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Le Collectif pour l’observation des élections rendra sa copie après le 25 novembre : Plus de 3000 observateurs associatifs scrutent la totalité des circonscriptions électorales




Le Collectif pour l’observation des élections rendra sa copie après le 25 novembre : Plus de 3000 observateurs associatifs scrutent la totalité des circonscriptions électorales
3200 observateurs dont 25% sont des femmes seront, en principe, déployés par le Collectif associatif pour l’observation des élections législatives de ce 25 novembre. Les 16 régions du Maroc et l’ensemble des circonscriptions seront couvertes.  Annonce en a été faite mercredi matin, à Rabat, par les représentants du collectif qui ont révélé qu’un système de traitement informatique instantané sera  mis pour la première fois en place pour permettre «l’accès direct aux encadrants ainsi qu’à certains observateurs à la base de données pour introduire les informations de manière instantanée sur le déroulement du jour du scrutin».
Et si 75%  des candidats à l’observation  proposés par ce collectif qui compte 70 associations ont été pour l’heure accrédités par le Conseil national des droits de l’Homme –pour cause de problèmes techniques et non pas politiques : des observateurs proposés ne sont pas inscrits sur les listes électorales alors qu’une telle inscription  est un préalable qu’exige la nouvelle loi sur l’observation des élections, précise Abdallah Masdad, membre du collectif- le collectif  compte couvrir environ 15% des bureaux de vote. « Ce qui dépasse largement les normes internationales qui parlent de 5%. Nous comptons également mobiliser des observateurs toute la journée dans des bureaux de vote, dès leur ouverture et jusqu’à la fermeture. Nous n’avons pas encore fixé leur nombre qui sera fonction de l’ensemble des accréditations qui nous serons agréées par le CNDH. Mais en tout cas, ils ne seront pas moins de 500 à être mobilisés dans un bureau de vote tout au long de la journée du 25 novembre pour recueillir des informations précises sur  le taux de participation ainsi que le fonctionnement des bureaux de vote  », déclare Kamal Lahbib, le coordinateur du Collectif associatif pour l’observation des élections.
Pour procéder à l’observation de ce scrutin, le collectif a estimé le budget à 2,6 millions de dhs, sans compter l’apport essentiel des associations et des bénévoles. « Nous gérons la misère. Selon les standards internationaux et au regard de ce qui se passe ailleurs, l’observation coûte cher. Nous nous débrouillons tout en continuant à ne pas avoir de financement étatique », commente K. Lahbib.
L’action de mobilisation a commencé dès le mois d’août pour le collectif. Et depuis le mois d’octobre, ses membres travaillent sans relâche pour organiser l’observation électorale qui a commencé avec celle de la pré-campagne électorale. Les résultats de l’observation de la pré-campagne électorale vont être rendus publics dans les tout prochains jours.
 
Les ambiguïtés de la loi sur l’observation
 
Pour  ceux et celles de cette structure qui a désormais un statut légal, l’aventure a commencé il y a 9 ans avec la première expérience de l’observation des législatives organisées en 2002. « Nous ne partons pas de zéro. Des acquis existent. Et l’adoption d’une nouvelle loi sur l’observation des élections est sans conteste une avancée pour le collectif et le mouvement des droits de l’Homme en général. Depuis les élections de 2002, nous n’avons cessé de réclamer une reconnaissance juridique de l’observation », font valoir les initiateurs du collectif.
Formation des observateurs, code de conduite principalement axé  sur la nécessaire neutralité de l’observateur et mise à disposition des outils de travail (guide des formateurs, guide des observateurs non partisans, questionnaires du jour du scrutin et de l’opération de dépouillement, grille d’observation des droits linguistiques et culturels), ce sont là autant d’actions mises en œuvre par le Collectif associatif pour l’observation des élections qui cette année ont intégré les questions relatives aux droits des femmes, des personnes en situation de handicap en plus des droits culturels et linguistiques.
L’observation des élections passe aussi par celle des médias. C’est ce qu’entreprend le Collectif principalement à travers le suivi des médias audiovisuels publics. « L’analyse des médias se fait sur la base des normes de la couverture impartiale et équitable entre les différents candidats. Le suivi de l’observation des médias se fait également sur la base de l’approche genre et de l’égalité entre les sexes, et ce en coordination avec l’Association démocratique des femmes du Maroc et le Mouvement pour le tiers, des ONG qui ont rejoint le collectif pour l’observation des élections », indiquent ceux de ce cadre associatif dédié à l’observation électorale.
L’observation des élections fait-elle désormais figure de signe extérieur de la pratique démocratique en terre marocaine ? Si ceux et celles de ce collectif affirment haut et fort entretenir de « bons rapports » avec le Conseil national des droits de l’Homme, l’organe en charge de l’accréditation des observateurs, ils sont par contre prompts à mettre en avant les lacunes et ambiguïtés de la loi portant sur l’observation. « Des ambiguïtés existent dans cette loi, et elles sont préjudiciables. Je pense notamment à la prérogative d’interprétation subjective donnée à la commission nationale. Il est important que les critères d’accréditation soient clairement définis pour ne plus laisser la porte ouverte à toute interprétation forcément subjective. Autre mauvais point donné par cette nouvelle loi, la clause interdisant aux observateurs de s’exprimer tout au long du processus électoral et jusqu’à la proclamation des résultats des élections. C’est une aberration contraire aux normes internationales et à la liberté d’expression. Avec le CNDH, nous sommes en train de chercher des solutions pour parer à ces carences de la loi avec par exemple la désignation d’un porte-parole des observateurs », conclut le coordinateur du Collectif associatif pour l’observation des élections.

Narjis Rerhaye
Jeudi 17 Novembre 2011

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