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L’état de santé de Bouteflika se dégrade de nouveau

L’Algérie dans l’expectative




L’état de santé de Bouteflika se dégrade de nouveau
Un retour à la case 
départ qui suscite moult doutes quant à la convocation du corps électoral vendredi 
et qui rend la présidentielle incertaine
 
Le président Bouteflika, au pouvoir en Algérie depuis 1999 est, à la veille d’achever son troisième mandat, retourné, lundi ou dimanche c’est selon, à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris pour une visite médicale routinière de contrôle d’après un communiqué de la présidence où il y séjournera jusqu’à ce vendredi. Le communiqué qui se voulait rassurant quant à la santé du président algérien et qui affirmait que son état général s'améliorait «sûrement et de façon progressive» n’aura pas convaincu outre mesure. En effet, il se dit dans son entourage, malgré les quelques décisions prises en son nom et deux sorties médiatiques, que sa santé s’était tellement détériorée de façon notoire et qu’il n’arrivait même pas à reconnaître des membres de son gouvernement.
Victime d’un AVC en avril dernier, le chef d’Etat algérien avait été hospitalisé dans ce même hôpital du Val-de-Grâce du 27 avril jusqu’au 16 juillet 2013. Transféré par la suite dans une institution spécialisée dans la prise en charge du grand handicap, (les Invalides), où il était resté jusqu’à la fin de son séjour hospitalier en France. Les conséquences de l’AVC l’avaient en plus de l’affaiblir, limité dans ses fonctions qu’il n’assurait plus normalement et depuis son retour en Algérie, il y a de cela huit mois, il était resté cloîtré en période de convalescence sans jamais gouverner. 
Bouteflika depuis son attaque cérébrale, n'avait plus jamais repris la parole en public et était apparu hagard et extrêmement affaibli à la télé lors de la signature de la loi de Finances 2014 en fin d’année dernière. Une apparition qui, du reste, avait coûté au directeur de la TV algérienne son poste pour n’avoir pas donné à la population l’image d’un président bien portant. Bien plus un pantin aux mains des militaires algériens qu’un président depuis son AVC, la seule certitude dans la ‘’débouteflikisation’’ de l’Algérie et la fin de règne d’un président par défaut, ce sont les convoitises de tous bords à présider aux destinées d’El Mouradia. En effet, ils sont légion à se bousculer au portillon, dès lors que le candidat favori n’est presque plus. Depuis les lèche-bottes à ceux qui n’ont ni la bénédiction ni la sympathie du DRS ou de l’armée, la lutte à la succession au sommet du pouvoir est farouche. 
Et si d’un côté Ali Benflis fait déjà figure d’épouvantail, il devrait cependant et auquel cas, composer avec les vrais proprios de l’Algérie, les militaires. 
D’ailleurs ces derniers n’ont guère attendu longtemps pour se préparer à l’après Bouteflika. Les chefs des six régions militaires ou le haut-commandement de l'Armée nationale populaire, se sont réunis en urgence le soi-disant jour du départ de Bouteflika pour la France, histoire d’examiner tous les scénarios possibles et imaginables afin de pallier la « crise ».
Le Premier ministre Abdelmalek Sellal, autre candidat à la succession de « Boutef », pour sa part, sillonne le pays, campagne oblige, en bon messager et à l’écoute des doléances d’une population plus préoccupée par un quotidien difficile que par la réélection d’un système politique militarisé et répressif et ce, quel qu’en soit le vainqueur. En attendant, l’hospitalisation de Bouteflika laisse planer l’incertitude quant à la tenue de l’élection présidentielle, car candidat à sa propre succession ou pas, Bouteflika devait conduire, le jour de son éventuelle sortie du Val-de-Grâce, à la convocation du corps électoral, un prélude à une bataille présidentielle si convoitée.  

Mohamed Jaouad Kanabi
Jeudi 16 Janvier 2014

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