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La vente d'os de lion prospère en Afrique du Sud


Les transactions sont estimées entre 1.260 et 1.560 dollars, voire 2.100 dollars



La vente d'os de lion à destination de l'Asie prospère en Afrique du Sud mais sans menacer pour l'instant les quelques milliers de spécimens vivant à l'état sauvage, selon une étude qui s'inquiète cependant pour les lions du reste du continent.
Cette évaluation scientifique, parrainée par les ONG spécialisées TRAFFIC et WildCRU, la toute première sur le sujet, répond aux craintes soulevées par une pétition en ligne signée par plus de 1,7 million de personnes depuis 2012 pour exiger un embargo mondial sur les squelettes de lion.
Les os de lion sont exportés en quantités croissantes depuis 2008, en particulier vers le Laos, mais aussi le Vietnam, où les adeptes de la médecine traditionnelle les utilisent pour faire des philtres d'amour ou "vin de tigre" depuis que les tigres asiatiques ont presque disparu.
La vente d'un squelette rapporte entre 1.260 et 1.560 dollars, voire 2.100 dollars s'il comporte le crâne, indique le rapport qui observe qu'il s'agit surtout d'un revenu d'appoint pour les éleveurs sud-africains de lions, et pas de nature à inciter au braconnage.
L'essor de la demande a coïncidé avec les efforts de protection renforcés des félins en Asie à partir de 2006-2007, selon le rapport. Mais on est loin des montants exorbitants de 10.000 à 15.000 dollars par squelette de lion qui ont pu être avancés, et l'idée que les os de lions sauvages seraient plus lucratifs n'est pas avérée. 
Au final, "en Afrique du Sud, la vente d'os de lion a un impact négligeable sur les populations de lions sauvages", précise ce rapport.
"La vente d'os semble être une activité secondaire et soutenable dans la durée de l'industrie de la chasse aux trophées qui est conséquente en Afrique du Sud", conclut-il, rapporte l’AFP.
 Il semble en outre que la vente ait lieu la plupart du temps dans le cadre légal, via les éleveurs et des exportateurs spécialisés.
Les deux-tiers des plus de 9.100 lions sud-africains (68%) sont des lions d'élevages, rappelle le rapport. Les autres vivent en liberté dans des réserves naturelles protégées, privées ou publiques.
L'écrasante majorité des lions tués par les chasseurs (plus de 95%) proviennent d'élevage, et sont relâchés quelques jours avant la chasse.
"Les cas de braconnage impliquant des lions sud-africains à l'état sauvage sont sporadiques et sans lien avec le commerce d'os de lion. Le braconnage est plutôt associé à l'activité de villageois qui cherchent à manger", ajoute-t-il.
Reste à savoir comment le commerce d'os affecte les autres pays d'Afrique: "Cela doit être une priorité", souligne le rapport, du fait de la présence de gangs asiatiques spécialisés dans le trafic de la faune sauvage dans les pays africains en développement.

Libé
Lundi 27 Juillet 2015

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