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Le G7 menace la Russie de nouvelles sanctions

Pourparlers tripartites sur les livraisons de gaz




Le G7 menace la Russie de nouvelles sanctions
Les sept pays les plus développés, réunis au sein du G7, ont menacé jeudi  la Russie de nouvelles sanctions. Réunis à New York, les sept ministres des Affaires étrangères des pays les plus riches (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni) et la chef de la diplomatie de l'Union européenne Catherine Ashton ont demandé jeudi à la Russie de "respecter ses engagements relatifs au cessez-le-feu, aux accords de Minsk et à la souveraineté de l'Ukraine".
Faute de quoi, ils imposeront un nouveau train de sanctions contre Moscou, après plusieurs séries de mesures punitives prises ces derniers mois par les Américains et les Européens.
 "Les sanctions ne sont pas une fin en soi. Elles pourraient être levées si la Russie se conforme à ses engagements", précisent-ils.
La Russie a coupé mi-juin ses livraisons de gaz à l'Ukraine, qui refuse la hausse des prix imposée par le géant gazier russe Gazprom dans le contexte de la crise entre Kiev et Moscou, et qui a accumulé, selon la Russie, 5,3 milliards de dollars d'impayés. 
 Dans ce contexte, l'opérateur du réseau hongrois de gazoducs, FGSZ, a annoncé jeudi qu'il avait suspendu pour une durée indéterminée la livraison de gaz à l'Ukraine pour des raisons techniques, une mesure "inattendue et inexpliquée" selon le groupe public ukrainien Naftogaz.
 Le président ukrainien Petro Porochenko avait affiché plus tôt un optimisme tous azimuts après cinq mois de guerre dans l'est de son pays, estimant que le pire du conflit était passé, et appelant une nouvelle fois la Russie à cesser de soutenir les velléités indépendantistes des pro-russes.
A un mois des élections législatives anticipées, M. Porochenko a aussi profité de sa première grande conférence de presse depuis son élection fin mai pour annoncer la candidature de son pays à l'entrée dans l'Union européenne à partir de 2020.
 Le parlement de Kiev avait entériné la semaine dernière à l'initiative de M. Porochenko le principe d'un "statut spécial" garantissant une plus grande autonomie aux régions séparatistes pro-russes et une amnistie sous conditions pour les combattants.
 Mais les indépendantistes ont rejeté cette offre, prévoyant d'organiser leurs propres élections présidentielle et législative le 2 novembre, soit une semaine après les législatives prévues dans l'ensemble de l'Ukraine, le 26 octobre.
Pour sa part, le ministre russe de l'Energie Alexandre Novak a mis en garde l'Europe contre toute revente de gaz russe à l'Ukraine, dans une interview publiée vendredi dans la presse allemande, au seuil de pourparlers entre Moscou, Kiev et l'Union européenne.
Ces discussions trilatérales visent à résoudre le contentieux entre Kiev et Moscou sur le gaz et garantir ainsi les livraisons à l'UE, qui dépend de 30% de la Russie pour son approvisionnement en gaz, dont la moitié transite par l'Ukraine. 

AFP
Samedi 27 Septembre 2014

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