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“La protection du patrimoine et son recensement” au coeur du Festival national de la musique andalouse

Le festival tend à promouvoir et pérenniser ce genre musical hautement authentique.




La capitale spirituelle accueille, du 5 au 12 mars courant,
la 21èmeédition du  Festival national de la musique andalouse, sous le thème «La protection du patrimoine et son recensement».
Il s’agit d’un événement culturel d’envergure organisé chaque année par la commune urbaine de Fès, dans le cadre
d’une série de grands festivals destinés
à perpétuer l’ensemble de notre patrimoine
culturel immatériel.



La musique andalouse est un art musical d'origine médiévale, il est introduit, pour la première fois au Maroc, par les Morisques lors de leur exode de la Péninsule ibérique. Dès lors, il est resté vivace dans notre culture et a toujours connu un développement fulgurant. Aujourd’hui, cette tradition orale qui nous est parvenue par transmission de maître à élève risque de périr à cause de l’uniformisation culturelle, ce qui incite à déployer plus d’efforts pour lui assurer une continuité. Dans cette optique, Essaïd Ben Amer, chef de la division culturelle et des relations internationales à la commune urbaine de Fès, nous indique qu’afin de «pérenniser cette tradition ancestrale fort enracinée dans le paysage socioculturel de tous les Marocains, la commune urbaine organise chaque année  le Festival national de la musique andalouse (FNMA)». Et de poursuivre: «Nous œuvrons à sauvegarder et promouvoir cet art patrimonial séculaire par le biais de ce festival qui comprend aussi bien des soirées artistiques que des débats scientifiques».   
Fès, berceau de la musique arabo-andalouse, invite, par ailleurs,   son public, dans le cadre du FNMA à goûter aux délices de ce patrimoine raffiné, œuvre savante composée d'un brassage entre la musique arabe venue d'Orient, la musique afro-amazighe et celle pratiquée en Espagne. A cet effet, le comité d’organisation a concocté pour le grand bonheur du public un programme aussi riche que varié, il prévoit lors de cette édition étalée sur huit jours un large éventail d’activités artistiques et culturelles, notamment un colloque, des tables-rondes, des ateliers d’initiation au profit des enfants et des néophytes de la musique andalouse, en plus des soirées artistiques où se produiront des orchestres marocains de renom.
Ainsi, ils seront, entre autres, invités à marquer cet événement grandiose, l’orchestre Rabat-Salé de la musique Ala, l’orchestre des amateurs de la musique andalouse de Casablanca, l’orchestre Al Assala de Meknès, l’orchestre Mohammed Arbi Tamsamani et l’orchestre feu Brihi. Dans la foulée, la soirée d’ouverture sera inaugurée par la troupe Es-salam, tandis que celle de clôture sera animée conjointement par l’orchestre feu Abdelkrim Raïs  et l’orchestre Amine Dobi en compagnie de Bahae Rounda et Ahmed Birou.
Notons par ailleurs que la Fondation des trois cultures de la Méditerranée a récemment annoncé le lancement d'un projet visant l'inscription de la  musique arabo-andalouse sur la liste du Patrimoine immatériel de l'humanité de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco). Un manifeste en appui à cette candidature a été rendu public à Séville (Sud de l'Espagne) à l'occasion d'un concert de musique arabo-andalouse animé par les chanteuses marocaine Samira Kadiri, tunisienne Dorsaf Hamdani et algérienne Lamia Maâdini, dans le cadre d'un forum sur la diversité culturelle organisé par la Fondation. "Le projet d'inscription de la musique arabo-andalouse sur la liste du Patrimoine immatériel de l'humanité permettra de ressusciter les  valeurs qui ont marqué de leur sceau les relations entre l'islam, le judaïsme et le christianisme à l'époque d'Al-Andalous", lit-on dans ce manifeste. Ce projet favorisera, selon le même document, le renforcement des relations entre les praticiens de cette musique dans les pays concernés, ainsi que l'émergence d'un cadre adéquat de dialogue, de cohabitation et de paix. Sanae Allam, chargée du programme de la culture au Bureau de l'Unesco-Maghreb à Rabat, s'est félicitée de l'initiative prise par la Fondation des trois cultures qui a lancé un projet visant l'inscription sur la  liste de l'organisation onusienne d'un volet important du patrimoine culturel immatériel de l'humanité partagé par quatre pays, en l’occurence le Maroc, l'Algérie, la Tunisie et l'Espagne.
Par Nour-Eddine Oulabbes

 

Jeudi 3 Mars 2016

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