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L’étonnante décision de la Société Royale d’encouragement du cheval : Des chevaux de race condamnés à l’abattoir




L’étonnante décision de la Société Royale d’encouragement du cheval : Des chevaux de race condamnés à l’abattoir
SOREC. Pour ceux, néophytes, qui auraient quelque mal à décrypter ce sigle, c’est de la Société Royale d’encouragement du cheval qu’il s’agit. De par la dénomination, on ne peut donc ne pas s’attendre à autre chose qu’à de l’encouragement et donc, à la promotion de la race équine dans toute sa noblesse. Soit : sauf que ladite SOREC vient d’accoucher d’une décision qui ferait du meilleur étalon le pire des canassons. Ce qui n’était, osait-on croire, qu’une bien triste rumeur, s’est malheureusement avéré de manière officielle.
Ladite SOREC a tout bonnement, tout bêtement, serait-on tenté d’ajouter, décidé de supprimer purement et simplement la vingtaine de courses programmées, chaque année, et concernant la catégorie anglo-arabe de mères anglo-arabe  importées ».
Et de préciser que désormais : «les Anglo-arabe importés ne sont plus autorisés à participer aux programmes de l’Anglo-arabe au même titre que les Anglo-arabe nés et élevés inscrits au stud book marocain et issus de mères anglo-arabe importées ». Et comme unique argument, ladite SOREC avance que cela avait été « demandé et validé par les membres de (son) bureau ». Trop léger. La suite nous apprendra que ces honorables membres ont pris leur trop surprenante décision lors de « réunions de préparation de contrat-programme ».
Justification qui ne fait que pousser l’ire de bon nombre d’éleveurs et de propriétaires de chevaux à son  extrême. L’argument du contrat-programme tombe  à l’eau dès lors que l’on apprend que ce prétendu contrat-programme, si arbitrairement évoqué, n’a pas encore été signé ou paraphé par les premiers concernés, les professionnels ou leurs représentants en l’occurrence, ni par les pouvoirs publics, sachant qu’il ne peut y  avoir de contrat-programme sans l’implication de l’Etat.
Toujours est-il  que cette décision, combien impromptue, prend de court, puisque applicable dès 2013, des éleveurs qui se voient défavorisés par rapport à d’autres. Mieux encore, pire plutôt, l’année qui s’achève a connu l’organisation de ventes aux enchères de ces mêmes chevaux aujourd’hui incriminés. Le tout au vu et au su de cette même SOREC qui, de surcroît, a chapeauté l’opération. Vous avez dit délit d’initié ? On aurait du mal à trouver un autre qualifiant.
Difficile de ne pas voir en cette  trop malheureuse décision une condamnation au carnage des chevaux Anglo-arabe nés-élevés au Maroc dont le seul « crime » est d’être issus de mères Anglo-arabe importées. Direction les abattoirs donc.
Ce n’est sûrement pas fait pour honorer la Société Royale d’encouragement du cheval. Propriétaires et éleveurs n’ont pas perdu tout espoir et osent toujours souhaiter qu’elle ait une attitude Royale et qu’elle prenne des décisions mieux inspirées allant dans le sens de la promotion du cheval, ce qui sera, à coup sûr, apprécié par tous les amoureux du cheval dans notre pays.

K. Mountassir
Lundi 24 Décembre 2012

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