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Le Libanais Bou Chaaya remporte “L’Etoile d’or” du 15ème FIFM




La compétition officielle du 
15ème Festival international du film 
de Marrakech qui a pris fin,  samedi 
dernier, comptait quinze longs métrages. 
Pour la plupart une première ou une 
seconde œuvre de jeunes réalisateurs. 
Ils ont été départagés par un jury 
prestigieux présidé par le célèbre 
réalisateur américain Francis Ford 
Coppola. Et c’est le film «Very big shot», 
une production libano-qatarie, réalisée 
par Mir-Jean Bou Chaaya 
qui a remporté le Grand Prix  
tant convoité: «L’Etoile d'or». 
Il était en lice pour ce prestigieux 
prix aux côtés de films venant 
de différents pays.  
Cela va du Japon au Brésil en passant 
par la Corée du Sud, l’Inde, 
le Kazakhstan ou encore les Etats-Unis.   



Le long-métrage «Very big shot» du réalisateur libanais Mir-Jean Bou Chaaya a remporté l'Etoile d'or-Grand Prix de la 15ème édition du Festival international du film de Marrakech, qui a pris fin samedi. Le trophée lui a été remis lors de la cérémonie de clôture qui s'est déroulée au Palais des congrès de la cité ocre.  Il s’agit d’une production libano-qatarie (107') qui relate l'histoire de Jad et de son frère aîné Ziad. Le premier est sur le point d'être libéré après avoir purgé cinq ans de prison pour un meurtre commis par Ziad, qui, pourtant déterminé à changer de vie et à renoncer au trafic de drogue, voit ses projets contrariés par son fournisseur et se retrouve, malgré lui, entraîné dans une opération à grande échelle de trafic d'amphétamines à travers la frontière libano-syrienne. 
Le Prix de la mise en scène est revenu au film «Neon Bull» du réalisateur Gabriel Mascaro, qui est une co-production brésilienne, uruguayenne et néerlandaise. L'acteur islandais Gunnar Jonsson a, quant à lui, remporté le Prix d'interprétation masculine pour son rôle dans le film islando-danois «Virgin mountain» du réalisateur Dagur Kari, alors que l'actrice française Galatea Bellugi a décroché le Prix d'interprétation féminine pour sa prestation dans le long-métrage «Keeper» (Belgique-Suisse-France) du réalisateur Guillaume Senez. 
Le jury a, par ailleurs, décidé cette année d’octroyer son Prix à tous les films en compétition officielle du Festival, en hommage au cinéma. Les quinze films en compétition ont été départagés par un prestigieux jury présidé par le célèbre réalisateur américain Francis Ford Coppola. 
Notons, d’autre part, que dans la section «Hommages», le Festival continue d’affirmer son rôle de carrefour des cinématographies mondiales en rendant hommage à de grandes personnalités venues d’horizons différents. 
Cette édition a donc mis à l’honneur le comédien et réalisateur américain Bill Muray, son compatriote l’acteur Willem Dafoe, le cinéaste coréen Park Chan-Wook, la star indienne Madhuri Dixit et le directeur photo marocain Kamal Derkaoui. Au total, 93 films représentant 33 nationalités ont été projetés dans les différentes sections (compétition officielle longs-métrages, Cinécole, Coup de cœur, hors-compétition, masterclasses, projections à Jemaa El Fna, auto-description ), lors de cette édition qui mettait à l'honneur le cinéma canadien. 
Le cinéma marocain a été représenté par «Isla» d’Ahmed Boulane, programmé dans la section Coup de cœur, «La Marche Verte» de Youssef Britel en hors-compétition et «L’orchestre des aveugles» de Mohamed Mouftakir, en auto-description. 
Avec une telle programmation, à la fois riche et diversifiée, l’édition 2015 du Festival de Marrakech a tenu ses promesses, confirmant la vocation de cet événement phare du 7ème art au Maroc et à l'échelle internationale, réunissant chaque année des personnalités du monde des arts, de la culture et des médias dans la ville ocre.

Le «Prix Cinécoles» pour 
«La fille qui venait de nulle part»
    
