Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Le Forum pour le développement en Afrique entame ses travaux dans le désordre

Une salle minuscule et mal climatisée prise d’assaut par les participants au premier atelier




Le Forum pour le développement en Afrique entame ses travaux dans le désordre
Les travaux de la 9ème édition du Forum pour le développement en Afrique (ADF-IX) se sont ouverts hier dans la ville ocre. Tenu sous le thème «Les modes de financement novateurs pour la transformation en Afrique», ce forum biennal, considéré comme l’événement phare de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), prendra fin le 16 octobre courant.
Mise à part une organisation qui laisse à désirer (les journalistes nationaux n’ont pas été pris en charge par le ministère de l’Economie et des Finances contrairement à leurs confrères étrangers qui l’ont été par le ministère de la Communication), cette manifestation qui se tient pour la première fois hors du siège de la CEA à Addis-Abeba (Ethiopie) depuis 1999, revêt une importance capitale eu égard au choix des principaux piliers abordés à l’instar, entre autres, des transferts de fonds dans le financement du développement en Afrique. Justement en parlant de ce premier atelier, organisé avant la séance d’ouverture officielle d’ADF-IX prévue en fin d’après-midi, il a connu une présence massive dont nombre de personnalités éminentes, à savoir des chefs d’Etat et de gouvernement, des ministres, des experts… 
Cependant, malgré toute cette importance, les organisateurs ne l’entendaient pas de cette oreille en choisissant, malheureusement, d’organiser cette réunion dans un espace par trop exigu. 
Une assistance assez conséquente a ainsi rempli la petite salle réservée pour la circonstance dans le Palais des congrès du PGP obligeant, de ce fait, plusieurs participants à rester debout, suffoquant presque à cause d’une chaleur époustouflante vu que la climatisation générale ne produisait aucun effet dans cet espace confiné et plein à ras bord. 
Ainsi, lors de cet atelier, et après l’allocution du secrétaire exécutif adjoint de la CEA, Abdalla Hamduk, qui n’a pas manqué de préciser que l’occasion est propice pour une réflexion de haut niveau sur la question complexe du financement du développement qui constitue l’un des premiers soucis des décideurs africains, c’était au tour du ministre marocain chargé des Marocains résidant à l'étranger et des Affaires migratoires, Anis Birou, de prendre la parole.
Dans son speech, et outre le fait d’examiner comment les pays africains peuvent lever des fonds par le biais des envois de fonds et d'obligations de la diaspora, M. Birou a déclaré que les Marocains résidant à l’étranger (MRE) ont un rôle extrêmement important à jouer dans le développement du Maroc avant de préciser qu’il s’agit, tout de même, de 5 millions de personnes réparties à travers le monde. Dans la foulée, il a insisté sur le fait qu’il faut approcher les 3ème et 4ème générations différemment de leurs prédécesseurs dans la mesure où le Maroc des années 60 n’est pas celui de 2014. Et de poursuivre : «Actuellement, 400.000 MRE ont un niveau d’éducation élevé et ce chiffre est en constante évolution».
Pour le ministre, l’époque des générations passées avec leur taux notable d’analphabétisme est révolue, d’où l’importance de communiquer et transmettre toutes les informations concernant les avancées réalisées par le Maroc d’aujourd’hui ainsi que ses chantiers prometteurs à l’instar du plan Maroc Vert et des énergies renouvelables…
Il a également affirmé que les MRE, intéressés par le fait d’investir dans leur patrie, doivent avoir tous les éléments en main et que ce choix doit émaner de leur volonté personnelle. De fil en aiguille, le ministre a rappelé la création en 2013 du fonds «MDM INVEST» de promotion des investissements des Marocains résidant à l’étranger qui permet de financer conjointement avec les banques les projets de création ou d’extension d’entreprises promues au Maroc. L’Etat, enchaîne-t-il, subventionne à hauteur de 10% du montant total du projet d’investissement sous forme d’une avance non remboursable, avec un plafond de 5 MDH au maximum. Pour rappel, doté d’un budget total de 8,9 millions d’euros, ce nouveau fonds a pour mission d'informer, d'orienter les investisseurs potentiels sur les différents secteurs de l'économie et d'assister les porteurs de projets durant toutes les étapes, de la conception jusqu'à la réalisation de leur investissement. Dans ses prérogatives, figure aussi le fait d'identifier et d’évaluer les formes de partenariat avec les acteurs locaux pour promouvoir et accompagner les investissements des MRE dans leur région d'origine.
Le ministre s’estime ainsi confiant quant aux relations et liens de ces dernières générations des MRE avec la mère patrie en matière d’investissements. 
Ce neuvième Forum qui vise à renforcer la capacité de l'Afrique à rechercher des mécanismes de financement novateurs comme une alternative réelle au financement du développement et la transformation de l'Afrique, intervient donc à point nommé pour analyser des études comparatives et tracer également des pistes de réflexion.  

DNES à Marrakech Meyssoune Belmaza
Mardi 14 Octobre 2014

Lu 1047 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs