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Le Maroc et l’Union européenne entament le deuxième round de l’ALECA

Revaloriser l’accord d’association




Le Maroc et l’Union européenne entament le deuxième round de l’ALECA
Le Maroc et l’Union européenne franchissent un nouveau pas dans leurs relations bilatérales. Ce deuxième round  de négociations sur l’accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA) entamé hier à Bruxelles vise à mieux arrimer l’économie marocaine au marché européen et partant à permettre une meilleure fluidité des transactions et des échanges dans le cadre d’un système de gouvernance plus transparent et en harmonie avec les impératifs de la mondialisation.
Le Maroc est le premier pays de la rive Sud de la Méditerranée à avoir bénéficié d’un aussi important accord complet et approfondi.
L’Union européenne et le Maroc ont entamé, le 22 avril dernier à Rabat, la première session de ces  négociations en vue de la conclusion d’un  accord final.  L’annonce officielle du début de ces pourparlers a été faite lors de  la visite de José Manuel Barroso à Rabat en  mars dernier. Selon  le négociateur en chef de l’UE, Ignacio Garcia Bercero, ce round portera  essentiellement sur les services, le seul grand domaine économique qui n’est pas couvert par les accords actuels entre l’UE et le Maroc, ainsi que sur toutes les questions réglementaires du domaine des affaires. Mais l’accord vise globalement  la revalorisation de l’accord d’association existant, qui a déjà  atteint sa phase finale de démantèlement tarifaire, le 1er mars 2012. Il vise également l’approfondissement des relations économiques existantes dans un ensemble de domaines qui ne sont pas encore couverts, telles que la défense commerciale,  la transparence, la concurrence, la douane et la facilitation des échanges ainsi que les énergies liées au commerce.L’accord concerne également le domaine lié aux obstacles non tarifaires et obstacles techniques au commerce, les  droits de la propriété intellectuelle, les  mesures sanitaires et phytosanitaires, les services, les droits d’établissement et mouvements de capitaux ou encore les marchés publics et le commerce et développement durable. C’est dire que le Maroc doit opérer des changements à plusieurs niveaux, notamment sur les plans juridique et politique. A commencer par l’opérationnalisation de la Constitution de 2011.
«L’accord approfondira les  relations économiques dans l’intérêt des  citoyens, des entreprises, des sociétés des deux parties. Ce nouveau cadre, plus dynamique et plus concurrentiel, devrait améliorer l’accès au marché, l’environnement des affaires et augmenter substantiellement les investissements directs étrangers au Maroc. La finalité de ce processus étant l’émergence d’un espace économique commun qui passera nécessairement par la conclusion d’un accord de libre-échange complet et approfondi, le rapprochement réglementaire avec le marché intérieur de l’UE, le renforcement de la coopération sectorielle et la mise en réseaux dans les domaines du transport, de l’énergie et NTI»,  confiait à «Libé» Menouar Alem, ambassadeur et chef de la mission du Royaume auprès de l’Union européenne, au moment de la tenue du premier round des négociations tenu à Rabat.

Kamal Mountassir
Mercredi 26 Juin 2013

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1.Posté par Magid le 26/06/2013 03:42
Tout le monde fait son marché au Maroc mais le Maroc n'est pas encore pret pour la véritable concurrence. Avant de signer des accords tout azimut , il faudrait déjà être en mesure de faire respecter la législation en vigeur dans bon nombre de domaine touchant à l'économie et aux secteures marchands. Il n'ya qu'à voir le nombre de travailleures étrangers au Maroc recrutés sans respect du code du travail. Ce qu'il ya de sur c'est que certains marocains (toujours les mêmes cercles) profiteront largement de cet accord alors que d'autres toujours plus nombreux ne verront pas leur pouvoir d'achat augmenter. En effet, c'est avant tout en raison d'une main d'oeuvre abondante et bon marché qu' il ya des investissements étrangers au Maroc. Contrairement à la Chine ou même à la Turquie , le Maroc n'a pas encore sufisement de secteur à haute valeur ajouté pour faire pencher la balance commerciale à son avantage et s'assurer une demande intérieure assez forte pour la croissance de son PIB. L'esprit d'entreprendre et le gout du risque manquent cruellement ; Ceci a été confirmé par le dernier article sur la volonté de bon nombres de jeunes chomeures de travailler coûte que côute dans le secteur publique.

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