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La FIFEL dénonce la pression de lobbies européens sur la tomate marocaine




La FIFEL dénonce la pression de lobbies européens sur la tomate marocaine
Décidément, plus rien ne semble marcher pour la tomate marocaine. Après la décision du Parlement européen d’imposer un nouveau système des prix d’entrée des fruits et légumes sur le marché européen, voilà que la tomate marocaine subit la pression des lobbies européens, lance-t-on à la Fédération interprofessionnelle marocaine de production et d’exportation des fruits et légumes (FIFEL). Plus d’un mois après la décision du Parlement européen, des alertes sanitaires, française et tchèque, ont été lancées, il y a quelques jours, faisant état d’«intoxication due à la consommation de tomates cerises importées du Maroc». Bien que les analyses effectuées par les autorités françaises sur les lots incriminés n’aient découvert aucune non-conformité, le produit semble piétiner sur les marchés européens, confient des professionnels à Libé. Conséquences de ces deux alertes, des marchandises retournées par les consommateurs européens et une levée de boucliers contre le produit marocain, lequel est, ces jours-ci, sévèrement critiqué en Europe, selon les mêmes producteurs exportateurs. 
Secouée par ces dernières alertes mettant en cause la tomate marocaine, la FIFEL monte au créneau et proteste contre les accusations européennes. « Les échantillons des tomates cerises marocaines du lot concerné qui ont été analysés par les autorités sanitaires françaises ne présentent aucune trace d'une quelconque matière pouvant occasionner des intoxications ou indigestions et se révèlent conformes aux normes européennes», déclare à Libé Omar Mounir, vice-président de la Fédération. Il ajoute, catégorique, qu’«il n’y a aucun produit incriminé qui se vend actuellement ni sur le marché marocain ni sur le marché européen. Et en tant que producteurs exportateurs marocains, nous assumons notre responsabilité sur cette question».  Les autorités sanitaires marocaines, a-t-il précisé, «ont procédé, également en parallèle, aux prélèvements de tomates sur le site de production et les parcelles identifiées objet de la notification». Ces résultats rejoignent donc, selon le même producteur, « ceux des autorités françaises qui ne révèlent aucune non-conformité ». Et notre interlocuteur de poursuivre que le département d’Aziz Akhennouch a annoncé dans un communiqué, il y a un jour, que «  les alertes en question ne confirment aucun lieu de cause à effet». Dans ce même ordre d’idées, le vice-président de la FIFEL affirme que «tous les produits exportés sont soumis à un système de traçabilité très fiable». «Tous nos produits sont certifiés, et nous défions les Européens qui mettent en cause la tomate cerise marocaine de prouver le contraire», lance-t-il, non sans colère. 
Dans un communiqué diffusé, ce jeudi 22 mai, par la FIFEL – et dont Libé détient copie- la Fédération se dit étonnée par le communiqué de la Tchèquie «sur l’incrimination de la tomate cerise, provenant du Maroc dans l’intoxication de quelques consommateurs français». «Notre pays est doté d'un système de contrôle des plus fiables constitué des structures ayant pour mission de veiller sur la réglementation, le contrôle, les analyses et le suivi de l’export. A savoir l’Etablissement autonome de contrôle et de coordination des exportations (EACCE) et l'Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) », lit-on dans le communiqué de la Fédération. Laquelle hausse le ton et proteste contre les lobbies européens. «  Ces lobbies sortent régulièrement des arguments pour expliquer ces montées en créneau contre la tomate marocaine. C’est une situation inadmissible qui nuit aux produits marocains. La tomate marocaine subit encore une fois la pression des lobbies européens, qui semblent en fait loin de mettre un terme à leur lobbying anti-Maroc», insiste le vice-président de la FIFEL. Pour notre interlocuteur, qui ne mâche pas ses mots, « la polémique qu’il y a actuellement sur la tomate cerise marocaine n’est donc qu’une simple propagande contre les produits marocains. Il y a un lobby qui choisi  le moment opporteur, c'est-à-dire le moment où le parlement européen vient d’annoncer un nouveau système d’entrée des produits marocains sur le marché européen ».
La dernière polémique sur la tomate cerise marocaine n'est guère une première dans les annales de l'histoire des accusations contre un produit marocain. Cela rappelle une autre alerte sanitaire sur le concombre marocain, ayant également fait, dans un passé récent, couler beaucoup d'encre. Ce qui a causé, selon le même professionnel, « des pertes économiques énormes et d'irréparables préjudices et dégâts non seulement pour le voisin mais pour bien d'autres avant que l'énigme soit élucidée. Ceci pour découvrir en fin de compte que le problème était ailleurs ». Le produit marocain risque-t-il de vivre la même saga navrante avec la mise en garde de la Tchéquie contre la tomate cerise marocaine? 

Naîma Cherii
Samedi 24 Mai 2014

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