions ! Champions!», proclamait le journal sportif As sur la première et dernière page, affichant en Une, comme de nombreux autres journaux, la photo de l’entraîneur du club José Mourinho porté en triomphe par ses joueurs après la victoire mercredi à Bilbao (3-0).
«Le meilleur», titrait Marca en soulignant le «32e titre de Liga (remporté) avec les valeurs qui ont marqué l’équipe de Mourinho pendant toute la saison: pression, rapidité, effort, engagement, verticalité, attaque et but».
«Conclusion idéale pour un championnat parfait», jugeait AS, mettant en exergue le bilan impressionnant de l’équipe madrilène, victorieuse de la Liga à deux journées de la fin, avec 30 victoires, deux défaites et quatre matches nuls, et un record de 115 buts.
Un triomphe salué aussi par les journaux généralistes, qui rappelaient que les supporteurs se sont donné rendez-vous jeudi soir sur la traditionnelle place Cibeles, au coeur de Madrid.
«Champion des champions», «Champion d’une grande Liga», écrivait El Pais, qui rappelait que le Real avait laissé échapper les trois derniers titres en faveur de ses rivaux du FC Barcelone.
«L’entraîneur portugais a transformé le Real Madrid. Il a remporté la Liga avec un football différent, plus physique et tactique», commente aussi le quotidien ABC, saluant Mourinho qui a désormais été couronné dans quatre championnats différents, au Portugal, en Angleterre, en Italie et en Espagne.
«Messi, le roi du but», préférait titrer le quotidien catalan Sport, saluant le triplé de l’Argentin face à Malaga et reléguant le sacre du Real en bas de page.
Messi «la «Torpille», clamait aussi en Une son confrère Mundo Deportivo, soulignant que la Pulga vient de battre avec 68 buts toutes compétitions confondues le record de buts (67) marqués en une seule saison par l’Allemand Gerd Müller avec le Bayern Munich lors de la saison 1972-73.

Mourinho porté en triomphe par ses joueurs

Le Real s’adjuge sa 32ème Liga
L’entraîneur portugais du Real Madrid José Mourinho, vainqueur de la Liga pour sa deuxième saison passée sur le banc des Blancs, a été porté en triomphe par tous ses joueurs, aussitôt sifflée la fin du match remporté contre l’Athletic Bilbao.
Après une saison où le Real aura mené le championnat de bout en bout, mais où des anicroches seront survenues en début de saison entre certains joueurs et Mourinho, ces brouilles passagères étaient oubliées par des joueurs madrilènes qui auront porté leur entraîneur en triomphe à la fin du match.
«The Special One» aura en revanche continué à bouder la presse, refusant de s’exprimer à chaud au micro de la chaîne la Sexta, qui retransmettait le match contre Bilbao.
Il a aussi choisi de faire l’impasse sur la traditionnelle conférence de presse d’après-match, préférant donner quelques interviews dans le bus de l’équipe.
Après avoir déjà remporté plusieurs championnats au Portugal avec le FC Porto, en Angleterre avec Chelsea, en Italie avec l’Inter Milan, l’entraîneur portugais rejoint l’Italien Trapattoni et l’Autrichien Happel dans le cercle très fermé des entraîneurs ayant triomphé dans quatre pays différents.

Guardiola félicite le Real du bout des lèvres

Le Real s’adjuge sa 32ème Liga
L’entraîneur du FC Barcelone Josep Guardiola a félicité du bout des lèvres mercredi soir le Real Madrid pour son titre de champion d’Espagne tout en reprochant aux Madrilènes leur attitude, selon lui, antisportive durant cette saison.
«Le Real mérite d’être champion, mais nous avons aussi tu beaucoup de choses», a ainsi glissé de manière sibylline le coach catalan en conférence de presse mercredi après la victoire du Barça 4-1 à domicile face à Malaga.
A quoi fait allusion Guardiola à travers ces propos? A l’agression physique de José Mourinho contre son adjoint Tito Vilanova, appelé à lui succéder la saison prochaine, lors de la Supercoupe d’Espagne? Ou à certains gestes antisportifs entrevus lors des clasicos cette saison, comme lorsque le Madrilène Pepe avait marché volontairement sur la main de Lionel Messi ?
Guardiola a, en tout, cas félicité le Real Madrid du bout des lèvres en se plaignant également de l’arbitrage alors que le Barça a pour règle de ne jamais contester les décisions des directeurs de jeu.
«Aujourd’hui (contre Malaga), ils nous ont sifflé deux penalties. Maintenant, ça n’a plus d’importance, mais ça vient un peu tard», a fait remarquer Guardiola qui a annoncé son départ du Barça à la fin de cette saison après quatre ans passés à la tête du club.
«Je m’en vais pour avoir à nouveau besoin du football, chose que je ne ressens plus pour l’instant», a-t-il expliqué à propos de son départ.

AFP
Vendredi 4 Mai 2012

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