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Le HCP fait la part des choses : L’économie nationale sera affectée par la hausse du prix des carburants




Le HCP fait la part des choses : L’économie nationale sera affectée par la hausse du prix des carburants
Un effet de boule de neige. C’est l’impact produit par la dernière augmentation des prix des carburants. Un sujet qui continue à alimenter le débat car la pilule a du mal à passer. Et pour cause, les prix sont en hausse constante et le panier de la ménagère est mis à mal. Faire son marché nécessite désormais toute une acrobatie. C’est ainsi que se présente le quotidien de bon nombre de citoyens qui tentent de survivre tant mal que bien. C’est à croire que seuls Benkirane et ses ministres ne prennent pas conscience de cette réalité. A coup de déclarations plus fracassantes les unes que les autres, ils se veulent rassurants. Juste des centimes par-ci, d’autres par-là. Rien de méchant en somme. Cette augmentation devrait même permettre à l’Etat de soutenir les catégories sociales défavorisées, comme l’a indiqué un responsable gouvernemental. Qui cherche-t-on à tromper? Tout est désormais clair. La situation risque même d’être plus compromise. C’est ce qui ressort de la dernière note du Haut commissariat au plan (HCP) portant sur la « simulation de l’impact de l’augmentation des prix des produits pétroliers sur les principaux agrégats de l’économie nationale  2012-2017». Une telle augmentation devrait ainsi accroître les prix intérieurs, réduire le pouvoir d’achat et affecter la consommation des ménages. Elle se traduirait aussi par une baisse de l’investissement, de l’emploi et de la croissance.
Depuis l’annonce de cette fameuse augmentation des prix des carburants, les sit-in se sont multipliés traduisant le marasme social qui ne cesse de s’amplifier. Les citoyens qui s’attendaient à des lendemains meilleurs, craignent de voir leur niveau de vie baisser. Les chiffres avancés par le HCP les confortent dans leurs appréhensions. Ainsi d’après la présente étude, les prix à la consommation augmenteraient de 1,27% en 2012 et de 1,90% en 2013, avant de ralentir à 0,97% en 2017. Le pouvoir d’achat des ménages pour sa part, serait en dégradation et leur consommation connaîtrait par conséquent une baisse passant de 0,98% en 2012 à 1,53% en 2013, pour se stabiliser aux alentours de 0,97% en 2016-2017.
Il s’agit de prévisions qui pourraient être facilement dépassées par la réalité vu le train où vont les choses. Il ne pourrait en être autrement vu que dès la prise de cette mesure, la réaction des responsables du secteur du transport ne s’est pas fait attendre. Ils se considèrent concernés  en premier lieu. La Fédération nationale du transport routier  a décidé ainsi une augmentation de 10% qui s’est évidemment répercutée sur les prix. Pour le transport des voyageurs, une proposition d’augmentation de l’ordre de 7% de leur part a été rejetée par le gouvernement. En attendant une réglementation du secteur, c’est la porte ouverte à tous les dépassements et aux augmentations arbitraires. Une anarchie que seul le citoyen paie au quotidien. Ce serait difficilement supportable, d’autant plus que les vacances s’annoncent avec toutes les dépenses engendrées. Et le Ramadan s’invite parmi nous. Bonjour les dépenses !
Dans un tel climat, on ne pourrait s’attendre à une explosion des investissements. Pour sûr. Une diminution de l’ordre de 0,59% en 2012 à 2,72% en 2016 devrait être enregistrée.
En allant plus loin, les entreprises de la place et vu la hausse du coût de l’énergie, risqueraient de perdre de leur compétitivité notamment avec l’ouverture des frontières. Face à ces difficultés, elles se verraient contraintes de réduire leurs effectifs et du coup, bon nombre d’employés viendraient gonfler les rangs des chômeurs. La note parle ainsi de  pertes allant de 8430 postes d’emplois en 2012 à 11340 en 2017, avec une accentuation entre 2013 et 2014 estimée à 19.500 pertes d’emploi.
Pris à son  propre piège, le gouvernement qui s’attend à alimenter davantage les caisses de l’Etat verra ses recettes se réduire comme une peau de chagrin. Et pour cause, les entreprises empêtrées dans de  tels  problèmes paieraient à coup sûr moins d’impôts.  
Et la boucle est bouclée!

Nezha Mounir
Vendredi 15 Juin 2012

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1.Posté par bentouda le 16/06/2012 07:57
Le HCP est loin d'être innocent dans sa démarche, c'est une structure administrative au service du gouvernement qui ne doit s'occuper que du plan , ce qui n'existe plus d'ailleurs d'où même la légitimité du questionnement de son existence, mais quand il s'amuse à jouer les prophètes des oracles socio économique de les étaler sur les pages des journaux , chose que se défend de faire Bank al Maghreb plus compétent, mieux outillé et totalement politiquement neutre, c'est qu'il s'approprie la mission d'opposition pure et simple au Gouvernement pour lequel il est sensé bosser.
est-ce une nostalgie ?
et ces analyses , sont elles fiables, scientifiquement étayées ou simplement des élans du sensationnel ?
UN PEU DE DÉCENCE ET QUE CHACUN SACHE POURQUOI LE CONTRIBUABLE ASSUME SES ÉMOLUMENTS CERTAINEMENT PAS POUR JOUER AUX HERCULES DES PRONOSTICS

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