Le réalisateur marocain Reda Jai a remporté le Prix Cinécoles de cette 15ème édition du Festival international du film de Marrakech. Le jeune réalisateur de l'école "Studio M" de Casablanca a été récompensé pour son court-métrage "La fille qui venait de nulle part", une fiction qui raconte l'histoire d'un jeune homme, plutôt renfermé et sensible, dont la vie change suite à sa rencontre avec une jeune femme qui va lui proposer de danser  avec elle au beau milieu d'un rond-point. Les sept films en lice pour le Prix Cinécoles, concours exclusivement ouvert aux étudiants des écoles marocaines du cinéma, ont été départagés par un jury présidé par le réalisateur et scénariste belge Joachim Lafosse. A travers ce Prix, créé en 2010, la Fondation du Festival international du film de Marrakech met en place un espace de création cinématographique et d'insertion professionnelle au profit des cinéastes en herbe, créant ainsi durant le Festival une véritable plate-forme d'échanges entre professionnels aguerris et jeunes cinéastes. Ce concours est aussi l'occasion de présenter, pour la première fois au Maroc et dans le cadre d'une manifestation prestigieuse, le cinéma d'école. Le Prix Cinécoles est, en effet, destiné à révéler, parmi les élèves des écoles et instituts de cinéma marocains, un nouveau talent du 7ème art national.
Doté d'un montant de 300.000 dirhams, le Prix Cinécoles est remis au lauréat pour la réalisation de son second court-métrage. Gérée dans sa totalité par la Fondation du Festival, la dotation doit être utilisée pour un nouveau film réalisé et achevé dans les trois ans qui suivent la remise du Prix. La Fondation soutient ainsi la réalisation de cette seconde œuvre à travers un regard et une participation aux différentes étapes  successives d'écriture, de réalisation et de montage.

Leonardo Di Caprio souhaite
 revenir au Festival

La star d'Hollywood Leonardo Di Caprio a adressé un message vidéo à la 15ème édition du Festival international du film de Marrakech exprimant son souhait de revenir participer à nouveau à cette messe cinématographique.
Dans ce message vidéo, diffusé vendredi soir lors de la cérémonie d'hommage rendu à l'acteur, scénariste et producteur américain, Willem Dafoe, Di Caprio a indiqué qu'il garde toujours le souvenir de son hommage à la 7ème édition du Festival qui lui avait décerné l'Etoile d'or, en présence du cinéaste américain Martin Scorsese.
Di Caprio n'a pas manqué d'exprimer sa joie et sa fierté pour l'accueil chaleureux que lui avait réservé le public marocain. La vedette du cinéma international a ajouté que les moments qu'il a passés au Maroc, que ce soit à Marrakech ou ailleurs où il avait tourné plusieurs scènes de films dont le long-métrage "Inception" (2009), reflètent pour lui l'image d'un merveilleux pays plein de vitalité et de vivacité. Et le héros de "Titanic" de faire savoir que son ami, le cinéaste Martin Scorsese se déplace fréquemment au Maroc et aspire également à retourner prochainement participer à ce festival extraordinaire. 

Coppola derrière les fourneaux

Le Festival international du film de Marrackech, qui a donc refermé ses portes samedi, avait rendu, vendredi, un vibrant hommage à Willem Dafoe. Pour quelques chanceux, à l'instar d'Elsa Zylberstein et Valeria Bruni Tedeschi, la soirée continuait dans les salons du Royal Mansour pour le dîner «Dior» en honneur du jury du festival. Un dîner très particulier, aussi chic qu'à la bonne franquette, puisque c'est le cinéaste Francis Ford Coppola qui est passé derrière les fourneaux et qui n'a pas hésité à se retrousser les manches pour faire découvrir sa recette de spaghettis à ses collègues, des pâtes au basilic qu'il a cuisinées en salle, sous le regard de tous.
Le jury de cette 15ème édition du Festival était composé de la comédienne marocaine Amal Ayouch, de l'actrice indienne Richa Chadda, de l'Ukrainienne Olga Kurylenko, du comédien italien Sergio Castellitto, du Franco-Tunisien Sami Bouajila et des réalisateurs Jean-Pierre Jeunet, Naomi Kawase et Anton Corbijn.

Dans la peau des malvoyants

L’initiative est aussi originale que louable. Quatre journalistes, deux Marocains et deux Egyptiens, se sont prêtés, jeudi dernier, au jeu de regarder un film en audio-description. Ainsi, c’est les yeux bandés qu’ils ont suivi la projection de «L’orchestre des aveugles» de Mohamed Mouftakir. L’expérience leur a ouvert les yeux (sans mauvais jeu de mots) sur la pertinence de cette programmation, dont le Festival de Marrakech a été le pionnier à l’échelle mondiale. A la fin du film, les quatre journalistes ont d’ailleurs plaidé pour que les salles de cinéma marocaines, mais aussi les chaînes de télévision, intègrent des séances en audi-description. A bon entendeur…   
 

La critique qui fâche
Mais pourquoi Ahmed Boulane a-t-il passé toute la journée de vendredi à chercher l’animateur radio Bilal Marmid ? Pas pour lui acheter des fleurs, ni pour lui offrir des chocolats. Non, le réalisateur marocain de la comédie noire «La Isla», présentée lors du Festival dans la sélection Coup de cœur, n’a tout simplement pas apprécié la critique qu’en a fait Bilal Marmid sur Médi1 Radio, et il veut le lui faire savoir. Ahmed Boulane ne pense visiblement pas comme le réalisateur sud-coréen Park Chan-wook, qui estime qu’il vaut mieux qu’un film soit accueilli par de mauvaises critiques plutôt que d’être ignoré.

Mehdi Ouassat
Lundi 14 Décembre 2015

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