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Le MAT d’un semblant de minimum profite de l’atonie de ses meilleurs ennemis

Le WAC lessivé à Al Hoceima et le HUSA et le DHJ battus à Rabat et Oujda lâchent du lest




Le MAT d’un semblant de minimum profite de l’atonie de ses meilleurs ennemis
En cette douzième journée où les attaquants ont été bien frileux (neuf buts seulement en sept rencontres pour trois nuls dont un vierge et quatre victoires toutes à domicile), c’est le MAT in fine qui sans gagner et sans perdre non plus, a fait la plus belle affaire de la journée en haut du classement. En effet, après avoir été neutralisé à blanc, si l’on peut dire, par le KAC à Tétouan, le club drivé par Aziz Amri a vu, son compagnon de route d’un tour le HUSA et l’un de ses poursuivants immédiats, le WAC mordre aux artificielles pelouses d’Oujda et d’Al Hoceima et un autre prétendant et trouble-fête par excellence le DHJ brouter à pleins crampons le gazon du Complexe Moulay Abdellah de Rabat. En bas du classement c’est le WAF qui réalise le deal du jour en échangeant volontiers son statut de lanterne rouge en premier relégable aux dépens de sa victime du jour l’ASS. Les nullards de l’exercice le FUS (8 nuls) et l’OCK (9) n’ont pas failli à leur réputation puisqu’ils n’ont pas pu se départager en baisser de rideau de cette journée.
Mais qu’il est triste le constat de ce bon vieux championnat à trois journées de la phase retour ! Entre le premier non relégable (14e) le MAS et la tête du classement qu’occupe le MAT ils ne sont qu’onze misérables points d’écart, soit un peu moins de quatre victoires. Le leader sur les 36 points possibles n’en a récolté que 21, ce qui est bien trop faible pour prétendre à un bon niveau de compétition. En 95 matches joués jusqu’à présent, les seize équipes d’Al Botola Pro Elite «a hasra» n’ont inscrit que 178 buts, c’est dire la pauvreté de la chose. Seules quatre équipes ont marqué plus d’un but/match le WAC et le HUSA (18), le KACM et l’OCS (13) le FUS et le MAT caracolant, quant à eux, au but à chaque rencontre.
Pour en revenir à la réalité du terrain, le WAC ou le HUSA, qui avaient en connaissance de cause une occasion de s’emparer de la tête du tableau en goûtant à la difficulté de la tâche, ont réalisé qu’en foot-ball rien n’était acquis avant terme et que pour dépecer l’animal, il fallait d’abord l’abattre. Une leçon que le CRA et la RSB se sont fait un plaisir d’enseigner aux Wydadis et aux Soussis. Le WAC s’est fait prendre à la régulière par les Rifains d’Al Hoceima sur deux coups francs dont le second bien singulier brossé à la traite par Lembarky et qu’El Myaghri cogitera encore longtemps avant que de se consoler. Mais l’hémorragie c’est Omar Diop qui l’a provoquée d’un tir venu d’ailleurs et le terme médical est léger tant on n’a pas compris le refus d’accorder un troisième but à l’insaisissable Lembarky tout à fait valable.
A Oujda, les Soussis ont goûté à l’acidité des godasses «Calamentis» du sans pépin dur et pur, à en faire pavoiser le Sieur Mrini un peu trop suffisant sur l’exploit des siens, car la performance en est une, au regard des occasions vendangées par la co-première attaque du championnat et au réalisme de Mohamed Koundy. Le HUSA s’en est retourné en son Agadir tout de regrets et s’en mord encore les crampons.
A Rabat, un sacré client, le DHJ s’est raté et aurait pu au moins prétendre au point du nul sans cinq minutes de temps additionnel en première mi-temps et un penalty douteux accordé aux Militaires que le revenant Achakir s’est fait un plaisir de mettre au fond. Mais le résumé de cette rencontre revient à Bencheika dont le background tout de fair-play n’est plus à démontrer. «La rencontre fut disputée et d’un bon niveau, ça c’est joué sur peu de choses… un penalty qui est peut-être une erreur d’appréciation ou peut-être réel mais le fait est là, passons à autre chose. Bravo à l’ASFAR ».
Pour l’anecdote, les misères des Militaires avaient débuté avec la défaite contre cette même équipe à El Jadida en Coupe. Faut-il y voir là un présage? En tout cas, l’ASFAR, pour la première fois cette saison, enchaîne une seconde victoire. Un bol d’oxygène en ces temps de crise.
A Khouribga, le FUS qui a longtemps cru au hold-up après la réalisation en tout début du match de son maître à jouer et capitaine Brahim Bahri, s’est fait rattraper à la dernière minute du temps réglementaire de la partie par Diof. Une prouesse qui cependant n’arrange guère les Phosphatiers piégés par un «qui n’avance pas recule» qui leur fait perdre deux places au classement. A la treizième!

Mohamed Jaouad Kanabi
Mardi 10 Décembre 2013

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