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Le Maroc compte 100.000 enfants diabétiques

L’Association des maladies auto-immunes tire la sonnette d’alarme




Le Maroc compte 100.000 enfants diabétiques
Effarant ! Environ 100.000 enfants marocains seraient touchés du diabète de type 1 dit juvénile. L’Association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques (AMMAIS), tire la sonnette d’alarme pour alerter les parents sur cette forme moins connue appelée diabète insulinodépendant. Une maladie qui survient presque exclusivement chez les enfants et les adolescents. Une façon de s’associer à la célébration de la Journée mondiale du diabète le 14 novembre.
Dans un communiqué publié par l’association, il est expliqué que  contrairement à celui de type 2, dit gras ou de la maturité,  le diabète de type 1 n’est pas dû au mode de vie (et à l’obésité)  mais à la destruction de cellules du pancréas  produisant l’insuline. Les globules blancs de notre système immunitaire (normalement chargés de traquer et d’éliminer les corps étrangers : virus, bactéries, parasites…) en sont les responsables, s’attaquant à notre propre organisme de façon autodestructrice ! D’où le terme de maladie auto-immune qui lui est donné.
Quant à ses premières manifestations, elles sont souvent brutales, explique l’AMMAIS. Soif excessive, mictions très fréquentes, fatigue, perte de poids, nausées, tels sont  les signes d’une forte hyperglycémie dans le sang aux effets potentiellement graves, allant jusqu’au coma. Quand le diagnostic tombe, les injections d’insuline constituent le seul remède qui se poursuit toute la vie. Ce qui est fort handicapant notamment pour les enfants qui ont du mal à accepter la maladie. Mais ils n’ont pas trop le choix vu que cette hormone a pour fonction d’assurer l’utilisation du glucose par les cellules de l’organisme pour ses dépenses  en énergie et de réguler la quantité de sucre dans le sang, ajoute encore la même source. A long terme, l’évolution de cette maladie se traduit de façon quasi inéluctable par des dommages aux vaisseaux sanguins affectant l’œil, les reins, les nerfs. Seule sa bonne prise en charge permet d’en éviter les conséquences les plus graves (accidents cardiovasculaires, amputation…).   
C’est donc une  réelle mobilisation qu’il faut entreprendre puisque le diabète juvénile concerne plus de 10% des diabétiques, progresse partout dans le monde à un taux annuel de près de 4% et frappe de plus en plus les enfants en bas âge (entre 0 et 4 ans), explique l’association.
Pour ce, on parle même d’épidémie face à sa progression rapide. Un phénomène dont les explications sont fort diversifiées. Il peut s’agir de prédisposition génétique (on observe plus fréquemment que la normale une transmission parents-enfants ou grands-parents-enfants) ou  surtout de facteurs environnementaux. Dans ce cadre, l’AMMAIS pointe du doigt  la pollution. En effet plus de 100.000 produits chimiques sont présents dans l’alimentation, l’eau, l’air, le sol ou à l’intérieur de nos maisons (pesticides, nitrates, métaux lourds, particules fines et dioxyde d’azote dégagés par les automobiles…). De plus, les bactéries  (tels les streptomyces, présents dans les tubercules de plantes comme la pomme de terre) ou  des virus exerceraient une toxicité à l’encontre des cellules productrices d’insuline. Par ailleurs, une carence en «vitamine D» augmenterait également ce risque. Enfin, aussi surprenant que cela puisse paraître, l’excès d’hygiène est de plus en plus incriminé. Alors ne ferait-on pas mieux de permettre aux bébés et aux jeunes enfants de se «salir un peu» pour éduquer les défenses de leur organisme ? Des études récentes viennent conforter indirectement cette thèse en montrant que le risque de diabète de type 1, des allergies, d’asthme, des troubles respiratoires ou encore de l’obésité est accru chez les bébés nés par césarienne : elle les empêche en effet d’avoir un contact initial avec la flore bactérienne des muqueuses maternelles, alors que celle-ci est  bénéfique ensuite à la constitution d’une flore intestinale variée pour les nouveau-nés.
Toutefois, l’AMMAIS se veut plus rassurante. Selon elle, cette situation, fort alarmante du reste, laisse entrevoir des lueurs d’espoir.  Ainsi, en 2013, des chercheurs sont parvenus à transformer chez des souris certaines cellules du pancréas en cellules , celles qui produisent l’insuline. Ils étudient désormais les moyens de reproduire ce processus chez l’homme à l’aide de médicaments.
Par ailleurs, d’autres scientifiques mettent au point des nanoparticules injectables dans le corps et capables, à la fois et ce, pendant une semaine, de détecter les niveaux de glucose dans le sang et d’émettre, si besoin est, les quantités d’insuline nécessaires à une glycémie normale. Cette nouvelle “insuline intelligente” éviterait pratiquement toutes les conséquences nuisibles de la maladie sur l’organisme (en supprimant l’alternance des périodes d’hypo et d’hyper glycémies préjudiciables aux vaisseaux sanguins).

N.M
Jeudi 14 Novembre 2013

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