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L'enquête se poursuit après une attaque meurtrière à Marseille

241 personnes tuées dans des attentats en France depuis 2015




L'enquête se poursuit après une attaque meurtrière à Marseille
 L'enquête sur l'attaque au couteau à Marseille (sud-est de la France) revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique, et qui a coûté la vie dimanche à deux jeunes femmes, se concentrait lundi matin sur le profil de l'assaillant aux multiples identités.
Les deux victimes sont deux cousines de 20 ans et l'une d'elle est originaire de la région lyonnaise, selon des sources proches du dossier. L'une faisait ses études de médecine à Marseille et l'autre, sa cousine, était venue lui rendre visite pour le week-end.
Ce double meurtre porte à 241 le nombre de personnes tuées dans des attentats en France depuis 2015.
Le groupe EI a revendiqué l'attaque dimanche soir, dans un communiqué diffusé par son agence de propagande Amaq et relayé par le centre américain de surveillance des sites jihadistes, SITE.
Les investigations du parquet antiterroriste de Paris doivent permettre de préciser le profil et l'itinéraire de l'auteur de l'attaque, qui a crié "Allah Akbar" selon des témoins.
Le procureur de Paris devait tenir une conférence de presse hier.
Juste après les deux meurtres, l'assaillant a été abattu par des militaires du dispositif Sentinelle (mis en place après les attentats de janvier 2015, ndr) alors qu'il "courait" vers eux, selon le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. Une dizaine d'auditions de témoins ont été menées dès dimanche.
"J'ai entendu crier et une personne s'est effondrée", a raconté dimanche Mélanie Petit, une étudiante de 18 ans qui attendait une correspondance à Saint-Charles. "J'ai entendu crier +Allah Akbar+, et j'ai vu un homme vêtu tout en noir, il me semble", a-t-elle décrit à l'AFP lors d'un entretien téléphonique.
Selon de premiers éléments de l'enquête, l'agresseur est de nationalité tunisienne mais des vérifications supplémentaires sont en cours.
L'agresseur n'avait "pas de papiers sur lui", mais a été identifié grâce à ses empreintes digitales. Il était connu des services de police sous huit identités différentes, pour diverses infractions de droit commun: infractions sur la législation au droit des étrangers, vol a l'étalage, port d'arme prohibé, notamment. Le fait le plus ancien recensé le concernant remonte à 2005, selon une source proche de l'enquête.
Son comportement a été qualifié "d'étrange" par le ministre de l'Intérieur, au vu des bandes de vidéo-surveillance: il "commence par commettre (son) crime sur une première personne, s'enfuit, puis revient sur ses pas pour tuer la seconde personne". "C'est un élément d'interrogation", a souligné M. Collomb sur place, gare Saint-Charles.
"Profondément indigné par cet acte barbare, en peine avec les familles et les proches des victimes de Marseille", a tweeté dimanche le président de la République Emmanuel Macron. La ministre des Armées Florence Parly a salué le "professionnalisme" des militaires qui ont abattu l'agresseur.
Ce nouvel attentat intervient deux jours avant le vote à l'Assemblée nationale d'un projet de loi antiterroriste controversé qui vise à transposer dans le droit commun certaines mesures de l'état d'urgence instauré par l'ancien gouvernement socialiste après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris (130 morts).
Lundi devait s’ouvrir par ailleurs le procès pour complicité du frère de Mohamed Merah, qui avait tué en mars 2012 sept personnes dont trois enfants d'une école juive à Toulouse (sud-ouest) et dans ses environs.
Depuis, la France a été frappée à de multiples reprises, notamment en janvier 2015 (17 morts) lors d’une attaque contre le journal satirique Charlie Hebdo et une épicerie juive.
Le groupe sunnite radical EI, en pleine déroute en Irak et en Syrie où il avait proclamé un califat en 2014, continue de menacer la France de représailles pour sa participation à la coalition militaire internationale dans ces deux pays.

Mardi 3 Octobre 2017

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