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La Koutla à l’heure des réformes politiques




Circonscriptions plus larges, recours au vote par CIN, liste nationale de femmes et de cadres

Les composantes de la Koutla s’apprêtent à présenter un mémorandum commun relatif aux lois électorales. Elles sont toutes convaincues du rôle que doit jouer ce bloc politique dans la prochaine étape, notamment en matière des réformes politiques. L’objectif étant une meilleure mise en œuvre du nouveau texte constitutionnel approuvé lors du référendum du 1er juillet. Les partis du Progrès et du socialisme (PPS), de l’Istiqlal (PI) et de l’Union socialiste des forces populaires projettent ainsi de faire marche commune pour l’avenir.
Forts de leur histoire, de leur crédibilité et de leur expérience d’action commune, ainsi que du respect dont elles jouissent auprès des populations, les composantes de la Koutla entendent exercer un « forcing » politique pour parer à toute dépravation électorale. Des circonscriptions plus larges, un certain seuil de suffrages, le recours au vote par la carte d’identité nationale et une liste nationale de cadres politiques et de femmes, sont les points essentiels qui meubleront le mémorandum en question.
Selon des sources concordantes, les réunions qui se succèdent dans ce sens ont permis de dégager des points communs, d’autres restent encore sur la table des discussions. Membre du Bureau politique de l’USFP, Habib El Malki indique qu’il s’agit d’une « démarche de concertation qui s’inscrit dans l’optique de donner aux réformes politiques un rôle majeur dans la mise en œuvre de la nouvelle Constitution ». Et d’ajouter que les partis de la Koutla sont les plus à même de faire prévaloir un nouvel état d’esprit, afin de réussir les prochaines élections législatives. Pour le leader ittihadi, « le mémorandum prévu devrait relever tout ce qui pourrait garantir des élections propres et transparentes ». La volonté de rompre avec les dérives du passé est bien manifeste chez les membres de la Koutla. Amin Sbihi, membre du Bureau politique du PPS, le souligne grandement et estime que ce corps politique pourrait même être ouvert à d’autres composantes politiques et civiles.
« Seuls des partis crédibles et porteurs d’espoir peuvent combattre ces pratiques d’une part et contribuer à l’édification d’un champ politique respectueux des normes démocratiques », dit-il, avant d’ajouter  qu’un mémorandum commun « aura un impact énorme sur la mouture présentée par le ministère de l’Intérieur et sur le citoyen, de telle manière à barrer la route aux énergumènes qui persistent sur la scène politique. Et d’expliquer que face aux idées, thèses politiques, projets de société, conviction et mobilisation politique, ces énergumènes reposent sur le poids de l’argent, ce qui fausse totalement l’opération électorale et produit, ipso facto, des élites fragiles et désintéréssées de la chose politique et l’intérêt général.
Il serait, selon le dirigeant du parti du Livre, inadmissible de voter encore par des cartes d’électeurs, ou de conserver les mêmes circonscriptions électorales, la nouvelle situation politique qu’impose la nouvelle Constitution devrait être marquée par l’adoption de mesures de confiance. Ainsi, il est impératif, selon lui, d’adopter la  liste nationale de cadres et de femmes et le vote par CIN en plus d’une convocation, afin de faire face aux réseaux de dépravation et d’intérêts qui n’ont d’autres moyens que l’argent.
Même son de cloche au sein du parti du Premier ministre. Abdellah Bakkali, membre du Bureau politique du PI, assure que « le mémorandum ne devrait être que le prélude à une coordination de longue haleine, portant sur toutes les étapes de cette marche commune vers les réformes politiques. « Le mode de scrutin actuel profite plutôt aux notabilités, d’où la nécessité de larges circonscriptions et une liste d’une centaine de femmes et hommes, dans la perspective d’élever le niveau du débat et d’apporter la force législative requise au sein de la Chambre des représentants du Parlement », fait-il noter. Les composantes de la Koutla semblent déterminées donc à propulser une alliance stratégique qui définit d’avance ses trajectoires et ses finalités.

Mustapha Elouizi
Jeudi 21 Juillet 2011

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