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La jeunesse, le cadet des soucis du gouvernement Benkirane


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La jeunesse, le cadet des soucis du gouvernement Benkirane
 
A l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse (12 août), il n’est pas superflu d’encourager la promotion de l’engagement civique de cette frange sociétale surtout au Maroc. 
C’est donc une louable initiative que celle prise par France Volontaires, le Programme des volontaires des Nations unies (VNU) au Maroc, l’Association Initiative urbaine et la Fondation éducation pour l’emploi (EFE), qui organisent, ce samedi de 9h30 à 18h30 à Casablanca, un mini-chantier et un café-volontariat. L’occasion propice de valoriser le rôle des jeunes dans le développement de leurs communautés.
Au Maroc, les jeunes représentent plus de 30 % de la population totale. Malgré leur énergie et leur potentiel capital pour le développement de notre pays, cette jeunesse est encore loin d’être considérée comme une priorité et encore moins comme partie prenante dans le développement. D’aucuns savent que la panacée miraculeuse pour cette frange de la société marocaine n’existe pas. Quoique des difficultés puissent être surmontées en essayant, at least, d’être à l’écoute de ces jeunes mal dans leur peau et surtout d’identifier leurs desiderata. La triste vérité est que certains problèmes demeurent occultés… Et s’amplifient. Et si ces organisateurs ne peuvent pas se substituer aux pouvoirs publics appelés justement à agir sur le terrain, il n’est pas moins vrai que des opérations de sensibilisation ont le double mérite de briser le silence et de cibler les actions à entreprendre. Cette initiative permettra au moins de lever le voile sur des aspects relevant encore du domaine du latent. Comme, par exemple, comment endiguer la violence de nos jeunes en réaction au désespoir, à l’inexistence de perspectives à l’horizon ainsi qu’au problème des diplômés chômeurs, qui soit dit en passant, sont arrivés entre le deuxième trimestre de 2013 et celui de cette année au nombre de 1.114.000 et, pour couronner le tout, un taux de chômage passant de 9,4% à 10,2%?
Abdelilah Benkirane et son team ne se bousculent pas, en tout cas, au portillon pour remédier à une situation dangereuse qui suscite de l’indignement, certes, mais aussi de l’effroi du côté des Marocains qui craignent l’imprévisibilité comportementale des jeunes. En effet, dans sa livraison du 4 août dernier, le quotidien Le Monde a publié un article intitulé : «Le Maroc se fait peur avec sa jeunesse» fustigeant, pêle-mêle, violence, style vestimentaire et comportements agressifs de plusieurs de nos jeunes, constatés sur les différents stades mais aussi dans les rues. Et d’ajouter : «Ces bandes qui sèment la terreur dans la population» ! Ressuscitant, le phénomène Tcharmil au Maroc qui prend de plus en plus d’ampleur sur Internet (pour les néophytes, le Tcharmil évoque non seulement la déliquescence des mœurs et des valeurs mais aussi le fait de s’attaquer ou de “tcharmiliser” n’importe qui, n’importe quand et n’importe où), l’écrit ne fait que revenir sur une réalité patente. Nul besoin de se leurrer donc. Dans la foulée, la journaliste explique, par ailleurs, que : «des garçons comme ça, il y en a partout dans le monde, avec un net penchant pour les stades de football. Et à Casablanca, on les trouve surtout dans les commissariats… ». Cette publication française met ainsi le doigt sur une situation qui n’est ni un effet de miroir ni un hologramme.
La jeunesse marocaine est vraiment désespérée jusqu’au tréfonds. Des jeunes diplômés chômeurs grévistes aux jeunes oisifs drogués sans diplômes en passant par les voleurs à la petite semaine sont en passe de devenir des bandits de grands chemins, nos pouvoirs politiques ont matière à faire, mais comme rien ne se fait, on dirait que c’est vraiment coton pour eux.
Si les pouvoirs politiques, pour ne pas les nommer, avaient trouvé des occupations à la jeunesse, l’on estime que la débandade aurait été fortement amoindrie. La sécurité publique ne doit pas être non plus le parent pauvre des missions principales qui reposent sur les épaules des pouvoirs publics. Ces derniers, diront certains, sont de grands adeptes de la sourde oreille et adoptent la politique de l’autruche face à la montée de l’insécurité au Maroc, à défaut de créer des postes d’emploi. De quoi meubler le temps de certains fauteurs de troubles «gérables» pour les faire rentrer  dans les rangs !
 

Meyssoune Belmaza
Samedi 9 Août 2014

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