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L’homme préhistorique peignait mieux que les artistes d’aujourd’hui




L’homme préhistorique peignait mieux que les artistes d’aujourd’hui
Depuis le XIXe siècle, de nombreux artistes se sont appliqués à représenter des animaux en mouvement : chien sautillant, cheval galopant, chat en fuite. Les exemples ne manquent pas pour évoquer ces œuvres inspirées entre autres des travaux du photographe britannique Eadweard Muybridge qui a, vers 1880, décomposé et étudié la démarche des quadrupèdes. Mais, bien avant eux, nos ancêtres du Paléolithique peignaient eux aussi, sur les parois des cavernes, la faune qui évoluait autour d’eux.
On est ainsi en droit de se poser une question cruciale : qui a le mieux réussi à rendre le mouvement des animaux ? Devant l’aspect primitif de certaines peintures laissées par nos ancêtres, la plupart seraient tentés de répondre, sans surprise, que les artistes contemporains ont fait preuve de davantage de fidélité et d’exactitude. Pourtant, ce ne serait pas le cas, selon une étude menée par Gabor Horvath, de l’Université Eotvos à Budapest (Hongrie). Publiés le 5 décembre sur PLoS ONE, ces travaux indiquent que c’est au contraire les hommes préhistoriques qui ont le mieux relevé le défi.
Pour arriver à cette conclusion, Gabor Horvath et ses collègues ont examiné, d’une part, les œuvres pariétales de plusieurs grottes comme celle de Lascaux et, d’autre part, des tableaux et statues modernes représentant des animaux en mouvement. Pour chacun, les chercheurs ont estimé la qualité de chaque production en termes d’exactitude anatomique et ont ainsi pu évaluer le taux d’erreur.
Un taux d’erreur inférieur dans les œuvres de nos ancêtres
Comme l’explique l’étude, ils ont alors abouti à des estimations plutôt parlantes : le taux d’erreur est de 83,5% dans les œuvres ‘modernes’ datant d’avant les recherches d’Eadweard Muybridge (en 1887) et de 57,9% dans celles réalisées après ces (salutaires) recherches. Mais le taux d’erreur est de seulement… 46,2 % dans les représentations préhistoriques !  Nos ancêtres, les premiers Homo sapiens à s’exprimer par l’art, étaient donc vraiment talentueux et très probablement dotés d’une grande capacité d’observation qui leur permettait de représenter avec plus d’exactitude le monde qui les entourait.

Maxisciences
Samedi 15 Décembre 2012

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