Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

La science-fiction, des univers pas si imaginaires...




La science-fiction, des  univers pas si imaginaires...
Voilà une intervention qui devrait ravir tous les fans de science-fiction. Si le genre a des fois le don de procurer quelques frissons voire des appréhensions, il reflète aussi les questionnements de la société. C'est du moins ce qu'a estimé dans une note d'analyse publiée cette semaine le Centre d'analyse stratégique (CAS). Un institut d’expertise qui a pour mission de conseiller le gouvernement sur le long terme.
"La palette de scénarios que la SF explore constitue un véritable outil de réflexion sur les futurs possibles de nos sociétés", résume en quelques mots le CAS. Pour le directeur général de l’institut, Vincent Chriqui, "contrairement à la vision superficielle qu'on a parfois de ce genre littéraire, la science-fiction ne décrit pas des univers totalement imaginaires, totalement déconnectés du nôtre". Elle pousse plutôt "à l'extrême des technologies, des expérimentations ou encore des organisations de société".
Le biologiste Miroslav Radman va même plus loin. Selon lui, cette approche est "comme une simulation mentale du futur", qui permet "de se préparer émotivement et intellectuellement au changement". "La SF révèle un certain nombre de défis que nos sociétés devront relever", ajoute le CAS qui souligne encore que les œuvres de SF sont "indissociables du contexte socioéconomique dans lequel elles ont été produites".
"L'imagination englobe le monde entier et stimule le progrès"
L’institut explique en effet que le genre est né au XIXe siècle, lors de la première révolution industrielle avec Jules Verne, notamment. "La SF apparaît d'ores et déjà comme une forme de questionnement sur le grand récit du progrès". Par exemple, dans "Soleil vert" (1966) de Harry Harrison, le problème des ressources se pose alors que l'histoire se déroule en 2022. L'essor rapide de la biologie et des technologies du vivant depuis une dizaine d'années était déjà mis en scène dans "Bienvenue à Gattaca", (1997) d'Andrew Niccol.
Si la technologie est toujours d'actualité, depuis quelque années est apparue la crainte d'un cataclysme écologique qui se traduit par des films comme "Deep Impact" (1997) de Mimi Leder, "Armageddon" (1998) de Michael Bay ou encore "2012" (2009) de Roland Emmerich. Aujourd’hui, les films et les romans illustrent "tous les impacts potentiels du changement climatique décrits par les chercheurs".
Citant Albert Einstein, le CAS conclut ainsi : "L'imagination est plus importante que la connaissance. Car la connaissance est limitée, tandis que l'imagination englobe le monde entier, stimule le progrès, suscite l'évolution".

Libé
Jeudi 27 Décembre 2012

Lu 600 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs