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Le CNCE dresse l’état des opportunités d’affaires avec le Mali et la Côte d’Ivoire

Les entreprises marocaines peuvent se positionner sur plusieurs secteurs




Le CNCE dresse l’état des opportunités d’affaires avec le Mali et la Côte d’Ivoire
Le Mali vient de sortir d’une guerre civile qui a engendré des difficultés politique, économique et sociale, pour se lancer dans un processus de reconstruction tous azimuts, qui présente des opportunités d’affaires prometteuses, dans des secteurs comme les BTP, les infrastructures, l’agriculture et l’énergie, qui intéressent amplement les entreprises marocaines, estime le Conseil national du commerce extérieur (CNCE).
Dans un document préparé à l’occasion de la tournée africaine de S.M le Roi, le CNCE met l’accent sur nombre de secteurs en plein essor au Mali qui pourraient intéresser les investisseurs marocains.
Première étape de la tournée africaine du Souverain, le Mali a renoué avec la croissance économique en 2013 quand son PIB a progressé de 4,8% à cause essentiellement de la bonne tenue des secteurs comme l’agriculture et les mines et la reprise du soutien financier international. Il table cette année sur un taux de croissance d’environ 7,4%, selon des chiffres du CNCE, qui souligne que le rayonnement du Maroc dans ce pays africain sera encore plus prononcé suite à la signature de plusieurs accords entre les deux pays lors de la visite de SM le Roi Mohammed VI, qui ont touché des secteurs aussi importants que la cimenterie, la construction, les télécommunications, le commerce et l’assistance technique. 
Le Maroc, déjà présent au Mali à travers trois banques (BMCE, Attijariwafa bank et la Banque Populaire) ainsi que l’assureur SAHAM et Ittissalat Al Maghrib (IAM), souhaite profiter de cette relance et participer à la reconstruction, matérielle et immatérielle, de ce pays africain, lié par de très bonnes relations avec le Royaume.
L’accès à l’habitat est une priorité pour le Mali, qui compte un déficit évalué à près de 400.000 logements et un besoin annuel de 14.000 logements, selon le CNCE, qui souligne que la réalisation de ces chantiers engendrera une forte demande pour les intrants (ciment, peintres, câblage...), les équipements connexes et les activités de conseil.
Le chantier du BTP malien est en plein développement. Il attire plusieurs industriels notamment chinois et peut constituer un nouveau marché pour les opérateurs marocains, note le CNCE.
Sur le plan des infrastructures, le Mali vise à améliorer sa compétitivité en renforçant les axes de communication. Le pays souhaite faire de Bamako un hub régional en la plaçant au coeur d’une ligne ferroviaire reliant 7 pays voisins, en plus de l’amélioration et de l’extension du réseau routier national et du réseau télécoms.
Concernant le secteur agricole, le CNCE note que la fin de la guerre et la multiplication des aides ont donné un nouveau souffle à la production agricole, ajoutant que le développement de ce secteur passera par un besoin d’expertise et de transfert de savoir-faire, qui peut être satisfait par les opérateurs marocains, qui excellent dans différents maillons de la chaîne de valeur comme la fabrication d’intrants et d’équipements, le froid industriel, l’emballage et la transformation des produits agricoles.
Sur le plan de l’énergie, le Mali compte améliorer ses capacités et diversifier son bouquet énergétique. Au cours de l’année 2013, le pays a pu mobiliser plusieurs fonds pour améliorer son taux d’électrification, notamment en matière de rénovation de ses infrastructures, développement des plateformes pour le contrôle et la coordination et l’installation de compteurs prépayés et le développement de l’énergie solaire.
Le faible taux d’électrification du Mali (à peine 30%) et les ambitions de porter ce taux à 100% à l’horizon 2030, se traduira par une forte demande en expertise, en accompagnement et en produits industriels. De ce fait, le Mali offre de réelles perspectives dans l’industrie électrique, estime le CNCE.
Toutes ses opportunités d’affaires augurent de réelles perspectives de coopération entre le Mali et le Maroc, dont la présence et le rayonnement ont été fortement renforcés après la visite de SM le Roi dans ce pays africain ami, qui a été couronnée notamment par le lancement de la construction d’une cimenterie et de plusieurs logements sociaux, ce qui permettra aux opérateurs nationaux de s’installer sur ce marché et s’élargir vers les pays voisins.
Le volet télécoms a également fait l’objet d’un nouvel investissement de la part de Sotelma, filiale malienne d’Ittissalat Al Maghrib (IAM). Ainsi, SM le Roi et le président malien ont inauguré le câble à fibres optique transafricain (tronçon du Mali), qui reliera le Maroc, la Mauritanie, le Mali et le Burkina-Faso. 
Pour sa part, la Côte d’Ivoire, un pays africain lancé dans un ambitieux programme de reconstruction et de relance de son économie, présente de réelles opportunités d’affaires dans plusieurs secteurs d’activités, pouvant profiter aux entreprises marocaines, qui veulent se positionner sur ce marché, estime le Conseil national du commerce extérieur (CNCE). 
Le CNCE a mis ainsi en relief les opportunités offertes par ce pays qui aspire à retrouver son statut de pays phare en Afrique de l’Ouest et intégrer le concert des pays émergents à l’horizon 2020, après une décennie perdue à cause des troubles politiques.
Dans ce cadre, les autorités ivoiriennes ont exprimé un besoin de reconstruction de leur pays et la mise à niveau de son économie. La visite du Souverain, accompagné d’une forte délégation d’officiels et d’hommes d’affaires, vient répondre en partie à ce besoin et contribuer à la renaissance que vit la Côte d’Ivoire. 
Le CNCE a identifié, dans ce cadre, plusieurs secteurs offrant des opportunités immédiates au niveau de la Côte d’Ivoire, comme les BTP, l’agriculture et l’agroalimentaire, les finances, l’industrie pharmaceutique et le commerce. 
Le BTP fait partie de ces secteurs où la Côte d’Ivoire a un grand besoin notamment en ce qui concerne la construction de logements, un créneau où les opérateurs marocains sont déjà présents, aux côtés d’autres opérateurs étrangers comme les Chinois, les Sud-Africains et les Tunisiens. 
Concernant le secteur agricole, le CNCE relève que la Côte d’Ivoire, dotée d’un plan qui met à la disposition des investisseurs 24 millions d’hectares des terres arables, est le premier producteur des fruits et légumes de la zone CEDEAO, mais il perd  en moyenne 15% de cette production par an faute d’unités de transformation. 
La conclusion d’un mémorandum pour l’implantation d’un complexe de transformation et de valorisation de poisson pélagique constitue une première percée des Marocains dans la branche de l’industrie alimentaire ivoirienne, qui offre de réelles opportunités d‘affaires. 
Le CNCE met l’accent également sur le secteur financier en Côte d’Ivoire où la relance économique nécessite un système bancaire fort, non seulement pour accompagner la politique économique du pays, mais également le secteur privé. 
Le dynamisme du secteur bancaire ivoirien est en partie dû à la présence remarquable des banques étrangères. Le pays compte environ 24 banques, dont près de la moitié sont d’origine étrangère, notamment marocaine (Attijariwafa bank, BMCE Bank et la Banque Centrale Populaire).
La présence du Maroc sur ce créneau a été renforcée davantage lors de la visite Royale, marquée par la signature d’un accord cadre de partenariat entre Attijariwafa bank et le Fonds africain de garantie pour les petites et moyennes entreprises, ainsi que des conventions entre l’Etat ivoirien, la BMCE et la BCP. 
Par ailleurs, le marché pharmaceutique ivoirien semble être un débouché important pour les médicaments génériques marocains, notamment avec l’émergence d’une classe moyenne importante et le manque de production de l’industrie pharmaceutique locale.De par sa position géographique, la Côte d’Ivoire peut également servir de plateforme d’exportations de ces produits vers le marché ouest-africain, estime le CNCE, qui rappelle dans ce cadre la signature d’un mémorandum d’entente entre le gouvernement ivoirien et la société Cooper Pharma Maroc pour la réalisation d’une unité industrielle de production de médicaments. 
Sur le plan commercial, les échanges entre le Maroc et la Côte d’Ivoire demeurent modestes et ne reflètent pas l’importance des relations entre les deux pays, qui sont liés par un accord commercial entré en vigueur en 1995. 
Les importations de la Côte d’Ivoire du Maroc s’élèvent à environ 67 millions de dollars alors que les exportations de ce pays au Maroc ont atteint 20 millions de dollars en 2012, selon des statistiques du CNCE. 
Dans l’ensemble, la Côte d’Ivoire est un pays qui a su conserver les fondamentaux de son économie malgré une décennie de crise et d’instabilité politique. Il a renoué avec la croissance avec un PIB en hausse de 9,8 % en 2012 contre  -4,7 % en 2011. 
Cette dynamique s’est confirmée en 2013 et se maintiendra pour 2014, notamment grâce à des réformes structurelles. La Côte d’Ivoire prévoit une croissance de 8,2% qui sera soutenue par des investissements en infrastructures, la construction, l’agriculture et la consommation des ménages

Lundi 3 Mars 2014

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