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La Russie rejette les accusations américaines contre la Syrie

Un chef d'état-major limogé par le Conseil militaire supérieur




La Russie rejette les accusations américaines contre la Syrie
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a rejeté lundi les accusations de son homologue américain John Kerry selon lequel la Russie avait empêché jusqu'à présent une issue négociée en Syrie en soutenant le régime.
 "Tout ce que nous avons promis (pour un règlement de la crise syrienne), nous l'avons fait", a déclaré Sergueï Lavrov.
 "Premièrement, nous travaillons chaque jour avec les autorités syriennes, et deuxièmement les chiffres montrent clairement que ce n'est pas le régime qui crée le plus de problèmes mais les terroristes et les groupes terroristes qui se sont multipliés dans toute la Syrie et qui n'obéissent à aucune structure politique", a ajouté le ministre.
Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a accusé lundi la Russie d'avoir de facto favorisé "la surenchère" du président syrien Bachar al-Assad après l'échec des négociations de Genève destinées à mettre fin à trois ans d'un conflit meurtrier.
Par ailleurs, le chef d'état-major d'une importante coalition rebelle syrienne soutenue par l'Occident a été limogé après la multiplication des revers face aux troupes du régime et la montée en puissance de groupes islamistes et jihadistes dans le conflit.
 Sur le terrain, des combats acharnés se déroulaient aux abords du fief rebelle de Yabroud près de Damas, alors que les violences risquent de redoubler après l'échec d'un deuxième round de négociations de paix sur fond de tensions renouvelées entre Russes et Américains.
 Après l'avancée des troupes du régime de Bachar al-Assad ces derniers mois, le Conseil militaire supérieur (CMS) qui chapeaute l'Armée syrienne libre (ASL) a annoncé le limogeage du chef d'état-major Idriss et son remplacement par le général de brigade Abdelilah al-Bachir, un déserteur.
 Il a invoqué dans un communiqué "la paralysie au sein de l'état-major" de l'ALS, première coalition rebelle formée lors de la militarisation de la révolte, et "les difficultés que rencontre la révolution syrienne" face au régime.
 Selon une source de l'opposition, le principal reproche fait au général Idriss, nommé en décembre 2012, est "la mauvaise distribution des armes" en plus "d'erreurs dans les combats".
 Le timing est crucial car ce changement pourrait se traduire par de nouvelles livraisons de matériel militaire pour les rebelles de l'ASL, notamment après l'échec des négociations de paix à Genève.
 Soutenue par l'Occident et considérée comme la rébellion "modérée", l'ALS a été affaiblie par les divisions et prise de vitesse par des groupes jihadistes et d'autres coalitions rebelles.

AFP
Mardi 18 Février 2014

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