Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

La situation actuelle des abattoirs inquiète les chevillards

Tenue d’une réunion extraordinaire de l’UGEP jeudi prochain




La situation actuelle des abattoirs inquiète les chevillards
Le Bureau syndical des chevillards (Union générale des entreprises et professions UGEP) tiendra jeudi 4 septembre courant une réunion extraordinaire au siège de l’UGEP à Casablanca.
Cette réunion a pour objectif de débattre de la situation actuelle des abattoirs après la «fuite» des responsables de «Unuër», la société turque qui gérait les abattoirs depuis 2008 et dont le contrat devrait expirer en 2018. La réunion discutera également, selon les responsables du syndicat, la situation de plusieurs commerçants qui ont été «arnaqués» par la société turque, et la position du Conseil de la ville de Casablanca quant aux requêtes du syndicat relatives à l’ouverture d’une enquête pour déterminer les responsabilités dans cette affaire et à la destitution d’une fonctionnaire qui était chargée de la commission de coordination et de suivi aux abattoirs. Le bureau syndical des chevillards accuse cette fonctionnaire de connivence avec les responsables de «Unuër».
«Cette fonctionnaire doit être démise de ses fonctions », a martelé Mohamed Dahbi, secrétaire général de l’UGEP dans une déclaration à Libé, avant de déplorer que les responsables du Conseil de la ville aient passé sous silence cette requête des chevillards. Pire, «ils l’ont chargée de diriger les abattoirs durant cette période, alors que nous ne cessons d’appeler à la démettre de ses fonctions non pas en 2014 mais depuis 2009», a-t-il affirmé.
Il a ajouté que les chevillards ont pris au début du mois d’août la décision d’assurer l’approvisionnement du marché en viandes rouges et de payer les taxes fiscales en dépit de l’absence d’un arrêté fiscal. «Entre les 10 et 28 août, les chevillards ont versé à la commune de Casablanca quelque 420 millions sous forme de taxes. C’est grâce à ces ressources que la commune peut payer les 300 employés des abattoirs. Si les chevillards cessent leurs activités, le Conseil de la ville n’aura aucune ressource pour les payer», a-t-il expliqué.
Depuis 2008, les responsables du bureau syndical des chevillards n’ont cessé de mettre en garde les autorités de Casablanca contre l’incapacité de la société turque à gérer les abattoirs, car celle-ci ne respectait pas les cahiers des charges et des dysfonctionnements entachaient sa gestion.
Juste après la «fuite» de la société turque, Mohamed Dahbi a souligné que l’affaire ne doit pas être close sans une enquête afin que toute la lumière soit faite sur les dysfonctionnements de ladite société au cours des six années où elle avait géré les abattoirs. Dans ce sens, l’UGEP a exhorté le ministère de l’Intérieur à diligenter une enquête urgente et écarter la présidente de la commission de coordination et de suivi, tout en décidant de poursuivre en justice la société turque pour violation des dispositions du cahier des charges.
Les responsables de la ville de Casablanca gardent le silence, jusqu’à présent, sur ce nouveau scandale qui s’ajoute à leur passif. 

Mourad Tabet
Mardi 2 Septembre 2014

Lu 997 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs