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La question féminine au cœur des valeurs de la social-démocratie

Un débat de haute facture signé OSFI




S’il y a un sujet qui mérite d’être abordé avec pertinence, c’est bien celui de la question féminine. Les femmes ittihadies en sont conscientes. Dans un monde en perpétuelles mutations et marqué par un déclin des valeurs des Lumières et une montée fulgurante des idées de l’extrême droite, la question féminine est à revisiter à plus d’un titre. Un débat a été initié, fin de la semaine dernière, par l’Organisation socialiste des femmes en vue de mettre la lumière sur le sujet.
Tenue au siège central du parti à  Rabat, cette conférence, modérée par Khadouj Slassi, secrétaire générale de l’Organisation socialiste des femmes, a ouvert la question féminine sur les perspectives de la social-démocratie. Il fallait donc braquer les projecteurs sur les valeurs de la social-démocratie, à l’initiative de la présidente de l’Internationale socialiste des femmes, Ouafaa Hajji. Pour elle, l’Organisation socialiste des femmes itthadies constitue bien l’avenir de l’USFP dans la mesure où elle force la voix de la modernité et de la lutte pour les valeurs d’égalité et de parité, ainsi que le changement des mentalités envers les femmes.
La liberté ou la libération reste, dit-elle,  l’une des valeurs consacrées dans l’histoire de la social-démocratie. Elle a trait notamment au respect de la liberté individuelle et collective et l’ensemble des droits humains. Par ricochet, de la liberté, en lien avec les questions de l’éducation, de la formation et de l’enseignement, découlent d’autres principes tels que la solidarité, l’intérêt général, ainsi que la dignité à même de permettre à tout un chacun de contribuer à la prise de décision et au choix du mode de vie.
La justice sociale, selon la première femme de la social-démocratie dans le monde, est bien la seconde valeur essentielle, dans la mesure où elle permet certainement de contribuer à l’édification d’une société juste, à la faveur d’une répartition des richesses et sans distorsions majeures et où les institutions et la valeur du dialogue s’érigent en démarche fondatrice d’une société solidaire. Le tout, ajoute Mme Hajji, ne peut être mis en application de manière efficiente sans l’apport  d’une démocratie participative dans laquelle l’individu ressent sa présence capitalisée et sa contribution appréciée au cours des différentes phases de prise de décision. Les valeurs du savoir et de la modernité permettent certainement l’éclosion d’une vision et d’une manière d’être compatibles avec les principes de la social-démocratie.
Ce n’est malheureusement pas sans problèmes, explique la présidente de l’Internationale socialiste des femmes, puisque le monde actuel connaît de plus en plus l’envahissement de valeurs de l’extrême droite prônant la haine, la peur, le rejet de l’autre et l’incitation au racisme et à la discrimination, chose que sont parvenues à éviter les expériences des organisations des femmes social-démocrates en Amérique latine.
Dans la même optique, Abdelhamid Jmahri, membre du Bureau politique de l’USFP, a précisé que la question féminine n’est pas uniquement un défi essentiel pour les forces populaires, mais aussi un challenge de toute une société éprise de dignité, de liberté et de démocratie réelle. Rappelant l’enjeu politique au Royaume à l’aube de l’indépendance pour le partage du pouvoir, Jmahri a souligné que les valeurs défendues par l’USFP à l’époque, à savoir la répartition des richesses, la souveraineté populaire et la justice sociale et qui étaient considérées comme des idées «importées», sont devenues actuellement le credo de toute une société, ce qui est en soi un  triomphe de la lutte menée par le parti.
Pour sa part, l’académicienne Fatna  Serhane n’a pas manqué de souligner le rôle majeur des lois dans le progrès et le changement des mentalités masculines stéréotypées, dans un contexte culturel déterminé, mettant en garde contre les tentatives de certains milieux qui souhaitent mettre fin aux acquis du mouvement féminin et aux valeurs de la social-démocratie. Selon l’intervenante, le rôle de l’académicien est de soulever les questions épineuses que se pose la société; les oulémas, quant à eux, sont appelés à en trouver les solutions appropriées.

M.E
Mercredi 29 Mars 2017

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