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La musique pop devient de plus en plus mélancolique




La musique pop devient de plus en plus mélancolique
Selon deux chercheurs américains, les grands tubes de la musique pop auraient de plus en plus tendance ces dernières années, à emprunter des tonalités plus mélancoliques.
Des refrains joyeux pour mettre un peu d’entrain, des airs mélancoliques pour les moments pensifs… La musique pop rythme, de toute évidence, nos émotions. A l’instar de la télévision, la littérature ou nos consommations, elle représente pour les chercheurs une véritable base de données sociologiques qui permettent de mieux comprendre notre esprit et nos valeurs.
Deux chercheurs, E. Glenn Schellenberg et Christian von Scheve, se sont ainsi penchés sur les derniers tubes à succès qui ont bercé l’existence des Américains au cours des cinq dernières décennies. Ils ont étudié les musiques des tubes qui ont intégré le Top 100. Leur objectif ? Identifier l’évolution du paysage pop musical, depuis 1960 en relation avec les sentiments des auditeurs. Selon les scientifiques, deux facteurs musicaux déterminent l’empreinte émotionnelle d’une chanson : le tempo (rapide ou lent) et le mode (majeur ou mineur). Aussi, les chansons entrainantes sont généralement écrites en mode majeur dans un tempo rapide et les chansons plus tristes vont vers des tonalités mineures et un tempo plus lent.
Les résultats de l’étude menée par E. Glenn Schellenberg et Christian von Scheve, mettent en évidence de manière flagrante, un changement de mode de majeur à mineur sur les chansons populaires sorties au cours des dernières décennies. Plus concrètement, dans les années 1960, 85% des chansons ont été écrites dans une tonalité majeure, contre seulement 40% actuellement. En d’autres termes, la musique est passée de quelque chose de simple et joyeux à quelque chose de plus compliqué. Toutefois, si les mélodies des vieilles chansons semblent plus enjouées que celles d’aujourd’hui, cela ne signifie pas nécessairement que les paroles le sont. Mais ce n’est pas tout puisque les chercheurs ont également noté une baisse du tempo au fil du temps. En analysant le battement par minute (BPM) de chaque chanson, ils ont constaté une baisse caractéristique passant de 116 BPM en moyenne dans les années 1960 à 100 BPM dans les années 2000. Fait intéressant, les coups de cœur des Américains vont actuellement vers des chansons “émotionnellement ambiguës”, à savoir composées en mode mineur avec un tempo rapide ou au contraire des chansons de tonalité majeure très lentes.
Cette tendance peut s’expliquer selon les scientifiques par le consumérisme et l’individualisme des auditeurs qui poussent leurs attentes vers un choix plus large de chansons, leur permettant également de satisfaire la “sophistication de leur goût”.

Maxisciences
Vendredi 23 Novembre 2012

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