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La génération Obama




La génération Obama

Utopique il y a cinquante ans. Impossible il y a seulement quatre ans. Les Américains, avides de changement, ont choisi Barack Obama. « Yes we can », répétaient à l’envi les supporters du démocrate. L’élection de Barack Obama est forcément historique. Une nouvelle ère semble s’ouvrir pour les Etats-Unis et, par extension, le monde occidental, une ère post-raciale. Dès son élection, d’aucuns parlaient de « génération Obama », preuve qu’il y aura un avant et un après 4 novembre 2008. Mais la tâche s’annonce ardue pour le 44ème président américain et les dossiers sensibles se multiplient. Crise, chômage croissant, carences du système de santé, guerres d’Irak et d’Afghanistan, réchauffement climatique... Il faudra y ajouter le conflit israélo-palestinien. Mais les attentes sont trop grandes, les espoirs trop importants. Barack Obama deviendra officiellement président le 20 janvier 2009.
A priori, il devrait être plus réservé que son prédécesseur dans son soutien à Israël. Mais la nomination de Hillary Clinton au département d’État pourrait contrebalancer cette inclination.
Lui qui rêvait sans doute de prendre son temps, de consacrer toutes ses forces à redresser l’économie chancelante, avant de s’attaquer progressivement à une redéfinition profonde des relations de l’Amérique avec le reste du monde, sera vite rattrapé par la réalité du Moyen-Orient compliqué. Forcé de se plonger, depuis Hawaï où il prend un repos mérité, sur les inextricables casse-tête qui s’emboîtent pour faire du conflit israélo-palestinien une question sur laquelle tant de présidents américains se sont brûlé les ailes.
Alors que l’offensive aérienne israélienne continue sans relâche, et qu’une entrée des troupes terrestres à Gaza n’est pas exclue par Tsahal, le président élu sera en partie jugé sur sa capacité à dessiner une sortie de crise. Pour l’heure, la question est reportée à l’après-20 janvier, ses conseillers ayant expliqué qu’il ne pouvait y avoir qu’«un président à la fois », manière de signifier qu’il revient à l’Administration Bush de gérer l’urgence.
Mais l’heure de vérité des capacités d’Obama à «changer» l’ordre des choses approche. «Cela pourrait bien être le premier défi majeur de sa présidence», dit Michael Falcone, éditorialiste au «New York Times». L’arrivée à la présidence des États-Unis d’un métis a suscité une attente de changement immense chez les alliés et les ennemis de l’Amérique.
L’Administration Bush est très critiquée pour avoir délaissé le conflit israélo-palestinien, au profit de la guerre en Irak et de son projet ensablé de démocratisation du Moyen-Orient. Très favorable à Israël, elle s’est investie tardivement sur le dossier, avec l’initiative de paix d’Annapolis lancée par Condoleezza Rice l’an dernier. Depuis ce week-end, ce récent effort est réduit à néant.

Libe libe
Vendredi 2 Janvier 2009

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