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L’étau algérien se resserre autour des Sahraouis

Des détenteurs de titres de voyage délivrés par le Polisario empêchés de quitter le territoire




Rien ne pouvait présager que l’Algérie ne reconnaîtrait plus, un jour, les documents de voyage émis par la prétendue république pour la reconnaissance de laquelle son trésor dépense plus qu’il ne le fait pour le bien-être du peuple algérien.
Ignorant qu’il était plus facile d’entrer en Algérie que d’en sortir, 11 jeunes Sahraouis, résidant en Espagne venus passer leurs vacances avec leurs familles dans les camps de Tindouf, se sont vite trouvés pris au piège. Munis de leurs «passeports» établis par le prétendu gouvernement de Rabouni, ils se sont présentés à l’embarcadère du port d’Al Ghazaouet, où ils avaient débarqué sans problème à l’arrivée, pour se voir signifier que les services des douanes ne reconnaissaient pas leurs titres de voyage puisqu’émis par un pays inexistant.
C’est un paradoxe que les jeunes Sahraouis n’arrivèrent pas à comprendre. Ceci d’autant plus que pour les jeunes nés dans les camps, comme d’ailleurs pour les moins jeunes, l’Algérie, qui a créé la pseudo- Rasd et qui a été  le premier pays à la reconnaître, ne peut pas, du jour au lendemain, déclarer non valables les documents émis  par cette même soi-disant république.
En novembre dernier, 85 Sahraouis qui voulaient quitter ce même port à destination d’Almeria en Espagne en ont été empêchés pour les mêmes raisons. Les douaniers algériens avaient également nié l’existence de la prétendue république en déclarant les documents qu’elle a établis comme nuls et non avenus.
Il convient, par ailleurs, de rappeler que le nombre de pays qui acceptent ce genre de titres de voyage factices se réduit comme une peau de chagrin. En septembre 2014, l’Espagne avait, en effet, décidé de ne plus reconnaître les pièces d’identité délivrées par la prétendue RASD.
L’administration et les services frontaliers et aéroportuaires espagnols exigent depuis lors des Sahraouis en provenance des camps de Tindouf ou d’autres pays, d’être munis de documents des pays voisins (Algérie, Mauritanie) ou de prouver qu’ils sont apatrides.
La décision qui concerne également les Sahraouis déjà installés de manière régulière ou irrégulière sur le territoire espagnol a été dictée par les nombreux rapports des services de renseignements occidentaux assurant que les camps de Tindouf sont devenus le berceau du terrorisme dans la région sahélo-saharienne.
Il convient également de rappeler que certains habitants privilégiés des camps de Tindouf sont munis de passeports délivrés par la fantomatique RASD, mais que ces documents n’étaient toutefois valables qu’en Algérie et sur les territoires du petit nombre de pays qui sont affidés à ses ouailles séparatistes. Ce qui ne semble plus être le cas au regard des derniers évènements.

Ahmadou El-Katab
Mercredi 30 Décembre 2015

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